Samedi, le nouveau Premier ministre a officiellement quitté sa fonction de maire du Havre qu'il occupait depuis 2010. Il laisserait derrière lui les comptes de la commune dans un mauvais état.

Un Premier ministre dépensier ? Selon Capital, Edouard Philippe aurait laissé les finances du Havre, en Seine-Maritime, ville dont il a été élu maire en 2010, atteindre un seuil d’endettement important. Le mensuel spécialisé dans les questions d'économie, aidé d’experts, a analysé les comptes de la commune havraise. Il y a observé de nombreuses dépenses suggérant que "la municipalité semble avoir vécu largement au-dessus de ses moyens ces dernières années".

Capital a listé les projets de grande ampleur menés par Edouard Philippe depuis son arrivée à la tête de la ville et de la communauté d’agglomération havraise. Parmi les nombreux investissements, la construction du stade Océan, achevée en 2012, les travaux dans le complexe aquatique des Bains des Docks en 2013 ainsi que la nouvelle ligne de tramway en service depuis 2012 ont considérablement pesés dans le budget. Depuis 2011, la dette du Havre a, elle, augmenté de… 32% !

Il fallait "rattraper le retard pris par la ville en matière d'équipements"

Une hausse inquiétante selon un expert en finances publiques, qui pourrait faire craindre une hausse des impôts locaux pour les habitants. "Le niveau d’endettement du Havre se rapproche dangereusement des seuils critiques fixés par Bercy, ce qui place Le Havre en très mauvaise position de santé financière par rapport aux autres villes de plus de 100.000 habitants”, a-t-il expliqué à Capital. Plusieurs décisions d’Edouard Philippe ont également été remises en question, comme celle du nouveau stade Océane qui n’a pas atteint ses objectifs d’accueil de spectateurs.

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Pour expliquer ses dépenses, la direction financière du Havre, interrogée par Capital, parle d’un besoin de renouvellement et de "rattraper le retard pris par la ville en matière d'équipements, suite à 30 ans de gestion communiste". Concernant la dette, elle a assuré au mensuel économique qu’elle ne faisait "l’objet d’aucun emprunt toxique". La municipalité du Havre a également parlé de son intention de ne pas toucher aux impôts et de réduire ses dépenses de fonctionnement.

En vidéo : Le Premier ministre Édouard Philippe dit au revoir à sa ville du Havre

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