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Mohamed Morsi écope encore une fois de la prison à vie. Une quatrième condamnation pour l'ancien Président égyptien, depuis sa destitution par le général al-Sissi en 2013. Cette fois, il comparaissait pour espionnage, mais son incarcération devrait être limitée en réalité à 25 ans. Premier chef de l'Etat élu démocratiquement dans le pays, il a déjà été condamné à mort pour des évasions massives de prison, à la prison à perpétuité pour espionnage au profit du Hamas, mais aussi à 20 ans de prison pour les violentes répressions policières pendant son mandat. La confrérie des frères musulmans, qu'il dirigeait, est devenue illégale, et ses partisans ont fait l'objet de nombreuses d'arrestations. Egypte: l'ex-président Mohamed Morsi de nouveau condamné à la prison à vie https://t.co/PwjUylLUVb pic.twitter.com/2vIJTk1ULn- L'Express (@LEXPRESS) 18 juin 2016 Ici, Mohamed Morsi était accusé d'avoir volé et livré des 'documents relevant de la sécurité nationale' au Qatar, un état proche de son mouvement. Parmi les dix autres personnes accusées dans cette affaire, six ont été condamnées à la peine de mort, dont trois journalistes, absents lors du procès.
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La deuxième phase des législatives se tient en Egypte jusqu'à ce soir, pour élire les députés de 13 provinces sur 27. La première avait mobilisé moins d'un quart des électeurs. Et pour cause : cette élection est jouée d'avance. La totalité des partis en lice et des candidats dits indépendants ont affirmé leur soutien, voire leur allégeance au président Sissi. Le prochain Parlement risque donc de n'être qu'une chambre d'enregistrement de ses décisions. Dimanche, peu d'électeurs se sont déplacés. 'Je suis venu voter pour le bien de notre pays et pour le futur des jeunes, pour vivre en sécurité et dans la stabilité, j'espère que notre pays ne va pas s'effondrer et qu'il restera fort', déclare tout de même une électrice. 'J'espère que ce Parlement sera différent des précédents, et j'espère qu'on obtiendra un changement positif dans notre pays à travers la coopération entre les générations, et que le peuple sera heureux', veut croire un jeune Egyptien. Les Frères musulmans, décrétés 'organisation terroriste', ne peuvent pas participer au scrutin. Le désintérêt des Egyptiens s'explique par la lassitude : pas moins de quatre élections et trois référendums se sont tenus depuis 2011. 'De nombreux défis attendent le prochain parlement, en premier lieu l'éradication de la faim et de la pauvreté, mais aussi l'amélioration des services de base pour les citoyens égyptiens, qui attendent toujours la réalisation des objectifs de leur révolution débutée il y a près de quatre ans', souligne notre correspondant au Caire Mohammed Shaikhibrahim.
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Après avoir passé trois ans sans parlement, les Egyptiens votent pour élire leurs nouveaux députés, mais personne n'est dupe. En l'absence de toute opposition, ce sera le parlement du président al-Sissi. Et la majorité s'en accommode, sacrifiant volontier le pluralisme pour ne plus replonger dans le chaos. ' Après tout ce que nous avons traversé, nous devons tous nous unir, dit une femme. Même si nous ne sommes pas d'accord sur le reste, on ne peut pas s'opposer sur le sort de l'Egypte. ' Depuis la destitution du président démocratiquement élu Mohamed Morsi et l'anéantissement des Frères musulmans, Abdel Fattah al-Sissi règne en maître sur le pays, et le Parlement qui sortira de ces élections devrait lui être inféodé. Tous les candidats, toutes les coalitions en lice soutiennent l'ex-chef de l'armée. Les élections se déroulent ces dimanche et lundi dans 14 des 27 provinces et s'achèveront le 2 décembre. 596 députés constitueront ce nouveau parlement. Avec AFP
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Les affiches électorales ont envahi les rues de Gizeh et de l'ensemble des villes d'Egypte. Le pays, sans parlement depuis trois ans, organise ses premières élections législatives depuis le renversement de Mohamed Morsi en juillet 2013. La moitié des électeurs est appelé aux urnes ce dimanche, l'autre moitié sera convoquée les 22 et 23 novembre. L'opposition, réprimée depuis deux ans, sera quasiment absente du scrutin - la confrérie des Frères Musulmans a été interdite - et la très grande majorité des candidats est acquise à la cause du président al-Sissi. Samedi, l'ex-chef de l'armée a réclamé 'une forte participation', alors que les expatriés commençaient à voter. Afifa Ahmed Mohammed, une électrice expatriée à Dubaï, dit vouloir 'avant tout la stabilité' dans son pays. 'C'est tout ce qui compte', dit-elle. 'L'Egypte a suffisamment souffert. Elle mérite ce qu'il y a de mieux'. Le nouveau parlement, composé de 596 députés, devrait fonctionner comme une chambre d'enregistrement des décisions du président al-Sissi. D'après Amnesty International, entre 16 000 et 40 000 personnes ont été emprisonnées arbitrairement en Egypte depuis son arrivée au pouvoir.
