Alors que le projet de loi sur le droit des étrangers est actuellement examiné à l’Assemblée nationale, le numéro 2 du Front national a fait la même comparaison que l’ex-chef de l’Etat concernant l’immigration, ce vendredi.

Lors d’une interview accordée à Europe 1 ce vendredi, le vice-président du Front national est revenu sur le projet de loi sur le droit des étrangers qu’il a fermement critiqué. Et pour illustrer son propos, il a repris à son compte la métaphore controversée du président des Républicains, comme le rapporte Le Lab. "Il s'agit d'ouvrir les vannes encore un peu plus de l'immigration. On est déjà dans l'inondation. On est au niveau des fenêtres, ça va arriver au niveau du plafond", a déploré Florian Philippot.

Lire aussi - Immigration : titres de séjour, fraude...tout ce qui pourrait changer

Une métaphore qui sent le réchauffé

En effet, mi-juin, l’ancien président de la République avait comparé l’afflux de migrants à des problèmes de plomberie lors d’un meeting dans le Val d’Oise. "Une maison, il y a une canalisation qui explose, elle se déverse dans la cuisine. Le réparateur arrive et dit ‘j'ai une solution : on va garder la moitié pour la cuisine, mettre un quart dans le salon, un quart dans la chambre des parents et, si ça ne suffit pas, il reste la chambre des enfants’", avait déclaré Nicolas Sarkozy.

Lire aussi - Quand Nicolas Sarkozy compare l’afflux de migrants à… un problème de plomberie

Cette déclaration avait suscité la polémique. Ainsi, Manuel Valls avait condamné le lendemain ces "phrases stigmatisantes" alors qu’il se rendait au Salon du Bourget. "Je pense que tous les responsables politiques doivent, dans l'attitude comme dans le langage, être au niveau que les Français attendent", avait estimé le Premier ministre.

Lire aussi - Immigration : les Républicains lassés "des postures de vierge effarouchée" de Manuel Valls

Publicité
La réaction de Manuel Valls avait alors été critiquée par les membres de l’opposition qui lui reprochaient dans un communiqué ses "postures de vierge effarouchée" et de s’ériger "en censeur de la vie politique et en père la morale". "Les Républicains n’ont pas de leçons de morale à recevoir d’un Premier ministre qui est devenu le pushing-ball de sa propre majorité", avaient ajouté les Républicains.

Vidéo sur le même thème : Florian Philippot sur Sarkozy: "Le Kärcher est devenu vaporisateur"