Très attendu sur les questions d’économie, mais aussi sur sa vie privée, François Hollande a tenu ce mardi après-midi la troisième conférence de presse de son mandat. Un exercice de communication qui devait lui permettre de regagner la confiance des Français.

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Très attendu sur les questions d’économie, François Hollande a démarré la troisième grande conférence de presse de son mandat en rappelant les déclarations qu’il avait faites lors de ses vœux aux Français le 31 décembre dernier. « J’ai tracé une feuille de route, elle est simple : c’est le mise en mouvement de la société française » a déclaré le président de la République. « Si la France veut garder son influence dans le monde, entend peser sur le cours de l’Europe, elle doit impérativement retrouver de la force économique ».

Entreprises : un pacte de responsabilité en 4 voletsEvoquant une « crise profonde », François Hollande a reconnu avoir mal estimé l’ampleur de la crise mais a indiqué maintenir son cap. Malgré des chiffres encourageants, « nous n’avons pas encore gagné la bataille pour l’emploi » a-t-il ainsi rappelé. « Il s’agit d’aller plus vite, d’aller plus loin » a-t-il indiqué pour que la « croissance (de la France) soit la plus vigoureuse possible ».

François Hollande a donc détaillé les quatre grandes lignes du pacte de responsabilité : la poursuite de l’allègement du coût du travail pour les entreprises (déjà engagé par le CICE, crédit impôt compétitivité emploi), la modernisation de la fiscalité sur les sociétés et une diminution de nombre de taxes (pour favoriser en contrepartie les investissements et les embauches), la simplification des normes et des procédures « parfois inutiles et coûteuses », et enfin les contreparties qui devront se traduire par des embauches, l’insertion des jeunes, l’emploi des séniors ou encore la formation.

Pour mettre en œuvre ce pacte de responsabilité, François Hollande entend s’appuyer sur la négociation avec les partenaires sociaux. « Cette méthode est la bonne » a indiqué le chef de l’Etat. « Chacun doit prendre ses responsabilités. Il n’y a pas de temps à perdre et aucune élection intermédiaire ne doit nous paralyser ».

Réduction de la dette publiqueDeuxième objectif de François Hollande : réduire la dépense publique pour réduire les déficits publics. « C’est le préalable à toute baisse d’impôts » a indiqué le président de la République, qui compte faire 50 milliards d’euros d’économie entre 2015 et 2017. « Notre organisation territoriale devra également être revue » a-t-il annoncé, indiquant qu’une nouvelle loi de décentralisation accordera de nouvelles responsabilités aux régions.

Sécurité sociale : lutter contre les abusSur la question de la Sécurité sociale, François Hollande a réaffirmé qu’il souhaitait plus que jamais continuer à « lutter contre les excès et les abus ». « Ce qu’il faut c’est réduire la multiplication des prescriptions, des médicaments qui en France nous font connaître un record de consommation » a rappelé le chef de l’Etat.

Opérations militaires en AfriqueFrançois Hollande a d’abord salué le travail effectué par les militaires, parfois au péril de leur vie, et a affirmé que l’opération au Mali « va s’achever », avec une diminution des troupes engagées d’ici le printemps. Quant à l’opération militaire menée en Centrafrique, « nous n’avons pas terminé le travail, nous allons le continuer dans un contexte différent. D’abord parce que l’Europe va venir. Le 20 janvier, des opérations pourront être décidées. Une force de maintien de la paix viendra prendre le relais » a expliqué le président.

Le couple franco-allemand, moteur de l’EuropeFrançois Hollande a également présenté ses idées pour relancer le couple franco-allemand, moteur de la marche européenne : œuvrer pour une convergence économique et sociale, relancer l’Europe de la défense et mettre en place une meilleure concertation pour opérer la transition énergétique.  

« L’union bancaire a été mise en place, elle nous prémunit des crises » a également rappelé le président de la République. Reste deux problèmes majeurs à régler : celui des travailleurs détachés, ainsi que celui du pacte de croissance qu’il juge pour l’heure « insuffisant ».

Œuvrer aujourd’hui pour la France de demain« C’est maintenant que la France de dans 10 ans se prépare » a conclu le chef de l’Etat avant de répondre aux questions des journalistes. « Ce que je veux » pour demain c’est une France « forte » a déclaré François Hollande, une France « exigeante », « pleine de vitalité sur le plan démographie avec une jeunesse qui ait toute sa place » et « un pays attaché aux libertés, à toutes les libertés » a-t-il affirmé.

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Sur sa relation avec Valérie TreirweilerA la fin de son discours d’ouverture, le président de la République a donné la parole aux journalistes pour une séance de questions-réponses. Attendu sur la question de sa vie privée, François Hollande a éludé, pour l’heure, le sujet. « Valérie Trierweiler est-elle toujours aujourd’hui Première dame de France ? » « Les affaires privées se traitent en privé, dans une intimité respectueuse. Ce n’est donc ni le lieu ni le moment de le faire » a répondu François Hollande, promettant cependant d’apporter une réponse claire d’ici le 11 février prochain.

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