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Le ministre égyptien des Antiquités a annoncé que l'Egypte s'attendait faire 'la découverte du XXIe siècle' dans le tombeau du pharaon Toutankhamon. Il s'attend à y découvrir, grâce à des radars sophistiqués, une chambre secrète où reposerait la momie de la légendaire reine Néfertiti, d'une autre épouse d'Akhenaton ou de sa fille.
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L'ensemble du gouvernement égyptien démissionne. La décision a été annoncée après la visite du Premier ministre Ibrahim Mahlab à la présidence de la République. Des rumeurs couraient sur la démission du gouvernement depuis le limogeage et l'arrestation dans la foulée, ce lundi, du ministre de l'Agriculture Salah Helal. Il est soupçonné avec son chef de cabinet d'avoir reçu des pots-de-vin d'un homme d'affaire en échange de la légalisation de terrains appartenant à l'Etat. Le président égyptien Abdel Fatah al-Sissi a confié ce samedi à Chérif Ismaïl, le ministre du Pétrole, la mission de former un nouveau gouvernement. Ibrahim Mahlab, un cacique du parti de l'ancien raïs Hosnii Moubarak,avait été nommé à la tête du gouvernement au début de l'année 2014. Ce changement de gouvernement intervient à un peu plus d'un mois des élections législatives, prévues le 17 octobre. Avec AFP
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'Taxi Rose', c'est le nom du premier service de taxi réservé exclusivement aux femmes en Egypte. Dans un pays qui enregistre un taux élevé de harcèlement sexuel, c'est une manière, selon la directrice de la société, d'assurer la sécurité des passagers, mais aussi celle des conductrices. 'Cette toute nouvelle idée s'inspire des besoins de la société, et en Egypte, nous avons besoin d'un service de transport sûr pour les Égyptiennes. En fait, pas seulement pour les Égyptiennes, mais aussi les étrangères et les femmes arabes, les femmes en général', explique Reem Fawzy. 'Violences domestiques, violences publiques et violences d'État contre les femmes en Egypte : le cercle infernal', le dernier rapport d'Amnesty International donne le ton sur la condition des femmes en Egypte considéré comme le pire pays pour ces dernières dans le monde arabe. Au-delà d'un service, les 'Taxi Rose ', c'est aussi une façon de dénoncer ces violences de manière pacifique. Tout est encadré, les conductrices reçoivent une formation spécifique et les passagères sont en confiance. 'C'est intime et sécurisé. La passagère n'est pas anxieuse comme avec un homme ou si elle se déplace à une heure tardive. Elle est conduite par une femme comme elle ce qui la met en confiance', dit chauffeuse de taxi. 'C'est une idée novatrice qui me plaît beaucoup. Je sens que les filles ont décidé de se prendre en main. Bien sûr, la société, la société égyptienne, rejettera toujours les nouvelles idées et ne comprend pas de telles initiatives, mais elle s'y habituera et je suis sûre que Taxi Rose réussira', ajoute une passagère. Outre une formation technique, la société 'Taxi Rose' dit aussi préparer psychologiquement ses employées à affronter la société. Les conductrices reçoivent donc également, par mesure de sécurité, des cours d'auto, mais défense cette fois-ci.
