Avant, ils étaient proches, très proches. Déçus, ils règlent aujourd'hui leurs comptes avec François Hollande. Décryptage.

Depuis qu’ils ont rompu leurs relations (professionnelles ou sentimentales) avec François Hollande, une odeur de vengeance se répand dans la presse. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que ces déçus du président de la République ne mâchent pas leurs mots.

A peine le président se remettait-il de l’attaque de Valérie Trierweiler concernant les "sans-dents", qu’Arnaud Montebourg chargeait le chef de l’État d’avoir trahi la gauche suivi rapidement par un Aquilino Morelle visiblement "inspiré" dénonçant une "purification ethnique" orchestrée par l’Elysée. Rien que ça.

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En assez peu de temps, François Hollande est devenu la cible privilégiée de ceux qui étaient autrefois ravis de partager sa vie et son ascension politique. Planet.fr fait le point sur les différents reproches qui lui sont adressés. 

Les attaques politiques

Parmi ses proches qui critiquent ouvertement sa politique on trouve deux ministres. Cécile Duflot et Arnaud Montebourg. C’est l’ancienne ministre du logement qui a lancé les hostilités dans son ouvrage au nom évocateurVoyage au pays de la désillusion. Dans ce livre, Cécile Duflot explique avoir été "déçue" par François Hollande dans la mesure où "à force d’avoir voulu être le président de tous, il n’a su être le président de personne".

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Même constat du côté d’Arnaud Montebourg qui, dans les colonnes desInrocks, estime que l’exécutif applique "le programme de la droite allemande". Considérant que le président fait "fausse route" concernant ses choix économiques, l’ex-ministre de l’économie fustige la "vraie politique d’austérité" menée selon lui par le gouvernement.

Du côté d’Aquilino Morelle c’est le même refrain : la politique du gouvernement consiste à s’astreindre au rôle de "toutous" d’Angela Merkel. Pour Olivier Duhamel, éditorialiste sur Europe 1, ces attaques traduisent "l’ingratitude des révoqués". "Pourquoi avoir participé à un pouvoir jugé aussi néfaste, au lieu d’avoir démissionné ?" se demande le journaliste.

Si les attaques politiques ne sont évidemment pas les bienvenues du côté du chef de l’Etat, les critiques sur sa personne sont, elles, particulièrement violentes.

Les critiques sur sa personne

Si François Hollande essuie des coups venant de son camp portant sur ses choix politiques, il doit dorénavant faire face aux attaques personnelles. À l’image de son ex-compagne qui décrit un président qui méprise les pauvres, ses anciens "amis" en dressent également un portrait peu flatteur. Ainsi, pour Cécile Duflot, le président aurait un penchant pour l'hypocrisie. "Il ne sait pas dire ce qu’il pense" écrit-elle en précisant que la posture du "renoncement devient la matrice du quinquennat". Sympa...

Mais son ancienne plume, que l’on disait proche de François Hollande, n’est pas non plus avare en mots durs envers la personnalité du chef de l'État. En effet, selon Aquilino Morelle, François Hollande organise au sommet de l’état une "logique de purification ethnique" à l'endroit de ces collaborateurs estimant lui même avoir été victime d’un "complot" ourdi par l’Elysée.

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A l’heure où Valérie Trierweiler dit avoir des "preuves" en sa possession confirmant le portrait qu’elle dresse de son ex-compagnon, on peut légitimement se demander jusqu'à quand François Hollande sera capable d'encaisser les coups...

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