Ce dimanche, Christine Boutin participait à la manifestation pour tous à Paris. Lorsque les forces de l'ordre ont employé des gaz lacrymogènes pour empêcher les manifestants d'accéder aux Champs-Elysées, elle a été victime d'un malaise... Elle demande désormais la démission du ministre de l'Intérieur.

Christine Boutin était dans les premières lignes ce dimanche lors de la manifestation contre le mariage pour tous qui se déroulait à Paris. Lorsque le mouvement touchait à sa fin, certains manifestants ont voulu défiler sur les Champs-Elysées, alors que la préfecture leur avait interdit le passage par la plus belle avenue du monde. Des CRS bloquait d'ailleurs le passage vers l'avenue.

Mais face à l'insistance et à l'emballement des manifestants sur le devant du cortège, les forces de l'ordre ont lancé des gaz lacrymogènes, visant à les disperser dans les rues voisines. En première ligne se trouvait Christine Boutin, présidente du Parti chrétien-démocrate, visée elle aussi par les gaz, et victime d'un malaise.

"La façon dont la police a traité les manifestants est inacceptable"Interrogée quelques heures après l'incident sur BFM TV, elle a expliqué que "la façon dont la police a traité les manifestants est inacceptable. C'étaient des gens calmes. On envoie des gaz lacrymogènes sur des élus, Hervé Mariton a été secoué. Moi j'ai reçu des gaz lacrymogènes, et des enfants aussi".

Elle met ensuite en cause Manuel Valls : "La responsabilité du gouvernement est engagée. En tant qu'ancienne ministre de la France, je demande la démission du préfet de police et du ministre de l'Intérieur qui a tenu des propos invraisemblables, inacceptables".

Des organisateurs "débordés" par des "groupes extrémistes"De son côté au contraire, Manuel Valls loue "le sang froid" des forces de l'ordre, et regrette plutôt que les organisateurs de cette manifestation contre le mariage pour tous aient été "débordés" par des "groupes extrémistes".

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Il a ainsi expliqué que "des groupes d'extrême-droite ont tenté de descendre les Champs-Elysées pour se diriger vers l'Elysée". Laurent Nunez, directeur du cabinet du préfet de police de Paris a quant à lui précisé que "les policiers ont été confrontés à des manifestants [...] extrêmement agressifs". Dimanche soir, le ministre de l'Intérieur affirmait que des "dizaines d'interpellations" avaient eu lieu.

© ERIC FEFERBERG / AFP

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