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Les ennuis judiciaires continuent pour Hosni Moubarak. Le président de la Cour de cassation a annoncé que l'ancien chef d'Etat égyptien sera finalement rejugé, le 5 novembre. Cette cour vient d'annuler la décision de blanchir Hosni Moubarak des accusations de complicité dans le meurtre de 846 manifestants pendant le printemps arabe. Le marathon judiciaire commence en juin 2012. Premier épisode : l'ex-Raïs est condamné en première instance à la prison à vie pour complicité dans le meurtre de ces manifestants. Deuxième épisode en novembre 2014, un autre tribunal ordonne finalement l'abandon des accusations. Après le rebondissement d'aujourd'hui, on attend le troisième épisode pour l'automne. La révolte populaire de 2011 avait conduit à la chute de Hosni Moubarak, après 30 ans de pouvoir. L'ex-raìs, aujourd'hui 87 ans, est très affaibli.
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Les réactions se multiplient, au lendemain de la condamnation à mort de Mohamed Morsi par un tribunal égyptien. Aux Etats-Unis, le département d'Etat se dit 'très préoccupé' par cette décision prononcée à l'encontre de l'ancien président égyptien. En Europe, l'Allemagne a tenu à réaffirmer son opposition à la peine de mort. Et dans les rangs des Frères Musulmans, la sanction aussi ne passe pas, comme pour Amr Darrag, ancien ministre de Mohamed Morsi et membre de la confrérie. 'Nous devons mettre la communauté internationale devant ses responsabilités', explique-t-il, 'que ce soit pour faire partie de la conspiration contre la Révolution en Egypte, pour être contre la voie de la démocratie, ou au contraire qu'elle soutienne le sursaut démocratique dans le pays et le régime actuel, parce ce que si ce verdict est appliqué, ce sera la fin de la démocratie en Egypte'. ' La position du gouvernement allemand de s'opposer à la peine de mort, et qui est aussi la mienne, n'a pas changé', affirme Frank-Walter Steinmeier, ministre allemand des affaires étrangères. 'Je l'ai dit au cours de mon déplacement en Egypte, que l'on attend de la justice qu'elle agisse conformément à la loi et à l'ordre, et pas en fonction de considérations politiques'.
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Au Caire, un tribunal de première instance vient de condamner Mohamed Morsi à la peine capitale. Les magistrats devaient juger des faits d'évasion collective et de violence, qui remontaient à la révolte de 2011. Ils ont aussi condamné à mort une centaine d'autres personnes, parmi lesquels des dignitaires de la confrérie des Frères Musulmans, des membres du Hamas palestinien et du Hezbollah libanais. Cette décision doit être encore approuvée par le grand mufti d'Egypte. Les condamnés pourraient ensuite faire appel. Mohamed Morsi a déjà été condamné à 20 ans de prison il y a trois semaines dans un premier procès pour la répression brutale des manifestations au cours de son mandat, qui n'aura duré qu'un an. Premier chef d'Etat élu démocratiquement en Egypte, Mohamed Morsi a été destitué par l'armée il y a deux ans, sous le commandement du général Abdel Fatah Al Sissi, élu depuis à la tête du pays. Un ancien du gouvernement Morsi, Amr Darrag, a dénoncé la décision du tribunal. Il demandé à la communauté internationale d'intervenir pour que l'ancien président échappe à cette condamnation.
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Le gouvernement égyptien a présenté un projet de construction pharaonique pour la modique somme de 45 milliards de dollars. Une nouvelle cité sera construite dans un triangle compris entre Le Caire et les villes côtières de Suez et Aïn Soukhna, dans un délai de cinq à sept ans. 'Cette ville dépendra dans une large mesure d'énergie renouvelable. 90 kilomètres carrés seront couverts de panneaux solaires, de centrales électriques solaires, pour alimenter la ville. Nous parlons d'une capitale mondiale, notre vision est de faire dans la très haute qualité' a déclaré le ministre du logement, Mostafa Madbouli, lors de la conférence internationale sur l'investissement à Charm el-Cheikh. En plus de bâtiments gouvernementaux et de missions diplomatiques, la nouvelle capitale abritera plus d'1,1 million de logements. La construction de cette future cité devrait désengorger Le Caire. La métropole compte aujourd'hui environ 20 millions d'habitants, mais sa population devrait doubler dans les 40 ans à venir.
