L’affaire vient de connaître un nouveau rebondissement avec la (nouvelle) mise en examen de l’ancien patron de la société de communication.

L’ancien patron de la société de communication Bygmalion, Bastien Millot, a de nouveau été mis en examen, mardi, dans l’enquête sur un système présumé de fausses factures durant la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2012, indique Le Monde.

Alors qu’il avait été mis en examen en octobre 2014 pour "complicité de faux" et "usage de faux", Bastien Millot a cette fois-ci été mis en examen pour "complicité de financement illégal de campagne électorale" et "complicité d’escroquerie" par les juges d’instruction. Par ailleurs, Bastien Millot est également mis en examen dans une autre affaire concernant "des soupçons de favoritisme sur des contrats payés par France Télévisions à Bygmalion.", indique le quotidien.

L’enquête porte sur une somme de 18 millions d’euros

Pour rappel, l’enquête porte sur plus de 18 millions d’euros de fausses factures adressées par la filiale événementielle de Bygmalion, société Event & Cie, à l’UMP (devenue Les Républicains) pour l’organisation de meetings du candidat Sarkozy, comme l’avait révélé Le Point.

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Au total, treize personnes sont mises en examen dans cette affaire : des cadres de la société de communication puis des responsables de feu l’UMP. Il s’agit de l’ex-directeur général de l’UMP Eric Cesari, de Guillaume Lambert et Jérôme Lavrilleux, respectivement ancien directeur et directeur adjoint de la campagne de Nicolas Sarkozy.

Nicolas Sarkozy a été entendu au début du mois

Le 7 mai 2015, Franck Louvrier, ex-conseiller de Nicolas Sarkozy, a été placé en garde à vue à l’Office anticorruption de la police judiciaire. Après 10 heures d’audition, celui-ci a été remis en liberté, sans charge ni poursuites. L’ancien chef de l’Etat a lui-même été entendu au début du mois dans le cadre d’une audition libre.

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L’enquête des juges initialement ouverte pour faux, usage de faux, abus de confiance, tentative d’escroquerie et complicité et recel de ces délits, a été étendue en novembre 2014 au délit de financement illégal de campagne électorale ; en l’occurrence, celle de Nicolas Sarkozy en 2012.

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