La députée des Bouches-du-Rhône a été condamnée ce mardi, en appel, à quatre ans de prison, dont un ferme, et 100 000  euros d’amende. Aujourd’hui exclue du PS, elle a annoncé qu’elle allait se pourvoir en cassation.

L’affaire ne s’arrêtera pas là. C’est en tout cas ce qu’a annoncé Sylvie Andrieux après que la cour d’appel d’Aix-en-Provence a confirmé sa condamnation en première instance. Mardi, la justice a en effet condamné la députée des Bouches-du-Rhône à quatre ans de prison, dont un ferme, 100 000 euros d’amende et cinq ans d’inéligibilité. En première instance, elle avait écopé du même montant d’amende et de deux ans de moins de prison avec sursis.

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"On reste confiant"

Reconnue coupable de détournements de fondspublics à visée clientéliste, Sylvie Andrieux a d’ores et déjà fait savoir qu’elle comptait se pourvoir en cassation. "Elle fera valoir toute une série d’arguments qui n’ont pas été entendus par la cour", a en effet déclaré son avocat, Me Gaëtan di Marino, avant d’ajouter : "On reste confiant". Selon lui, "souvent la Cour de cassation dans ce type d’affaire envisage avec une grande sérénité les faits et le droit".

740 000 euros détournés ?

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L’affaire a démarré en 2007. Sylvie Andrieux était alors poursuivie aux côtés de 21 autres personnes pour avoir prétendument utilisé des associations fictives dans les quartiers nord de Marseille afin de détourner les subventions qui leur étaient destinées au profit de personnes l’ayant aidée à se faire élire députée. En tout, quelque 740 000 euros auraient été détournés.

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