La justice n'a pas tranché en faveur du maire UMP de Nice ce jeudi. En effet, le tribunal administratif a demandé la suspension de l'arrêté interdisant l'usage de drapeaux étrangers  jusqu'à la fin du Mondial brésilien.

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L'arrêt visant à faire interdire "l'utilisation ostentatoire de drapeaux étrangers" pendant la Coupe du monde, déposé lundi par Christian Estrosi, a été débouté en justice ce vendredi matin. "Depuis le début de la Coupe du monde, nous sommes malheureusement confrontés à des comportements intolérables qui nuisent à la tranquillité publique. On ne peut accepter ces débordements! Ils sont l'exemple de la perte d'autorité de l'Etat", s'était par ailleurs justifié le maire UMP de Nice, rapelle TF1.

"Plus de pouvoir aux maires" Plusieurs associations sont montées au créneau afin de dénoncer cette mesure qu'elles ont jugé "discriminatoire" et "disproportionnée". C'est notamment le cas de SOS Racisme dont le secrétaire général départemental a souligné une "atteinte grave aux libertés fondamentales", rapporte Atlantico. Le tribunal administratif de Nice leur a donné raison. Il a expressement demandé "la suspension de l'exécution de l'arrêté litigieux du maire de Nice, jusqu'à ce qu'il soit statué au fond sur la requête tendant à son annulation".

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Christian Estrosi n'entend pas en rester là. En effet, ce dernier à déclarer sur Twitter qu'il ne retirerai pas son arrêté et déposerait une proposition afin de "donner plus de pouvoir aux maires". Il dénonce de surcroit un complot d'Etat derrière cette décisions de justice.

 

 

 

 

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