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Une conférence internationale pour venir en aide à l'Egypte. Elle a lieu en ce moment à Charm el-Cheikh à l'invitation du président Al-Sissi, et dès la première journée, trois puissances du Golfe, l'Arabie Saoudite, le Koweït et les Emirats Arabes Unis, ont promis douze milliards de dollars en aides et investissements. Une conférence qui pourrait aussi confirmer le poids stratégique de l'Egypte sur la scène du Moyen Orient, en témoigne la visite au dernier moment du Secrétaire d'Etat américain John kerry. Le Caire espère ramener son déficit budgétaire à 10% du PIB à l'horizon 2018-2019 et passer d'une croissance de 2% à 4%. L'ambassadeur de Côte d'Ivoire en Egypte : 'Nous espérons le meilleur avec cette conférence, pour l'Egypte, pour qu'elle devienne un pays majeur et joue un rôle prépondérant en Afrique'. Amr Alkakhe, président du groupe de presse Alnahar : 'Cette conférence nous donne beaucoup de confiance, de la confiance dont nous avons besoin, et nous espérons que toutes ces promesses deviendront réalité'. Notre correspondant au Caire, Mohammed Shaïkhibrahim : 'L'Egypte attache beaucoup d'espoir à cette conférence, surtout vu le nombre impressionnant de projets économiques discutés ici. Le Caire attend sa révolution économique'.
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Quelques Égyptiens ayant participé au soulèvement populaire en 2011 qui a conduit au départ d'Hosni Moubarak, étaient à l'extérieur du tribunal ce samedi pour suivre l'énoncé du verdict. Certains ont perdu des proches lors de la révolution. Alors forcément, le jugement rendu a de quoi nourrir leur amertume, leur rancoeur et leur colère. 'C'est injuste, lâche Samir, lui-même blessé lors des événements place Tahrir. On n'attendait pas ça de la justice égyptienne. On ne méritait pas un tel verdict, 4 ans après le soulèvement. Cela ne fait même pas 4 ans...' 'Tout ça revient à dire qu'on a eu tort de descendre dans la rue il y a 4 ans, commente pour sa part, Nermine. C'est comme si on n'aurait pas dû manifester et défendre nos droits... Eux, là, ils sont acquittés ! Et les martyrs de la révolution ? Qui c'est qui les a tués ?' Et pendant que les opposants à Hosni Moubarak dénoncent un verdict 'injuste', ses supporteurs saluent la décision du tribunal. Parmi eux, Yasser Mohamed. 'Merci mon Dieu pour ce verdict, lance-t-il. Enfin, il est fait justice à Moubarak. C'en est fini du complot révolutionnaire de janvier 2011 !' 'Bravo au juge, ajoute une femme, un peu plus loin. Et félicitations au président Moubarak, qui souffre depuis 4 ans. Grâce à Dieu, la justice a été rendue et la vérité a éclaté. Il faut maintenant lui rendre les honneurs.' En 2011, les manifestations ont duré dix-huit jours, essentiellement sur la place Tahrir au Caire. Les affrontements avec la police ont fait officiellement 846 morts.
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Comme pour les pharaons, une malédiction se serait-elle abattue sur l'Égypte ces trois dernières années ? Il traverse en tout cas, une période d'instabilité politique et de graves difficultés économiques. Le pays envisage de lever l'équivalent d'1,2 milliard d'euros sur les marchés obligataires internationaux. Le Koweït pourrait aussi lui fournir une aide financière alors qu'il vient de signer un projet d'accord de coopération avec le Caire. Selon le ministre égyptien des Finances, son gouvernement est ouvert à différentes sources de financements en fonction de ses besoins, qu'ils proviennent d'investisseurs étrangers ou même d'un prêt du Fonds monétaire international. Par ailleurs, des réformes controversées ont été menées dans le pays, notamment une baisse des subventions en faveur de l'énergie et des hausses d'impôts et de taxes dans le but de juguler l'important déficit de l'État. De plus, une piste est envisagée pour stimuler l'économie - en l'occurrence, une voie d'eau - : la construction d'un deuxième canal de Suez qui permettra de faire passer de plus gros navires et de réduire