Le Point révèle ce jeudi le contenu d'un livre rédigé par Nicolas Sarkozy en 2011. La publication de cet ouvrage lui avait été déconseillée.

C’est l’hebdomadaire Le Point qui, en ayant eu accès à ce document, révèle cette histoire. Cela se passe en 2011, quelques mois avant le lancement de la campagne présidentielle de 2012. Le président Nicolas Sarkozy prend la plume pour revenir sur les premiers moments compliqués de son quinquennat.

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Le résultat : 125 pages à travers lesquelles le président qu’il était détaille les raisons de son engagement et formule quelques mea culpa. Il s’adresse alors aux Français dans une volonté de "revenir sur certains épisodes que nous avons vécus ensemble et qui ont pu [les] dérouter".

"Le pouvoir peut agir comme le ferait une drogue"

Selon les extraits dévoilés par Le Point, Nicolas Sarkozy explique que "le pouvoir peut agir comme le ferait une drogue en termes d’accoutumance" et que la vocation politique dépasse largement l’appât du gain. "Je n’ai aucune fascination pour l’argent" écrit-il pour revenir sur le côté bling-bling qui lui a été reproché tout au long de son mandat.

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"Si j'avais éprouvé une quelconque inclinaison pour l'argent, je n'aurais pas fait le choix d'une carrière publique" indique l’ancien président soutenant qu’il ne "savai[t] pas" qu’il devait se rendre au Fouquet’s le soir de sa victoire. À ce propos, il évoque des "heures peu agréables" en raison de sa situation de couple à l’époque.

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Dans les passages retranscrits par Le Point, on peut voir Nicolas Sarkozy revenir sur les dérapages qui ont égrainé ses premières années de pouvoir (entre autres le "casse toi pauvre con"). "J’ai mis du temps à entrer physiquement dans la fonction ? Mon énergie pouvait effrayer" se rappelle-t-il. Celui qui vient de signer un retour tonitruant en politique, écrivait à l’époque : "la fonction de président ne m’appartient pas".     

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En imagesSarkozy, Juppé, Fillon, Baroin… : qui a le plus la cote auprès des Français

Nicolas Sarkozy, toujours champion chez les sympathisants

  78% des sympathisants UMP voudraient que l’ancien leader de la droite se présente en 2017 et 68% qu’il soit candidat à la présidence du parti en novembre prochain. En revanche, 59% des Français ne veulent pas de son retour d’ici trois ans.

Alain Juppé, numéro deux chez les sympathisants

  Le maire de Bordeaux arrive juste après l’ancien président dans le cœur des sympathisants UMP. 52% sont en effet favorable sa candidature en 2017. Près de 45% des Français le sont également, contre 54% à se dire défavorables à cette idée.

François Fillon, au coude à coude à Alain Juppé

  L’ancien Premier ministre est plébiscité par 47% des sympathisants UMP pour 2017. Il récolte par ailleurs les mêmes scores que le maire de Bordeaux auprès des Français (pour et contre).

François Baroin, l’homme qui incarne le renouveau

  Pour 23% des sympathisants UMP, l’ex-ministre est celui qui incarne le mieux le renouveau du parti d’opposition. Un avis partagé par 18% des Français.

NKM arrive juste derrière François Baroin

  Candidate déchue à la mairie de Paris, Nathalie Kosciusko-Morizet récolte 15% d’avis favorables chez les sympathisants UMP, contre 17% chez les Français.

Bruno Le Maire, a plus la cote auprès des Français que des sympathisants UMP

  Il incarne le renouveau de l'UMP pour 14% des sympathisants, contre 16% des Français

Idem pour Xavier Bertrand…

  12% des sympathisants UMP voient en l’ancien ministre la meilleure incarnation du renouveau du parti. Un score qui grimpe à 14% chez l’ensemble des Français.

… Et Valérie Pécresse

  A l’instar de Xavier Bertrand, Valérie Pécresse incarne davantage le renouveau de l’UMP chez l’ensemble des Français que chez les sympathisants (10% contre 8%).

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