Invitée sur le plateau d'"On n’est pas couché" samedi soir, pour parler de son livre, l'ancienne garde des Sceaux a maintenu son soutien envers François Hollande, malgré leur désaccord sur la déchéance de nationalité.

Laurent Ruquier recevait Christiane Taubira sur le plateau d’"On n’est pas couché", samedi soir, sur France 2. L’ancienne garde des Sceaux était venue parler de son livre surprise Murmures à la jeunesse, dans lequel elle explique son opposition à la déchéance de la nationalité. Jugeant "inacceptable" cette réforme constitutionnelle, elle a tout de même refusé de critiquer les décisions de François Hollande, réaffirmant ainsi sa loyauté envers le chef de l'Etat. Elle en a profité également pour saluer son comportement lors des attentats de 2015 et sa réactivité : "J'ai eu des frissons de penser que ce puisse être un autre président à ces moments-là."

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Pas de guerre avec Manuel Valls

L’ancienne ministre s'est également exprimée sur sa relation avec Manuel Valls, soulignant qu’il n’y avait jamais eu de guerre entre elle et le Premier ministre. "Nos oppositions sont connues, il n'y a pas de mystère. En démocratie, dans un gouvernement, quand il y a un désaccord, il y a un arbitrage. (…) le président a arbitré à plusieurs reprises", a-t-elle argué.

"Un désaccord politique majeur"

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Lors de l'émission, la première depuis sa démission en janvier, Christiane Taubira s’est expliquée sur sa démission, motivée par "un désaccord politique majeur" sur la déchéance de nationalité. Même si elle se positionne toujours du côté de François Hollande, elle a été claire sur le sujet : "Je souhaite l'échec de cette disposition (…) je suis absolument sûre que ce qui se prépare n'est pas acceptable". Et l’ancienne ministre d’ajouter : " je pense que la gauche n'a pas à assumer une telle responsabilité".