les délais d'attente. Des contrats ont été accordés à six entreprises étrangères. Les autorités égyptiennes ambitionnent d'achever les travaux en août prochain. En attendant, l'agence Moody's a relevé la perspective d'évolution de la note de l'Égypte, de 'négative' à 'stable' saluant entre autres, une certaine stabilisation politique. Illustration de cette confiance nouvelle parmi les investisseurs : la Bourse du Caire a progressé de 12 % au cours des trois derniers mois. Pour avoir un éclairage sur ce sujet, nous avons interrogé Nour Eldeen Al-Hammoury qui s'occupe de stratégie des marchés chez ADS Securities à Abu Dhabi. Daleen Hassan, euronews : 'Le marché des actions égyptiennes s'est bien comporté récemment. Qu'en sera-t-il à long terme ?' Nour Eldeen Al-Hammoury d'ADS Securities : 'Les résultats à long terme reposent principalement sur les perspectives économiques du pays. Récemment, on a entendu des inquiétudes sur la situation de l'économie après l'entrée en fonctions du nouveau président ; on a constaté certaines évolutions. Mais on a aussi vu que des projets étaient envisagés comme le canal de Suez. L'indice égyptien EGX 30 s'est repris de manière significative la semaine dernière en passant de 8 500 à 9 400 points. Tout le monde pourra se rendre compte qu'un niveau proche du record est atteint. Donc on pense qu'à long terme, le pays continuera d'être attractif puisque de plus en plus de projets y voient le jour et que son secteur bancaire reste solide et intéressant sur les marchés financiers.' Daleen Hassan : 'Lever des fonds sur les marchés obligataires, financer le projet du canal de Suez... Ce sont des engagements exigeants pour un pays dont l'économie est faible et dont le déficit budgétaire représente 10 % du PIB : l'Égypte peut-elle relever ces défis ?' Nour Eldeen Al-Hammoury : 'Les défis étaient là au début de la révolution. Pour autant, la situation s'est bien améliorée dans le pays, en particulier depuis les nombreuses mesures d'austérité du gouvernement. Malgré le fait que le projet du canal est immense, les Égyptiens ont largement répondu à la demande de souscription. Amélioration aussi malgré la situation actuelle de l'emprunt : l'Égypte emprunte depuis longtemps - ce n'est pas un grand motif d'inquiétude -. Il ne faut pas oublier que les pays du Golfe injectent beaucoup de liquidités en Égypte et dans les projets qui y sont menés. Donc il ne faut pas s'inquiéter à long terme du niveau d'endettement et de la note de l'Égypte. Il y a quelques semaines, des agences de notation ont relevé de 'négative' à 'stable' la perspective de la note du pays. C'est une autre raison pour laquelle les investisseurs sont incités à retrouver la confiance. Donc on ne pense pas qu'à long terme, l'Égypte sera frappée si durement même si les choses vont se faire progressivement et si il y a un ralentissement, il restera limité.'
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Une partie du Sinaï égyptien soumise à l'état d'urgence pour les trois prochains mois. Cette décision a été prise par le président Abdel Fattah al-Sissi suite à l'attentat le plus meurtrier de ces derniers mois contre les forces de sécurité. Une attaque suicide à la voiture piégée qui a fait au moins trente morts et 29 blessés. Tous des soldats. 'Il a fallu des fonds étrangers pour pouvoir exécuter une telle opération contre l'armée égyptienne. (...) L'objectif est de casser l'Egypte, de casser la volonté de l'armée égyptienne qui est la colonne vertébrale du pays', a lancé le président al-Sissi. L'attaque de vendredi a visé un barrage militaire au nord-ouest d'Al-Arich, dans la province du Nord-Sinaï. Outre l'état d'urgence, Le Caire a décidé de fermer indéfiniment le point de passage de Rafah avec la bande de Gaza. Les violences contre les forces de sécurité sont fréquentes dans le Sinaï. Des groupes jihadistes affirment vouloir venger la répression dont ont été victimes les partisans des frères musulmans et du président Mohammed Morsi après le renversement de ce dernier, en juillet 2013.
