DSK conseiller économique du gouvernement serbe, l’idée n’a pas emballé le Parti socialiste. Durant l’été, le PS a envoyé plusieurs émissaires à Belgrade pour tenter de dissuader la Serbie d’engager celui qui est désormais persona non grata. En vain.

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Retiré de la politique, Dominique Strauss-Kahn s’est reconverti dans le conseil financier. Il dispense désormais ses connaissances en matière d’économie aux gouvernements, grandes entreprises, et tous ceux qui lui en font la demande. « J'essaye comme je peux de remplir mon rôle et de donner des conseils les plus pertinents possible » déclarait-il sur CNN en juillet dernier. « Je suis content d’aider et j’aime ça ». Depuis le 16 septembre dernier, DSK met donc son savoir au service du gouvernement serbe en tant que conseiller économique. Une nomination qui n’a pas forcément été applaudie au PS.

« DSK est et restera un coureur de jupons »Dès le début de l’été, quand le bruit a commencé à courir que Belgrade envisageait d’embaucher Dominique Strauss-Kahn, le Parti socialiste a tenté à plusieurs reprises de dissuader le gouvernement serbe, rapporte l’AFP. Des émissaires du parti se sont ainsi rendu plusieurs fois en Serbie pour faire valoir leurs arguments. « Nous leur avons rappelé que DSK est et restera un coureur de jupons. Et que cet aspect de sa personnalité ne manquera pas d’avoir un effet sur leur image » indique l’un d’entre eux.

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Des « contrats très juteux » à préserver ?Des paroles qui n’ont visiblement pas eu l’effet escompté. Mais au-delà de l’image sulfureuse de DSK, les inquiétudes de la majorité semblaient un peu plus pragmatiques. Des « contrats très juteux » étaient en effet en cours à ce moment-là, selon les dires d’un officiel français, et la France craignait qu’ils ne tombent à l’eau.