Alors que l’Assemblée examine des amendements à la loi Veil, qui proposent notamment d’élargir les conditions d’accès à l’IVG, 14 députés UMP ont déposé un amendement en faveur du déremboursement de l’interruption volontaire de grossesse.

© AFP

Alors que les députés examinent actuellement le texte de loi sur l’égalité homme-femme, dont deux amendements à la loi Veil qui proposent d’élargir l’accès à l’IVG, un groupe d’élus UMP a lui aussi déposé un amendement demandant la fin du remboursement de l’interruption volontaire de grossesse.

Un texte qui fait débatL’un des amendements déposés par des députés socialistes propose de supprimer la notion de « situation de détresse », nécessaire pour avoir recours à l’IVG. Une mesure qui a visiblement du mal à passer au sein de l’opposition, qui prône ici le statu-quo, estimant que la notion de « détresse » est garante du caractère exceptionnel du recours à l’interruption volontaire de grossesse. « Si la notion de détresse est supprimée dans la définition de l'interruption volontaire de grossesse, les conditions de remboursement de l'acte par la sécurité sociale ne sont plus remplies » justifient-ils.

Des élus isolésParmi les dépositaires de cette proposition se trouvent Jean-Frédéric Poisson, Véronique Besse, Nicolas Dhuicq, Marc Le Fur, Philippe Gosselin, Isabelle Le Callennec, Frédéric Reiss, Sauveur Gandolfi-Scheit, Claudine Schmid, Véronique Louwagie, Xavier Breton, Alain Moyne-Bressand, Jean-Pierre Decool et Yannick Moreau. Certains, comme Philippe Gosselin ou Marc Le Fur, avaient déjà donné de la voix lors des débats sur le mariage pour tous. « La volonté du gouvernement est de sortir l'avortement du régime dérogatoire pour en faire un droit plein » estime ainsi Jean-Frédéric Poisson, également président du Parti chrétien-démocrate. Une position toutefois loin de faire l’unanimité au sein du parti d’opposition.

Publicité
Une idée défendue par le FNInvité de BFM TV lundi matin, Bruno Le Maire a de son côté rappelé que l’IVG était « un progrès très important pour les femmes ». Pas question pour lui de toucher à la loi Veil donc, « elle ne peut plus supporter de nouvelles divisions » a-t-il estimé. D’autant que le déremboursement de l’IVG est aussi une idée défendue depuis longtemps par le FN, à laquelle Nicolas Sarkozy s’était opposé lors de sa campagne en 2012. Une position difficile à assumer pour l’UMP donc.

Vidéo : IVG / la notion de "détesse" ravive les débats entre pro et anti-avortement

Publicité

Contenus sponsorisés

Publicité