En mai dernier, le déplacement en Gironde de Louis Aliot avait tourné au drame suite aux malveillances de trois jeunes militants. La Commission des conflits vient de sanctionner les perturbateurs.

Alors qu’il était en visite à Bordeaux en mai dernier, le vice-président du Front national et compagnon de Marine Le Pen, Louis Aliot, a été victime des mauvaises blagues de trois militants lors d’une conférence de presse organisée dans les locaux bordelais du parti. Convoqués fin octobre à la Commission des conflits à Nanterre, la sanction a été rude pour les trouble-fête a rapporté Metronews. Deux d’entre eux, Jean-David Eyquem, responsable du Front national de la Jeunesse en Gironde, et Jean-Baptiste Defrance, ex-tête de liste du parti aux municipales à Lormont, ont été exclus définitivement du parti. Le troisième, Damien Obrador, élu municipal à Cabanac-et-Villagrains, a quant à lui été suspendu pour un an.

Victime d'une mutinerie ?

Selon Bruno Gollnish, concurrent de Marine Le Pen à la présidence du parti, les trois hommes auraient fait des "plaisanteries de très mauvais goût pour déstabiliser Jacques Colombiers (le patron local du FN, ndlr)". En effet, les militants auraient dévissé les ampoules de la salle dans laquelle devait se tenir la réunion de Louis Aliot, puis disposé bien en évidence dans la bibliothèque attenante des ouvrages de Bruno Gollnish et de Jean-Claude Martinez, suspendu du FN en 2008 après s’être présenté face à Louis Aliot aux Européennes. Selon les informations relayées par Metronews, ils sont également soupçonnés d’avoir organisé l'arrivée imprévue de vieux militants frontistes aux idées antisémites et antimaçonniques. Pire encore, du laxatif aurait été déversé dans le vin servi pour l’occasion.

Selon Jacques Colombiers, "cela fait des mois que ces jeunes gens, très impatients, multiplient les critiques contre le bureau et contre les choix que nous faisons. Mais cette fois ils sont allés trop loin, c'était la goutte d'eau".

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Les perturbateurs n’ont pas souhaité s’exprimer sur le sujet, excepté Damien Obrador qui a démenti sur Twitter les propos de Colombiers. Quant à Louis Aliot, contacté par nos confrères, il préfère "attendre que la totalité de l’enquête sur cette affaire soit bouclée".

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mots-clés : Louis aliot, Gironde
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