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' Moi, Hosni Moubarak, qui me trouve devant vous aujourd'hui, n'ai pas du tout ordonné le meurtre de manifestants ni que le sang d'Égyptiens soit versé'. C'était ce mercredi au tribunal du Caire, où l'ancien raïs comparaît en appel pour complicité de meurtre de manifestants lors de la révolution de 2011. Moubarak, qui a pris longuement la parole, a rejeté toutes les accusations portées contre lui et s'est même félicité de se son bilan après trente ans de présidence. Dans les cafés du Caire, ils étaient nombreux à l'écouter. Certains estiment que sa place n'est pas dans un tribunal. 'Le président Moubarak ne mérite pas ce qu'il lui arrive aujourd'hui, dit cet Égyptien. On peut dire que c'est un patriote de première classe. On lui est reconnaissant d'avoir dirigé une armée qui a été capable de protéger cette nation de tous les ennemis.'' D'autres ont moins de compassion et estiment que la chute de Moubarak, consécutive à la révolution du 25 janvier, a marqué un tournant en Égypte. 'Je ne veux pas qu'on efface la révolution du 25 janvier, dit cet homme, elle nous a permis d'ouvrir des portes, elle m'a permis de vous parler aujourd'hui et de vous donner mon opinion en totale liberté.'' La justice égyptienne rendra son verdict le 27 septembre. Lors de son premier procès, Hosni Moubarak avait été condamné à la prison à perpétuité.
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Le président al.Sissi a inauguré hier le site d'un chantier prévu de longue date mais mis à mal par l'instabilité du pays ces dernières années. Ancien chef d'état-major, il a précisé que l'armée serait responsable du projet. Le nouveau canal devrait mesurer 72 km et devrait être opérationnel dans cinq ans. Coût total : plus de 4 milliards de dollars pour continuer à relier la mer Rouge à la Méditerranée, mais en augmentant le transit qui rapporte chaque année près de 5 milliards de dollars. Ce chantier fait partie d'un projet bien plus vaste qui prévoit l'expansion du port et des installations commerciales de Suez. C'est aussi un coup de communication pour les investisseurs qui ont délaissé l'Égypte en raison de l'instabilité politique de ces dernières années.
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C'est le sujet du moment en Egypte : l'augmentation continue des prix de tous les biens et services. A l'origine de cette inflation, il y a la décision du gouvernement de couper ses aides à l'industrie pétrolière. Il en résulte une forte hausse du prix de l'essence utilisée pour transporter les produits. 'Nous ne pourrons pas supporter cela longtemps, confie un Cairote. Devons-nous aller dans la rue pour mendier ? Le gouvernement devrait nous aider et soutenir la production de denrées alimentaires.' Les autorités expliquent vouloir utiliser l'argent des aides pétrolières pour abonder le fond destiné à lutter contre la crise économique très sévère dans le pays depuis plusieurs années. 'La raison des prix élevés des fruits par exemple, c'est le prix élevé de l'essence, explique un commerçant. Par le passé, nous payions 80 livres pour transporter les denrées ici. Aujourd'hui nous payons environ 170 livres. Et cela entraîne aussi une augmentation de prix de la nourriture.' De plus en plus d'Egyptiens demandent au gouvernement d'imposer un contrôle des prix. Cette inflation touche toutes les classes sociales même si les plus bas revenus sont bien sûr touchés de plein fouet. 'La décision du gouvernement de supprimer les aides à l'industrie pétrolière était nécessaire pour réduire le déficit public. C'est en tout cas ce que disent les autorités, rapporte notre correspondant Mohammed Shaikhibrahim. Mais la question demeure : les Egyptiens pourront-ils vraiment et rapidement voir les effets positifs d'une telle mesure ?'
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Quatre bombes de faible puissance ont explosé à l'heure de pointe ce matin dans trois stations de métro de la capitale égyptienne. La police du Caire parle d'au moins deux blessés. Ces nouveaux attentats interviennent un mois après l'élection de l'ex-chef de l'armée, le général al-Sissi, qui mène une répression sanglante contre l'opposition islamiste. Le maréchal à la retraite dirige de facto le pays d'une main de fer depuis qu'il a destitué et fait emprisonner il y a un an l'islamiste Mohamed Morsi, premier président élu démocratiquement en Egypte. Les attentats, qui visaient essentiellement la police et l'armée, avaient cessé depuis un mois. Ils avaient été revendiqués par des groupes d'insurgés djihadistes disant s'inspirer d'Al-Qaïda, mais le pouvoir les attribue aux Frères musulmans, la confrérie islamiste de Mohamed Morsi, dont quasiment tous les dirigeants sont emprisonnés.
