Le président de la République a fait une allusion piquante à la fameuse sortie de son prédécesseur, ce lundi matin sur RTL.

François Hollande était ce lundi matin l’invité d’Yves Calvi sur RTL. L’occasion pour le président de la République d’évoquer quelques sujets sensibles de l’actualité à quelques heures du lancement de la conférence sociale, mais aussi de tacler son prédécesseur.

Ainsi, alors qu’il revenait sur le moment où deux syndicalistes ont refusé de lui serrer la main la semaine dernière lors d’un déplacement à Saint-Nazaire, le chef de l’Etat a expliqué avoir voulu jouer la carte de l’apaisement. "Nous devons vivre dans une société apaisée. Il y a toujours des conflits, toujours des confrontations, toujours des intérêts qui sont divergents. Comment les surmonte-t-on? Par la violence? Sûrement pas. Par de l'apaisement, donc par le dialogue", a-t-il affirmé. Et celui-ci d’ajouter : "Je considérais que j’étais dans une grande entreprise où j’ai été reçu par l’ensemble des salariés avec plus que de la politesse, de la chaleur. Un syndicaliste vient me parler d’une autre entreprise, Air France. Il préfère ne pas me serrer la main. Je vais m’en aller, je vais prononcer une phrase, vous savez il y en a eu, qui pourrait être regardée comme vulgaire ou grossière, surement pas. Moi, je le regarde en face. Il veut me parler, qu’il me parle. Il ne veut pas me serrer la main, tant pis pour lui". François Hollande a ainsi envoyé une pique à Nicolas Sarkozy en faisant allusion au fameux "casse-toi pauvre con" qu’il a prononcé en 2008 : "Dans la vie, celui qui manque de respect, c’est celui qui commet la faute, pas celui qui est l’objet de cette indélicatesse", a-t-il même souligné.

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Les regrets de Nicolas SarkozySouvenez-vous, quelques mois après son élection, l’actuel président des Républicains s’était rendu au Salon de l’Agriculture. Là, face à un Français qui avait refusé de lui serrer la main en arguant "touche-moi pas ! Tu me salis !", Nicolas Sarkozy lui avait lâché : "casse-toi pauvre con". Une réplique largement critiquée et que regrette aujourd’hui son auteur. "J’ai des regrets. Car j’ai cédé à une provocation. Une personne m’avait insulté, c’était son droit après tout. Je n’aurais pas dû lui faire de publicité", a-t-il récemment confié au Parisien.

En vidéo : François Hollande face à un syndicaliste qui refuse de lui serrer la main