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C'est une législature qui n'aura pas fait long feu : cinq mois. Les députés croates viennent de voter la dissolution du Parlement. Cette issue était prévisible après la motion de défiance adoptée jeudi dernier contre le gouvernement de Tihomir Oreskovic, au sein duquel s'étaient alliés en janvier la droite nationaliste (NHW) et un parti de centre droit (Most). Mais l'image de cette coalition a rapidement été écornée, entre un scandale de corruption qui a éclaboussé le vice-Premier ministre, et des décisions qui ont soulevé le mécontentement. Il y a eu la réforme de l'éducation, combinée à une série de mesures que l'opposition et la société civile ont assimilées à une 'dérive droitière' : une volonté supposée de contrôler les médias ; un poids excessif accordé à l'église catholique, ou encore la nomination d'un ministre de la Culture accusé de révisionnisme. De nouvelles législatives doivent se tenir dans un délai maximal de deux mois, soit moins d'un an après le scrutin de novembre 2015. Avec AFP
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Le Parlement croate a adopté une motion de défiance à l'encontre du gouvernement de droite, à 125 voix contre 15 ce jeudi. Le cabinet chute cinq mois seulement après l'arrivée au pouvoir du Premier ministre Tihomir Oreskovic, un homme d'affaires sans expérience politique. Cinq mois que ce dernier essuie des critiques, sur le virage à droite entrepris par le pays et la minimisation, par son gouvernement, des crimes du régime oustachi pro-nazi. Les nationalistes du HDZ, principal parti de la coalition, avaient annoncé la veille qu'ils retiraient leur soutien au cabinet, formé avec le Most, de centre-droit. Les partis Croates disposent d'un mois pour former une nouvelle majorité. Si un accord n'est pas trouvé, de nouvelles élections seront organisées. Mais cette majorité sera le fruit, quoi qu'il arrive, d'alliances fragiles. Ce vendredi, la présidente Kolinda Grabar-Kitarović consultera les partis en vue de nommer un Premier ministre . L'économiste de 39 ans Zdravko Maric, ministre des finances du gouvernement déchu, sera le candidat présenté par le HDZ.
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En Croatie, c'est un expert des finances, sans appartenance, ni expérience politique, qui a été désigné comme Premier ministre, ce mercredi, par la présidente Kolinda Grabar-Kitarović. L'homme a fait carrière dans l'industrie pharmaceutique. Il a obtenu le soutien d'une majorité de députés et a désormais 30 jours pour soumettre son cabinet au vote du Parlement. ' Je vais tout faire pour former un cabinet de haute qualité et j'espère que nous parviendrons à résoudre les problèmes qui se sont accumulés. J'invite la majorité parlementaire et l'opposition à soutenir mes efforts', a déclaré Tihomir Oreskovic. Il doit prendre la tête d'une coalition, composée des conservateurs du HDZ et de leurs alliés du Most, une formation hétéroclite. Les conservateurs, qui avaient remporté les législatives du 8 novembre, reviennent aux affaires, après quatre ans dans l'opposition. La priorité du nouveau gouvernement sera de redresser une économie en berne, qui a connu six années de récession. La Croatie affiche un taux de chômage proche de 18 %, soit l'un des plus élevés de l'Union européenne, dont elle est membre depuis 2013. Avec AFP
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Les bureaux de vote ont ouvert ce dimanche à 07h00 en Croatie. Un peu moins de 4 millions d'électeurs sont invités à choisir leurs députés. Les derniers sondages prédisaient des résultats serrés entre la gauche, actuellement au pouvoir, et la droite. La gauche est emmenée par Zoran Milanovic, le Premier ministre sortant, également chef du parti social démocrate (Socijaldemokratska Partija Hrvatske, SDP). Il est à la tête du gouvernement depuis 2011. En face, les conservateurs du HDZ (Hrvatska Demokratska Zajednica, Union démocratique croate) sont dirigés par Tomislav Karamarko. Mais certains analystes avancent qu'aucun parti ne parviendra à obtenir, seul, la majorité pour gouverner. 'Il n'y aura sans doute pas de vainqueur indiscutable, estime ainsi Andjelko Milardovic, politologue. Tout dépendra de la coalition devra être formée. Quel que soit le parti qui m'emportera, il ne pourra vraisemblablement se targuer que d'une victoire relative'. Les regards se tournent donc vers les petits partis qui détiendront peut-être les clés d'une éventuelle coalition de gouvernement. En tout cas, la priorité du prochain Premier ministre, ce sera de tenter de redresser l'économie moribonde de cette ancienne république yougoslave. 'Je pense que ce sont les conservateurs du HDZ qui vont gagner, soupire Ivana , une habitante de Zagreb. Mais pour tout dire, je m'en fiche un peu car, à mon avis, ça ne changera pas grand chose. Ils ne feront pas mieux que les autres. On sait bien bien qu'ici, les perspectives ne sont pas bonnes du tout'. Durant la campagne, les questions économiques ont été reléguées au second plan par la crise migratoire. Ces dernières semaines, la Croatie a ainsi vu l'arrivée de près de 350 000 réfugiés. L'immense majorité n'a fait que transiter dans ce pays avant de poursuivre sa route vers l'Europe occidentale. Pour aller plus loin >'Elections en Croatie: la crise migratoire ne profite pas à la droite' - article de RFI, à lire ici >'Législatives 2015 en Croatie : la barre à droite ?' - dossier du Courrier des Balkans, à lire ici
