Après François de Rugy et Jean-Vincent Placé, c’est au tour d’une autre figure du parti écologiste de claquer la porte.

L’hécatombe continue à Europe-Ecologie-Les Verts (EELV). Après les départs successifs de François de Rugy, coprésident du groupe écologiste à l’Assemblée, et de Jean-Vincent Placé, chef de file des sénateurs écologistes, c’est au tour du député Barbara Pompili.

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Quasiment un mois jour pour jour après ces deux départs, la coprésidente (avec François de Rugy) des Verts à l’Assemblée, officialise son départ dans Le Monde ce mercredi.

L’alliance avec le Front de gauche n’est pas passée

Barbara Pompili avait adhéré aux Verts il y a quinze ans, mais ne se reconnaît plus dans le parti écologiste d'aujourd’hui. "J’ai très mal vécu le choix qui a été fait par 274 militants de ma région d’une stratégie de division de la gauche, souligne-t-elle. Cette stratégie risque de nous orienter vers une victoire du Front national. Elle a été validée au niveau national par mon parti : j’en tire les conséquences. Je quitte EELV et je me mets en retrait des partis politiques."

Un parti où "l’expression d’une parole minoritaire est décrédibilisée et rejetée, selon elle. C’est très malsain comme ambiance et cela empire."

Elle ne rejoindra pas "Ecologistes !"

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Le député de la Somme explique "reprendre (sa) liberté pour pouvoir faire ce qui est juste et (se) consacrer à l’essentiel." Barbara Pompili indique qu’elle ne rejoindra pas, pour l’instant, la nouvelle structure créée par François de Rugy et Jean-Vincent Placé ("Ecologistes !") mais veut se consacrer à "empêcher une victoire de Marine Le Pen ou de la droite dure" dans le Nord-Pas-de-Calais-Picarde, durant les élections régionales de décembre.

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