Un peu plus d’un mois après son départ du ministère de la Justice, l’ancien garde des Sceaux jouit toujours d’un privilège accordé à son ancien statut. Une sorte de faveur octroyée par l’exécutif.

Il y a un peu plus d’un mois, Christiane Taubira quittait le gouvernement, en désaccord avec la ligne gouvernementale mais surtout en opposition frontale avec la déchéance de la nationalité.

"Parfois, résister c’est rester, parfois résister c’est partir", avait-elle déclaré avant de s’envoler vers d’autres aventures. Mais si depuis, l’ancien garde des Sceaux a plié bagages et a laissé le ministère de la Justice à Jean-Jacques Urvoas, elle a emporté dans ses cartons ses gardes du corps.

"Au moins jusqu’à l’élection présidentielle"

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En effet, dans un indiscret du Point, on apprend qu’en quittant la place Vendôme, elle a gardé ses quatre officiers de sécurité. Une petite faveur de l’exécutif car ce privilège post-ministériel est seulement accordé aux anciens présidents de la République, Premiers ministres et ministres de l’Intérieur, qui ont le droit d’être protégés à vie par des fonctionnaires de la place Beauvau.

Contacté par l’hebdomadaire, le ministère de l’Intérieur explique que cette protection rapprochée n’est que temporaire, et durera "au moins jusqu’à l’élection présidentielle".

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