Alors que la proposition du géant américain General Electric pour la branche énergie d’Alstom a été adoptée par le conseil d’administration, l’Etat sera prochainement actionnaire majoritaire du groupe avec 20% des actions. Planet.fr fait le point sur le coût que représente cette décision.

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Après trois mois de bataille économico-politique, General Electric va pouvoir acquérir la branche énergie d’Alstom pour 12,35 milliards d’euros. Un rachat réalisé sous une condition : l’Etat devient l’actionnaire majoritaire. Bercy va ainsi faire l'acquisition d’ici deux ans de 20% des parts d'Alstom pour un peu plus de 2,1 milliards d'euros.

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Un rachat estimé à plus de 2 milliards d'euros

Actuellement, l’action d’Alstom est cotée en bourse à 28 euros. Alors que l'Etat voulait acheter à Bouygues, actionnaire majoritaire d'Alstom (29,4%), ses actions à petit prix, c'est le vendeur qui a eu le dernier mot sur le prix de rachat. Ainsi l’Etat et le groupe se sont mis d’accord pour racheter les actions dans un délai de deux ans pour un prix unitaire minimum de 35 euros auquel se fixe une décôte allant de 2 à 5%. Le ministre de l’Economie, Arnaud Montebourg, en charge du dossier, a ainsi réussi à obtenir 20% des parts du groupe. Tandis que le celui-ci compte actuellement plus de 308 millions de titres en circulation, l’Etat va acquérir pas moins de 61,738 millions d’actions pour la somme de 2,16 milliards d’euros.

Et Arnaud Montebourg a annoncé que les contribuables ne financeraient pas le rachat de ces parts. Ces dernières seront acquises grâce à l'argent récolté des ventes d'actions réalisées l'année précédente. L'Etat avait en effet vendu pour plus de 3 milliards d'euros des parts de Safran, EADS et  Aéroports de Paris.

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Malgré la dette importante du pays, la nationalisation a le vent en poupe en ce moment. Et pour cause, pour mettre fin au scandale de l’écotaxe, le gouvernement met en place un système de "péage de transit" tout en continuant à payer la société Ecomouv, initialement chargée de récolter la taxe, à titre de dommages et intérêts. Le ministre des Finances, Michel Sapin, envisage même une entrée de l'Etat au capital de la société en dernier recours. "Le contrat sera forcément renégocié et l’œil de l’Etat sera présent, nous verrons s’il est nécessaire de rentrer au capital pour surveiller la bonne gestion de la perception de l’impôt", a ainsi déclaré ce lundi Michel Sapin sur France Info.

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