Suite à la validation du Conseil Constitutionnel et à la promulgation de la loi au Journal officiel, les mariages gays peuvent finalement être célébrés librement en France. Certains maires, cependant, refusent de s'y résoudre. Qui sont-ils ? Que risquent-ils ?

Le premier mariage gay sera célébré par la maire de Montpellier dans quelques jours. Un évènement qui sera fêté comme il se doit par tous ceux qui se sont battus avec persévérance pour défendre cette loi. Alors que les pro-mariage gay se réjouissent, certains partisans de la Manif pour Tous ont décidé de ne pas capituler.

En effet, certains maires ont ouvertement déclaré qu'ils ne célébreraient pas de mariages pour les couples homosexuels. L'un des plus charismatiques est sûrement le maire UMP de Vienne, Jacques Remiller. Il affirme être contre ces mariages et en a informé François Hollande. Il réfléchirait à l'idée d'un arrêté permettant de faire célébrer ces mariages par des conseillers municipaux de l'opposition. 

"C'est illégal, alors on me mettra en prison"
Le maire de la ville du Maine-et-Loire Thorigné d'Anjou, Michel Villedey, assume sa position jusqu'au bout. Il s'est exprimé sur France inter : " C'est illégal, alors on me mettra en prison, mais je n'ai pas peur. Je ne suis pas un petit bonhomme aux ordre d'un Président de la République qui décide n'importe quoi".

Tous les opposants appellent à la liberté de conscience qui avait été évoquée en novembre par François Hollande lors d'un discours. Cependant, celle-ci n'a finalement pas été inscrite dans la loi. 

Pourtant à l'UMP, parti engagé dans la Manif pour Tous, on assure que tant que le mariage gay sera légal, les mariages seront célébrés par les élus. Même le maire de Crest, Hervé Mariton, figure emblématique du combat contre mariage gay, appliquera la loi

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Mais que risquent les réfractaires à cette loi ?
Officiellement, un maire qui refuserait de célébrer un mariage gay pourrait s'attendre à être condamné à 45 000 euros d'amende et 3 ans de prison. Le maire en tant qu'élu de sa ville se doit d'être le garant de la loi. Il risque également d'être suspendu par son préfet et même révoqué par le Conseil des ministres. 

Parmi les 150 000 maires et adjoints français, deux pétitions contre le mariage gay réunissent 2 000 et 20 000 signatures d'élus. 

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