De nombreuses personnalités politiques, qu’elles soient actuellement en poste ou qu’elles aient exercé de prestigieuses fonctions dans le passé, bénéficient d’une protection. Si la facture peut s’avérer salée, certains n’hésitent pas non plus à en abuser.

Pas moins de 120 personnalités sont protégées par le Service de la Protection (SDLP), qui dispose de près de 1400 agents. Parmi ces VIP, on compte aussi bien des politiques en exercice qu’à la ‘’retraite’’, qui parfois n’hésitent pas à abuser légèrement des hommes mis à leur disposition comme le révèle Le Parisien.

La spécialiste de la déradicalisation, Dounia Bouzar, de par la nature sensible de ses recherches, bénéficie d’une protection rapprochée. Sauf que comme l’assure le quotidien, elle se serait montrée peu courtoise avec l’un des agents assurant sa sécurité, qu’elle aurait poussé hors de chez elle. Elle aurait également demandé des travaux de secrétariat.

Les cas d’Edouard Balladur et de Brice Hortefeux, respectivement ancien Premier ministre et ancien ministre de l’Intérieur suscitent des controverses. Celui qui a officié sous le premier quinquennat de Jacques Chiras aurait notamment demandé à des agents de cirer ses chaussures. L’intéressée nie vivement. Quant à Brice Hortefeux, ses enfants seraient régulièrement transportés de Clermont-Ferrand à Paris sous haute-protection, alors que c’est avant tout lui qui doit en bénéficier. L’ancien premier flic de France assure que cela n’arrive que deux fois par mois.

 

Des protections inexpliquées ?

La protection de certaines personnalités reste aussi sujette à controverse comme l’explique Le Parisien, dont celle de Richard Ferrand. L’ancien ministre dispose toujours "d’une protection de confort", et donc d’un chauffeur avec berline alors qu’il n’est plus en poste. L’entourage assure qu’il a reçu des menaces.

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C’est le ministère de l’intérieur qui décide d’accorder ou non une protection mais le SDLP demande de son côté un nouveau texte encadrant mieux ses activités. Il estime par exemple que les missions de confort concernent 10% des personnalités. Chaque année, la protection coute 71.879 euros par fonctionnaire.

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