Dimanche 11 janvier, plus de cinquante chefs d'Etat défilaient aux côtés de François Hollande pour cette Marche Républicaine. Afin de paraître sur la photo de famille, Nicolas Sarkozy a visiblement joué des coudes.

Au vu de la brochette de chefs d’Etat défilant contre le terrorisme aux côtés du président de la République, il était certain que la photo de ce cortège allait devenir historique. Et ça, Nicolas Sarkozy l’a parfaitement compris. Sur Internet, on appelle ça un "photobomb", une pratique consistant à s’incruster au dernier moment sur un cliché.

Dimanche 11 janvier, Paris Matcha ainsi expliqué comment le chef de l’opposition est passé outre le protocole pour s’afficher avec David Cameron, Mahmoud Abbas, Angela Merkel ou encore Benyamin Netanyahou. L’hebdomadaire rappelle que "la place de chacun avait été définie très strictement" et ce "en fonction de l’ordre protocolaire".

Lire aussi : Marche républicaine à Paris : ce qu’il faut retenir de cette journée historique

Ainsi, Nicolas Sarkozy, par ailleurs accompagné de son épouse, était placé au troisième rang, en sa qualité d’ancien chef d’Etat. Mais, à mesure que la marche avançait, le président de l’UMP a fini par se retrouver au premier rang, entre le président malien Ibrahim Boubacar Keïta et le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou (voir la vidéo ci-dessus).

Nos confrères du Lab ont isolé cette séquence que vous pouvez consulter ici. Le Huffington Post a par ailleurs capté plusieurs passages montrant que les tentatives d'incrustation ont été multiples. 

"Paris Match" montré du doigt

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Si l'hebdomadaire peut se targuer d'avoir révélé la manoeuvre, celui-ci a par la suite été pointé par une bonne partie des internautes et des journalistes. La raison ? Avoir modifié le contenu de l'article pour ne pas trop incriminer l'ex-chef de l'Etat. Dès lors, des captures d'écran circulent actuellement sur la toile montrant les deux versions publiées sur le site de Paris Match.

L'article a en effet été réécrit, du texte jusqu'au titre. Une auto-censure qui passe mal au lendemain de la célébration historique de la liberté d'expression...

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