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La composition du nouveau gouvernement égyptien faisait la Une des journaux ce matin. Qu'attendent les Egyptiens de cette équipe rafraîchie ? Même si les organisations des droits de l'homme considèrent le régime du président al-Sissi plus répressif et autoritaire que celui de Moubarak, ils sont nombreux à le soutenir : 'C'est la première fois dans l'histoire de l'Egypte que nous voyons un gouvernement prêter serment à 7 heures du matin et qui commence à travailler le jour même, et c'est quelque chose de formidable!' 'Maintenant on se sent en sécurité, les gens ont repris le travail, on espère que tout ira mieux, il y a déjà une amélioration notable de notre vie.' Difficile trouver des anti al-Sissi dans les rues du Caire ou sur les sites touristiques, car ce qui semble importer désormais, c'est la sécurité. Personne ne mentionne ouvertement les centaines de Frères musulmans condamnés à mort ou l'ex-président Morsi. 'De nombreux analystes estiment qu'organiser la cérémonie d'investiture du gouvernement à 7 h du matin indique le sérieux de ce gouvernement et son engagement à travailler et à rattraper le temps perdu ces dernières années par les Egyptiens' nous explique notre correspondant au Caire, Mohammed Shaikhibrahim.
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Le harcèlement et le viol, cancer de la société égyptienne. C'est contre ce fléau que ces femmes manifestent au Caire. La dernière agression médiatisée est celle d'une jeune étudiante lors des célébrations pour l'investiture de M. Sissi. Elle a révolté le pays. Ici en Egypte, 99% des femmes disent avoir été abusées, à différents niveaux, comme Sabrin : 'Quand je m'apprétais à repartir, plusieurs jeunes m'ont attaqué, ils ont commencé à me coincer, j'ai dit à mon ami : 'protége moi des gars derrière, serre moi', explique Sabrin Abu Sabaa. Mais les hommes ont essayé de provoquer mon ami et d'enlever ses mains autour de mon corps, les mains des harceleurs étaient partout sur mon corps.' 'On est fatigué de tout ça, dit Nahawand Seri, une activiste, le problème vient de la culture, ce sont des cerveaux malades, nous avons fait une révolution politique, mais on a besoin d'une révolution intellectuelle.' Les rassemblements populaires, place Tahrir notamment, ont été le théatre d'agressions sexuelles, souvent très violentes. L'Egypte vient d'adopter sa toute première législation punissant spécifiquement le harcèlement sexuel. Treize hommes accusés d'avoir violé en réunion plusieurs femmes vont être traduits en justice, une première en Egypte. Ils risquent la prison à vie. 'Pour ces militantes, explique Mohammed notre correspondant, il faut combattre les racines du mal, la pauvreté, et l'analphabétisme entre autres.'
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Des milliers de personnes rassemblées à nouveau placeTahrir, le coeur symbolique de la révolte anti-Moubarak. Cette fois, ils célèbrent la victoire écrasante d'Abdel Fattah al-Sissi . L'ancien chef de l'armée, 59 ans, a remporté, à 97 % des voix les élections présidentielles. Un pourcentage à relativiser, compte-tenu du faible taux de participation, moins de 50 %, loin de ce qu'al-Sissi espèrait. Le nouveau président fait maintenant face à des défis de taille. Avec 82 millions d'habitants et un PIB de 192 milliards d'euros, l'Egypte, troisième plus grande économie du monde arabe voit son taux de chômage stagner au premier trimestre à 13,4 % dont 70 % sont des jeunes. Et un quart de sa population vit en dessous du seuil de pauvreté, avec moins de 2 dollars US par jour . Après trois ans de troubles, l'économie égyptienne est aujourd'hui au bord du goufre, malgré l'aide venue du Golfe et d'Amérique. Les réserves en devises ont fondu de moitié depuis 2011, les investissements étrangers se sont presque volatilisés. Le tourisme, l'un des piliers de l'économie, qui représente plus de 11 % du PIB, a payé le prix fort. Les revenus tirés de ce secteur-clé ont chuté. En outre, le pays est confronté à des coupures régulières d'électricité en raison de la hausse croissante de la consommation ( 8 % par an ), et des pénuries de carburant. Cette pénurie de gaz et de pétrole est aggravée par la production nationale stagnante, le manque d'investissement dans les infrastructures, dans un mauvais état chronique, à cause de l'instabilité politique. Al-Sissi, qui s'est présenté comme le garant de l'ordre, sait que sa tâche ne sera pas facile. Il doit faire face à ses adversaires - près de la moitié du pays - qui soutiennent encore Mohamed Morsi, renversé en juillet dernier. Le nouveau président peut néanmoins compter sur l'énorme soif de stabilité des Egyptiens. Soif, aussi de liberté et la justice sociale, c'est ce que réclamaient les manifestants au début de la révolution. Ils attendent toujours.
