Bruno Le Roux est convoqué ce mardi dans le bureau du Premier ministre suite aux révélations qui ont été faites sur ses deux filles. Toutes les deux ont été embauchées comme collaboratrices parlementaires alors qu’elles étaient encore lycéenne et étudiante et ce, pour un montant total de près de 55 000 euros.

Va-t-on assister à une nouvelle affaire similaire à celle qui ébranle actuellement François Fillon ? C’est la question qui se pose depuis les révélations de Quotidien (TMC) sur les emplois de collaboratrices parlementaires dont ont bénéficiés les filles de Bruno Le Roux quand il était député de Seine-Saint-Denis. A cette époque, ses deux enfants étaient encore lycéenne ou étudiante et âgées de 15-16 ans lorsqu’elles ont cumulé les CDD à l’Assemblée. L’une a ainsi eu 10, tandis que l’autre a en a eu jusqu’à 14. En tout, et à elles deux, les filles de Bruno Le Roux auraient gagné près de 55 000 euros. Une somme qui a certes de quoi en faire rager certains mais qui relève pourtant d’une pratique tout à fait légale. En effet, et comme cela a récemment été rappelé dans le cadre de l’affaire dite Penelope Fillon, les parlementaires ont le droit d’embaucher des membres de leurs famille. D’ailleurs, le ministre de l’Intérieur n’a pas nié les révélations de Quotidien : "Bien entendu, j’ai mes filles qui ont travaillé avec moi sur des étés, mais jamais en permanence".

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Ce qui est en revanche interdit c’est que ces emplois soient fictifs. Et c’est justement là que le bât pourrait blesser dans le cas de Bruno Le Roux. En effet, la nature des missions qui ont été confiées aux deux jeunes filles interrogent, de même que la manière dont elles les auraient accomplies. Toujours d’après Quotidien, l’une des deux filles était déjà en stage chez Yves Roches à Bruxelles lorsque son père l’a embauchée pour l’été (juin et septembre 2013), tandis que l’autre était en classe préparatoire aux grandes écoles et n’avait que deux semaines de vacances d’été.

"On parle d’un boulot d’été auprès d’un parlementaire"

"Chaque contrat fait l’objet de missions qui ont été honorées (…) puisque ces missions ont pu être effectuées en horaires renforcés avant et après le stage, et en travail à distance durant le stage (travail de rédaction, mis à jour de fichiers, recherches, etc) et durant plusieurs jours supplémentaires à l’automne", a fait valoir son cabinet auprès de l’émission.

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Bruno Le Roux est attendu ce mardi au bureau du Premier ministre, Bernard Cazeneuve pour s’expliquer. "Pas d’amalgame" avec l’affaire Fillon, a-t-il appelé. "On parle d’un boulot d’été auprès d’un parlementaire. Et quand il faut faire un certain nombre de tâches parlementaires, je trouve que c’est une bonne école de faire ça".

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