Selon les informations de L'Express, le parti d'opposition s'est déclaré créancier de la société Bygmalion, exigeant par ce fait le remboursement de la somme de 28 millions d'euros.

Alors que le parti est lui-même dans le viseur de la justice dans cette affaire, L’Express nous apprend ce mardi 6 janvier que l’UMP réclame 28 millions à la société de communication. Comment ? En catimini et in extremis, le parti d’opposition s’est déclaré créancier de cette ancienne entreprise en charge de la campagne du candidat Sarkozy en 2012.

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L'UMP visé par une enquête

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En accord avec certains cadres de l’UMP, la société aurait participé à un système de fausses factures destiné à maquiller les comptes de campagne. Ce positionnement en victime a de quoi interroger dans la mesure où l’UMP est visé par une enquête ouverte en juin dernier pour 3faux et usage de faux", "abus de confiance" et "tentative d’escroquerie". Par ailleurs, l’ex-directrice financière, l’ancien directeur général et l’ex-directeur de la communication du parti gaulliste ont été mis en examen au mois d’octobre.

 

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En imagesUMP : qui connaissait vraiment Bygmalion ?

François Fillon

OUI. François Fillon a bien entendu parler de l’agence de communication au moment des faits. Dans une interview à BFM TV, l’ancien Premier ministre a déclaré : "Je n'étais pas associé à l'organisation de la campagne de 2012 mais j'ai souvent entendu parler de Bygmalion [avant la campagne], et j'ai souvent vu que Bygmalion était une entreprise qui...

Alain Juppé

NON. Sur le plateau de "Des paroles et des actes", le maire de Bordeaux a indiqué qu’il n’avait jamais entendu parler de Bygmalion avant l’éclatement de l’affaire. "Je n'ai eu aucune responsabilité à l'UMP depuis 2004 et je n'étais plus à l'Assemblée nationale non plus depuis 2004" a-t-il expliqué.

Jean-François Copé

OUI. Même s’il a accusé les protagonistes de l’affaire d’avoir "abusé de sa confiance", Jean-François Copé est bel est bien lié à Bygmalion. L’agence a en effet été créée par son ami Bastien Millot qui, au passage, était son directeur de cabinet à la mairie de Meaux. C'est bien l'ex-président de l'UMP qui a fait entrer la société rue de Vaugirard.

Nicolas Sarkozy

NON. Il l’assure, il a appris le nom de Bygmalion "longtemps après la campagne présidentielle", en lisant la presse. Que Franc Attal, le directeur d’Event & Cie (filiale de l’agence), ait pu l’accompagner à l’estrade de chaque meeting de la campagne de 2012 ? Cela n’y change rien : jamais entendu parler. Que son homme de confiance Eric C...

Brice Hortefeux

NON. "Pygmalion ? Bygmalion ?.." Il n'en a tellement jamais entendu parler qu’il feint ostensiblement de ne pas savoir (et à plusieurs reprises), prononcer correctement "Bygmalion". Du grand art. Pourtant, les fois où il a dû éteindre le feu pour Nicolas Sarkozy sont nombreuses. Mais non, il n’arriverait donc pas à retenir le nom de cette ag...

Xaver Bertrand

OUI. "Bien sûr !". Voilà comment Xavier Bertrand répond quand on lui demande s’il connaissait l’agence de communication avant l’affaire des fausses factures. "Quand la société a été constituée, je crois en 2008, chacun sait que c'était des proches de Jean-François Copé qui la constituaient" déclarait récemment Xavier Betrand sur le plateau de Jea...

Rachida Dati

OUI. "C’était connu de tous" a déclaré Rachida Dati concernant l’entourage de Jean-François Copé qui gravitait autour de l’UMP. L’ancienne garde des sceaux a même affirmé que "Nicolas Sarkozy connaissait forcément les protagonistes" mais pas la société "Bygmalion" en tant que telle. Tout est dans la nuance… C’est beau…

Nathalie Kosciusko-Morizet

OUI. Porte-parole pendant la campagne de Nicolas Sarkozy, NKM a concédé qu’elle connaissait la société Bygmalion qui "travaillait avec le groupe UMP à l'Asemblée nationale". La candidate malheureuse à la mairie de Paris explique l’ignorance de Nicolas Sarkozy par son désintérêt "des questions d’intendance".

Bruno Le Maire

OUI. "Bien sûr que je connaissais Bygmalion (…) Cette entreprise était connue de tout le monde" a déclaré Bruno Le Maire le 24 septembre sur le plateau de BFM TV. Visiblement, le candidat à la présidence de l’UMP semble ne pas croire la version de Nicolas Sarkozy.

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