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Kolinda Grabar-Kitarovic a été élue de justesse présidente de la Croatie en janvier dernier. Bien que sa fonction soit largement honorifique, elle a une vision claire de ce qu'elle veut pour son pays et les Balkans. Elle a partagé cette vision avec Isabelle Kumar, d'Euronews. Qui est Kolinda Grabar-Kitarović ? Kolinda Grabar-Kitarovic est la première femme à accéder à la présidence de la Croatie Elle a été élue présidente en janvier 2015 Elle l'a emporté de justesse en rassemblant 50, 7 % des voix En Croatie, la présidence est une fonction largement honorifique, avec toutefois des attributions de politique étrangère et de défense Kitarovic a été auparavant ministre des affaires étrangères et également responsable à l'OTAN Vingt ans après les accords de Dayton, la menace des violences communautaires continue de planer sur la région. La présidente en impute une part de responsabilité à l'Union européenne et à l'OTAN mais reconnaît aussi que certains candidats à l'adhésion à l'UE ne sont pas suffisamment engagés dans le processus des réformes nécessaires. L'UE et l'OTAN doivent envoyer des messages fermes à la région 'L'Union européenne et l'OTAN doivent envoyer des messages très fermes à la région. D'abord, cet élargissement reste une politique de la porte ouverte. Il ne s'agit pas de proposer des objectifs qui varient ou qui sont hors d'atteinte mais de proposer un travail et des efforts pour remplir des critères d'adhésion avec les réformes nécessaires à mener et les progrès que vous réalisez à l'intérieur qui pourront être récompensés par des étapes vers l'adhésion à l'UE et à l'OTAN .' La Croatie a rejoint l'Union européenne il y a deux ans mais pour Kolinda Grabar-Kitarovic, nombre de ses voisins des Balkans ont encore du chemin à rattraper : 'Je voudrais voir plus d'efforts sur la prévention contre le crime organisé, la coopération, la sécurité mais aussi un combat plus vigoureux contre la corruption, pour la liberté des médias, les systèmes démocratiques, le contrôle du secteur du renseignement conformément à la loi.' Elle a des mots assez durs sur l'ancienne République yougoslave de Macédoine qui a plongé dans la crise politique après que son gouvernement a été accusé de corruption à grande échelle. Pour Kolinda Grabar-Kitarovic, le problème n'est plus celui de 'la dispute avec la Grèce sur le nom'. 'Plus tôt ils s'efforceront de veiller aux libertés des médias, à l'indépendance de la justice et à beaucoup d'autres réformes et à continuer à s'ouvrir, plus ils feront des progrès. Ca dépend vraiment d'eux.' Malgré l'entrée de la Croatie dans l'Union européenne, elle n'est pas sûre que cela ait été bénéfique à son pays : 'C'est encore difficile à dire. Je dois dire que le fait que nous soyons membres de l'UE n'est pas encore bien installé dans les esprits. Et malheureusement, nous n'avons pas encore utilisé les fonds européens à hauteur de ce que nous aurions pu. Donc, l'un des premiers bénéfices qui pouvaient être ressentis à court terme ne s'est pas encore fait sentir. Je dirais que l'opinion en Croatie devient plus eurosceptique et nous devons réagir. Il y a de quoi être inquiet pour l'ensemble du projet européen, au-delà de la seule Croatie.' Cependant, elle exprime sa volonté de continuer sur un chemin d'intégration en rejoignant la zone euro. 'Je pense qu'il serait dans notre intérêt de rejoindre la zone euro le plus tôt possible. Oui, j'espère que nous serons prêts en 2020 mais vous savez, ce n'est pas juste un processus technique. C'est aussi un processus politique donc ça dépendra aussi de décisions politiques. Toute l'économie est tellement orientée vers l'euro que je pense que le plus tôt nous l'adopterons, le mieux ce sera pour toute l'économie.' Sur une question plus sensible, Kolinda Grabar-Kitarovic a tenu à marquer ses distances à l'égard de l'ancien Premier ministre Ivo Sanader, reconnu coupable de corruption. Elle a nié avoir été sa 'protégée'. ' Je suis désolée, je n'aime pas ce mot, je n'étais pas une protégée, j'étais sa collègue.' Enfin, interrogée sur le fait qu'elle soit la première femme à accéder à la présidence de la Croatie, Kolinda Grabar-Kitarovic reconnaît qu'elle a parfois dû travailler plus dur que les hommes, qu'elle a subi la misogynie mais que sa première bataille était est de l'égalité en général, pas seulement entre les femmes et les hommes. 'Je ne suis pas une féministe. Je suis une personne qui veut simplement l'égalité entre tous. Donc oui, je me battrai pour promouvoir les femmes dans le monde des affaires, en politique et dans la vie sociale mais cela ne veut pas dire que je souhaite avantager les femmes de quelque façon que ce soit. Je veux juste l'égalité des chances pour tous.'
