Une militante FN de 92 ans a récemment appris qu'elle était candidate dans le Puy-de-Dôme pour les départementales. Seulement, elle jure ne pas l'avoir souhaité. 

Serait-ce une nouvelle manière de recruter ses candidats pour les départementales que le FN expérimente là ? L'Œil du 20 heures, diffusé ce jeudi sur France2 (voir un extrait ci-dessus), a appris à une militante du Front national qu'elle était officiellement suppléante de la liste FN d'Ambert, dans le Puy-de-Dôme. Surprise, Micheline Beysserias, 92 ans, a affirmé n'avoir jamais donné son accord pour porter la couleur bleue, de Marine.

De militante à suppléante

La nonagénaire a certifié être candidate à son insu. Au micro de France 2, Micheline Beysserias a expliqué qu'une personne travaillant pour Marine Le Pen lui avait rendue visite, avec des papiers à signer. De manière assez étrange, la personne en question n'avait a priori pas expliqué de quoi il s'agissait. "Je n'ai jamais signé de ma vie sans avoir lu quelque chose. Mais comme je ne vois pas clair, j'ai signé, sans lire", a déclaré la candidate malgré elle. Est-ce que le Front national démarcherait certains de ses militants pour leur proposer une candidature, quitte à opter pour des gens d'un âge très avancé, parfois même affaiblis ?

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Mais le cas de Micheline Beysserias n'est pas isolé. Premièrement, le Front national est le parti le plus adepte des candidats âgés, rappelle le reportage. Quelles que soient les raisons de ces choix, les candidats de plus de 80 ans sont nombreux dans le parti d'extrême droite. Pour preuve, sur les 138 candidats atteignant au moins cet âge sur l'ensemble des listes départementales, 111 portent les couleurs du FN. Soit 80%. La doyenne est âgée de 99 ans. Ensuite, ce cas de candidature FN non voulue n'est pas une première. Selon LeLab, dans des articles ici et , deux femmes avaient dénoncé une candidature à leur insu en février dernier. L'une l'avait appris via la presse, quand l'autre, non-voyante, affirmait avoir été "roulée dans la farine".