Le député socialiste François Brottes devrait être nommé jeudi à la direction d’une filiale d’EDF. Cette nomination fait débat à gauche.

D’après le JDD, ce serait la première fois qu’un député quitte son poste pour diriger la filiale d’une entreprise publique. En effet, François Brottes, député socialiste de l’Isère et président de la commission des Affaires économiques, pourrait remplacer dès septembre prochain Dominique Maillard à la tête du Réseau de transport d’électricité (RTE), une filiale d’EDF.

François Brottes pourrait toucher un salaire fixe de 262 000 euros par an

Un conseil de surveillance de RTE doit se réunir ce jeudi pour proposer sa nomination. Cette filiale d'EDF s’occupe des lignes à haute tension de France et réalise un chiffre d’affaires de 4,2 milliards d’euros. A la tête de cette société qui emploie près de 9000 personnes, François Brottes pourrait toucher un salaire fixe de 262 000 euros par an ainsi qu’un salaire variable plafonné à 132 000 euros.

Cette nomination a suscité la polémique chez les élus de la majorité. "Si la droite avait fait cela, j'aurais crié au conflit d'intérêt !", a déploré un député à l’Assemblée. Tandis qu’un autre a estimé : "Je ne comprends pas que le gouvernement accepte ! C'est une confusion des genres grave". Les membres de l’opposition avaient d’ailleurs dénoncé un conflit d’intérêt dès le mois d’avril, comme le rapporte Le Lab.

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François Brottes est un spécialiste de l’énergie. Il avait rédigé l’accord entre le PS et les Verts durant la primaire socialiste avant d’être le conseiller pour l’énergie de François Hollande lors de la campagne présidentielle. Il avait ensuite été nommé président de la commission des Affaires économiques.

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