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Dans ce numéro de Real Economy, gros plan sur les macro-régions d'Europe. Alors, en quoi cette forme d'association territoriale favorise-t-elle la croissance économique ? Pour le découvrir : direction Zagreb, la capitale croate. Avec 3 autres Etats membres de l'UE - la Grèce, l'Italie et la Slovénie - et 4 pays candidats à l'UE - la Bosnie-Herzégovine, le Monténégro, la Serbie et l'Albanie - elle forme la macro-région adriatico-ionnienne. Quel est l'intérêt de ce type de regroupement ? Permettre aux territoires d'une zone géographique définie de répondre ensemble à un certain nombre de problématiques communes. Dans le cas de la macro-région adriatico-ionnienne, les synergies devront jouer dans les domaines suivants : pêche raisonnée, tourisme durable ou encore interconnexion de la région dans le secteur des transports et de l'énergie. Ces macro-régions peuvent bénéficier de financements européens. Le fonds de cohésion s'adresse aux Etats membres de l'UE et le fonds de pré-accession aux pays tiers. Mais pour Corina Cre u, la Commissaire européenne à la Politique régionale, l'argent ne fait pas tout. Les macro-régions européennes entendent aussi faire dialoguer et agir ensemble des territoires qui en ont perdu l'habitude, comme par exemple dans les Balkans occidentaux. Il s'agit aussi d'intervenir au plus près des besoins et des intérêts des populations locales. (Remerciement spécial à la Bibliothèque royale de Belgique)
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Il faudra un second tour pour départager les deux candidats arrivés en tête lors du scrutin présidentiel en Croatie. Le président sortant, le social-démocrate Ivo Josipovic, est sorti en tête du premier tour avec environ 38,5% des suffrages. Juriste de formation, il est critiqué pour sa politique jugée trop conciliante. Malgré ses pouvoirs limités, le président a promis de redresser l'économie, tout comme sa rivale conservatrice Kolinda Grabar Kitarovic, qui le talonne avec environ 37% des voix. Chef de la diplomatie croate de 2005 à 2008, elle veut voir dans les résultats de ce premier tour une volonté de changement. Elle a aussi été ambassadrice à Washington et adjointe du secrétaire général de l'Otan. Le deuxième tour se déroulera donc le 11 janvier. A l'approche des législatives prévues fin 2015, le scrutin présidentiel permettra aussi d'évaluer le rapport de force entre la gauche au pouvoir, confrontée à une crise qui dure, et l'opposition conservatrice.
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Le second tour de la présidentielle croate sera plus serré qu'attendu Après le dépouillement de la quasi-totalité des suffrages, le président sortant, le social-démocrate Ivo Josipovic, est en tête avec 38,5 % des voix au 1er tour de ce scrutin dans cette ex-république yougoslave, dernier membre de l'Union européenne depuis juillet 2013. L'élection qui se déroule sur fond d'une sévère crise économique a valu à la rivale conservatrice de Josipovic de réaliser un score beaucoup plus fort que prévu. Kolinda Grabar Kitarovic, ancienne chef de la diplomatie croate obtient 37 % des votes. Les deux principaux candidats ont promis d'oeuvrer pour redresser l'économie, même si ces attributions ne relèvent pas de la fonction présidentielle. 'Avant toute chose, je souhaite que l'économie s'améliore pour que plus de gens trouvent un emploi et qu'ainsi, le niveau de vie progresse. Je veux également la fin de la corruption', dit cette électrice à Zagreb. 'Le moment est venu de prendre les mesures économiques nécessaires. Il faut faire quelque chose contre la pauvreté et aider tous ces gens dans la rue qui en sont réduits à fouiller dans les ordures. Il faut aller de l'avant d'une manière civilisée', déclare cette autre électrice. Six années de récession ont fait flamber le taux de chômage qui frôle les 20 % et un jeune sur deux est sans emploi. La présidentielle est un test pour le rapport de forces entre la gauche au pouvoir et les conservateurs dans l'opposition avant les législatives prévues fin 2015.