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Les Egyptiens seront un peu plus nombreux que prévu à se mobiliser pour cette seconde présidentielle depuis la chute de Moubarak en février 2011... Et pour cause : une troisième journée de vote a été ajoutée. S'agit-il ainsi de conforter la légitimité du candidat Sissi, qui vise un plébiscite? L'incitation à exercer son devoir civique n'a pourtant pas massivement convaincu. 'Pourquoi on irait voter alors qu'on sait déjà que c'est Sissi qui va gagner?', interroge, sceptique, Abdellah Ahmed, jeune cairote attablé dans un café. Un argument certainement partagé; de nombreux bureaux de vote étaient déserts ce mercredi matin dans la capitale. La prolongation du scrutin, officiellement décidée par la haute commission électorale, est par ailleurs contestée par les observateurs internationaux. 'Les décisions de dernière minute visant des modifications majeures de la procédure électorale devraient être motivées par des circonstances exceptionnelles, avance le responsable de Democracy Interntional Eric Bjornlund. Nos 86 observateurs disséminés sur le territoire égyptien n'ont rien vu qui nécessite de prolonger l'élection d'un troisième jour.' La commission électorale avait invoqué 'une vague de chaleur faisant que le plus nombre d'électeurs ne se déplacent que le soir'. C'est dans la fraîcheur que les égyptiens connaîtront ce mercredi soir les premiers résultats...de la participation.
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Les Egyptiens seront un peu plus nombreux que prévu à se mobiliser pour cette seconde présidentielle depuis la chute de Moubarak en février 2011... Et pour cause : une troisième journée de vote a été ajoutée. S'agit-il ainsi de conforter la légitimité du candidat Sissi, qui vise un plébiscite? L'incitation à exercer son devoir civique n'a pourtant pas massivement convaincu. 'Pourquoi on irait voter alors qu'on sait déjà que c'est Sissi qui va gagner?', interroge, sceptique, Abdellah Ahmed, jeune cairote attablé dans un café. Un argument certainement partagé; de nombreux bureaux de vote étaient déserts ce mercredi matin dans la capitale. La prolongation du scrutin, officiellement décidée par la haute commission électorale, est par ailleurs contestée par les observateurs internationaux. 'Les décisions de dernière minute visant des modifications majeures de la procédure électorale devraient être motivées par des circonstances exceptionnelles, avance le responsable de Democracy Interntional Eric Bjornlund. Nos 86 observateurs disséminés sur le territoire égyptien n'ont rien vu qui nécessite de prolonger l'élection d'un troisième jour.' La commission électorale avait invoqué 'une vague de chaleur faisant que le plus nombre d'électeurs ne se déplacent que le soir'. C'est dans la fraîcheur que les égyptiens connaîtront ce mercredi soir les premiers résultats...de la participation.
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Premier meeting de campagne avant la présidentielle pour Abdel Fattah al-Sissi en Égypte, ou plutôt pour ses partisans, car le principal intéressé n'était pas présent au Caire, peut-être pour...
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En Egypte, à trois semaines des élections présidentielles, le grand favori du scrutin s'est exprimé ce lundi à la télévision. Abdel Fattah al-Sissi, ancien chef de l'armée et homme fort du...
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Les portraits du maréchal a-Sissi sont déjà partout, au Caire. Et au lendemain de l’annonce de la candidature à la présidentielle du nouvel homme fort de l’Egypte, l’engouement ne devrait...
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La décision du maréchal al-Sissi, nouvel homme fort d’Egypte, est tout sauf une surprise : “Je me présente devant vous pour annoncer mon intention de me porter candidat à la présidence de...
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Ibrahim Mahlab succède à Hazem el Beblaoui au poste de Premier ministre aprés la démission du gouvernement lundi. Ministre du logement sortant, cet ingénieur en génie civil de formation, a...

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