A l’occasion de sa conférence de presse ce jeudi à 15 heures, l’ancienne ministre de l’Ecologie Delphine Batho est revenue sur son limogeage du gouvernement mardi. Elle a en effet déclaré à la presse n’avoir "commis ni faute, ni erreur mardi matin". Elle a par ailleurs évoqué que son éviction était liée à un conflit d’intérêt entre l’exécutif et la multinationale de l'énergie Vallourec.

Alors que Delphine Batho a annoncé mercredi qu’elle dirait "tout" de son limogeage ce jeudi lors d’une conférence de presse, l’ancienne ministre de l’Ecologie a réaffirmé sa position quant au budget 2014 qu’elle considère insuffisant pour l’écologie. l'ancienne membre du gouvernement a par ailleurs martelé qu’elle n’avait "commis ni faute, ni erreur mardi matin" lors de sa sortie médiatique dans la matinale de RTL.

Une allocution sans gueule de boisDelphine Batho a contesté la décision de limogeage de Jean-Marc Ayrault et François Hollande à son égard, la qualifiant de "disproportionnée". "Je n’ai jamais commis la moindre bourde, ni le moindre couac", a-t-elle ainsi déclaré. Elle n’a pas hésité à s’attaquer à "la collégialité gouvernementale" qui a servi de justification pour son éviction en affirmant qu’elle "est finie". "Je n'ai jamais manqué à la solidarité gouvernementale, y compris sur le budget", a-t-elle ainsi revendiqué.

L’exécutif au cœur d’un conflit d’intérêt ?Alors que Challenges a révélé mercredi que Delphine Batho aurait été poussée à la démission en raison du dossier du gaz de schiste, cette dernière a en effet directement fait référence au patron de Vallourec, leader mondial en tube pour pétrole et gaz. Le PDG du groupe serait en réalité le mari de la directrice de cabinet de l’Elysée. Un conflit d’intérêt se profilerait-il ainsi l’horizon ? Forte de cette révélation, l'ancienne ministre a réaffirmé la nécessité de "se mobiliser pour faire face aux forces financières".

Batho persiste et signeQuant à ses critiques sur le projet de loi de Finances de 2014, l’ancienne porte-parole de campagne de François Hollande campe sur ses positions. Elle a en effet demandé l’annulation de l’amputation du budget de l’Agence de l'Environnement et de la Maîtrise de l'Energie (ADEME) ainsi que l'augmentation à 50% de la part des investissements d’avenir consacrés à l’écologie et la transition énergétique. Elle a part ailleurs demandé à ses anciens collègue de mettre en place au plus vite une fiscalité écologique afin de ne pas tomber dans une "austérité (...) qui fait le lit du Front National".

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Dans sa déclaration, l’ex-ministre a également annoncé qu’elle resterait dans la majorité lorsqu'elle aura retrouvé son poste de député des Deux-Sèvres en cohérence avec son cheminement politique qu’elle n’a pas manqué de rappeler de manière exhaustive. Delphine Batho aura ainsi fait plus de vagues pour son éviction du gouvernement que pour son action en tant que ministre de l'Ecologie.

Retour sur son passage sur RTL :