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Les Croates étaient appelés aux urnes pour élire leur chef de l'État. Le président sortant, le social-démocrate Ivo Josipovic, caracole en tête des sondages du 1er tour dans cette ex-république yougoslave, dernier membre de l'Union européenne depuis juillet 2013. Le scrutin se déroule sur fond d'une sévère crise économique et la rivale de Josipovic espère en profiter. Ancienne chef de la diplomatie croate, Kolinda Grabar Kitarovic est la candidate du camp conservateur. Les deux principaux candidats ont promis d'oeuvrer pour redresser l'économie, même si ces attributions ne relèvent pas de la fonction présidentielle. 'Avant toute chose, je souhaite que l'économie s'améliore pour que plus de gens trouvent un emploi et qu'ainsi, le niveau de vie progresse. Je veux également la fin de la corruption', dit cette électrice à Zagreb. 'Le moment est venu de prendre les mesures économiques nécessaires. Il faut faire quelque chose contre la pauvreté et aider tous ces gens dans la rue qui en sont réduits à fouiller dans les ordures. Il faut aller de l'avant d'une manière civilisée', déclare cette autre électrice. Le taux de chômage frôle les 20 % et un jeune sur deux est sans emploi. La présidentielle est un test pour le rapport de forces entre la gauche au pouvoir et les conservateurs dans l'opposition avant les législatives prévues fin 2015.
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Premier tour des présidentielles ce dimanche en Croatie. Avec d'un côté le favori soit le chef de l'Etat sortant Ivo Josipovic. Ce juriste de 57 ans qui est aussi compositeur de musique classique a conduit son pays au sein de l'Union européenne, en juillet 2013. Il affronte notamment la candidate de l'opposition conservatrice, Kolinda Grabar Kitarovic. Cette ancienne ministre des Affaires étrangères de 2005 à 2008 s'est employée à critiquer son rival pour avoir 'échoué' à pousser le gouvernement à faire des réformes économiques. Durant une campagne électorale terne, dans un pays qui se préparait à célébrer les fêtes de fin d'année, les deux principaux candidats ont promis d'oeuvrer pour redresser l'économie, même si ces attributions ne relèvent pas de la fonction présidentielle. La Croatie, pays de 4,2 millions d'habitants, est en récession quasiment permanente depuis 2008 et la dette publique y représente presque 80% du PIB. Son adhésion en 2013 à l'UE ne l'a pas aidée à sortir du marasme économique.
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Les Croates désignent ce dimanche leur président. Le chef de l'État sortant Ivo Josipovic, candidat du Parti social-démocrate, part favori selon les sondages. Il est crédité de 46,5 % des intentions de vote. Il devrait affronter au second tour le 11 janvier Kolinda Grabar Kitarovic, la candidate du camp conservateur. Kitarovic a été ministre des Affaires étrangères de 2003 à 2008. Elle récolterait près de 35 % des intentions de vote. Outre Josipovic et Kitarovic, deux autres candidats briguent la magistrature suprême : Ivan Sincic, 24 ans, un jeune militant de la société civile, et Milan Kujundzic, 57 ans, un homme politique nationaliste. Le scrutin présidentiel sera un test concernant le rapport de force entre la gauche au pouvoir et l'opposition conservatrice en vue des élections législatives prévues vers la fin 2015.
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La Croatie doit-elle verrouiller sa constitution pour empêcher le mariage gay? C’est en susbtance la question qui est posée aux électeurs croates ce dimanche lors d’un référendum. Pour le...
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Entre la Croatie et l’Union Européenne, la lune de miel est terminée. La Commission européenne menace de prendre des mesures contre le nouveau pays membre si Zagreb continue à limiter la...
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La Croatie est accueillie dans l’Union européenne avec trois jours d’avance, à l’occasion du sommet européen, c’est lundi que le pays deviendra officiellement le 28e État membre de l’Union. Pas encore membre mais déjà une ombre au tableau, un conflit opposant Berlin à Zagreb autour de l’...
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