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Les députés britanniques ont largement voté, par 472 voix contre 117, pour le renouvellement de leurs quatre sous-marins Trident. Theresa May, dont c'était le premier discours devant le parlement en tant que chef du gouvernement, a été prise à partie par ce député écossais : 'Etes-vous personnellement préparée, a demande George Kerevan, à autoriser une attaque nucléaire qui pourrait tuer 100 000 hommes, femmes et enfants innocents ?' 'Oui, a répondu Theresa May, et nos ennemis doivent savoir que nous serons prêts à utiliser ce moyen de dissuasion.' Avec la France et les Etats-Unis, le Royaume-Uni est l'une des trois nations de l'OTAN à posséder l'arme nucléaire. L'un des quatre sous-marins britanniques est en permanence en mission quelque part dans le monde. La flotte vieillissante est basée dans l'ouest de l'Écosse. Les nouveaux sous-marins devraient entrer en service dans une quinzaine d'années. Le remplacement des Trident devrait coûter au moins 49 milliards d'euros. Mais les opposants au projet l'estiment à près de 245 milliards d'euros, compte tenu des coûts associés au programme.
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'Quitter l'Union Européenne ne signifie pas quitter l'Europe'. C'est ce qu'a déclaré Boris Johnson après avoir pris ses fonctions de ministre des Affaires étrangères du Royaume-Uni. Sa nomination surprend la presse britannique qui s'inquiète des inimitiés que l'ancien maire de Londres s'est peut-être forgé au long de sa carrière. 10 quotes by Boris Johnson that are even more terrifying now he's foreign secretary https://t.co/WcQ3PvdxTF pic.twitter.com/icsKKNeFXj- The Independent (@Independent) July 14, 2016 En avril dernier, Barack Obama expliquait qu'en cas de Brexit, la Grande-Bretagne se retrouverait 'à l'arrière de la queue' pour les négociations commerciales avec les Etats-Unis. Ce à quoi Boris Johnson réagissait en évoquant 'l'aversion ancestrale (...) d'un président en partie kenyan' pour 'l'Empire britannique'. 'Il y a pas mal de personnes à qui vous devez des excuses, non ? Le président Obama par exemple' a demandé ce jeudi un journaliste au nouveau ministre des Affaires étrangères. 'Et bien, je dirais que les Etats-Unis seront en tête de la queue' a répondu Boris Johnson du tac au tac avant de tourner les talons. Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Marc Ayrault, a déclaré ne pas avoir 'd'inquiétude' quant à Boris Johnson, mais ne pas connaître David Davis, l'homme qui prend la tête du nouveau ministère chargé du Brexit. Il a 67 ans, c'est un europhobe convaincu, il s'occupait de l'Europe dans le gouvernement John Major et, à l'époque, où on le surnommait 'Monsieur Non'. David Davis estime que les négociations pour sortir le Royaume-Uni de l'Union Européenne devraient commencer à la fin de l'année dans le courant de l'année prochaine. Quant à Philip Hammond, il quitte les Affaires étrangères et intègre la résidence du chancelier de l'Échiquier. Le nouveau ministre des Finances est un eurosceptique qui avait choisi, comme Theresa May, de soutenir malgré tout la campagne en faveur du maintien du Royaume-Uni au sein de l'UE. 'La Grande-Bretagne est ouverte aux affaires' insiste-t-il le jour de sa prise de fonction. 'Nous ne tournons pas le dos au monde, nous sommes déterminés à conserver notre position tournée vers l'extérieur, déterminés à maintenir à l'avenir la prospérité, la croissance économique et la création d'emplois.' Avant de conduire la diplomatie britannique, Philip Hammond avait détenu le portefeuille des Transport dans le gouvernement de David Cameron. Cet ancien d'Oxford est désormais le numéro 2 du gouvernement britannique et il devra en particulier superviser les accords qui devront être signés pour accompagner le Brexit.
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Theresa May a pris ses quartiers au 10 Downing Street. A peine investie, elle a été soumise à la pression de dirigeants européens pour mettre en oeuvre le Brexit, alors qu'elle avait prévenu qu'elle ne comptait pas lancer le processus de sortie de l'UE avant la fin de l'année. . Elle a reçu un appel d'Angela Merkel. Les deux dirigeantes ont souligné la nécessité de poursuivre 'des relations amicales'. Dans son discours d'investiture, Theresa May s'est engagé à 'relever le défi' du Brexit tout en promettant 'la justice sociale' pour les Britanniques. Andrea Leadsom, ancienne ministre de l'Energie, a été nommée ministre de l'environnement et des Affaires rurales. Elle s'était présenté contre Theresa May pour remplacer David Cameron, avant de renoncer, estimant qu'elle n'avait pas les soutiens suffisants pour former un gouvernement solide. Jeremy Hunt, à l'origine d'une réforme très contestée sur les conditions de travail des internes dans les hôpitaux, est finalement maintenu à son poste de ministre de la Santé, contrairement à ce que disaient les rumeurs. 'Reports of my death have been greatly exaggerated...' Thrilled to be back in the best job in Government.- Jeremy Hunt (@Jeremy_Hunt) 14 juillet 2016 _Ravi de revenir au meilleur poste du gouvernment Le pro-Brexit Chris Grayling, ancien ministre des Relations avec la Chambre des communes ayant dirigé la campagne de Theresa May, occupe désormais le poste de ministre des Transports. En mettant aux manettes des partisans résolus de la sortie de l'Union européenne, elle semble montrer sa volonté de mener à son terme la rupture avec Bruxelles.
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Rares sont ceux qui auraient misé sur l'ancien maire de Londres et champion du Brexit. Boris Johnson à la tête d'un ministère traditionnellement pro-européen, un rôle inattendu pour un homme coutumier des boutades douteuses, pas forcément en adéquation avec les habitudes des milieux diplomatiques. Il s'est aussi vu taxer de racisme durant la campagne pour avoir suggéré dans un article de presse que le président américain Barack Obama, qu'il avait décrit comme 'en partie Kényan', avait un préjugé contre le Royaume-Uni en raison 'd'une aversion ancestrale de l'empire britannique'. Sa nomination est accueillie avec scepticisme voire consternation. Le choix de Mme May de lui confier ce poste est, selon le ministre des Affaires étrangères français Jean-Marc Ayrault, 'révélateur de la crise politique britannique' : 'Je n'ai pas du tout d'inquiétude (...), mais vous savez bien quel est son style, sa méthode. Durant la campagne, il a beaucoup menti au peuple britannique. Maintenant, il ne s'agit pas d'en rester là, il faut se mettre dans les conditions les meilleures pour que la sortie de l'Union européenne par la Grande-Bretagne se fasse dans les bonnes conditions'. #BorisJohnson has offended / annoyed / upset the countries in red. No, really. pic.twitter.com/EFvf1eBZM9- DOBS (@peterdobbie1) July 14, 2016 #BorisJohnson as #ForeignSecretary a great choice. Feel the force https://t.co/8k0w0j3kMe- Auntie Pegg (@AuntiePegg) July 14, 2016 Britain's new approach to foreign policy #BorisJohnson #TheresaMayPM pic.twitter.com/Smdhd2q4z6- RAFA@NUFC (@ToonArmyMIA) July 13, 2016 Son homologue allemand, Frank-Walter Steinmeier, l'a implicitement accusé de s'être comporté de manière irresponsable après le vote en faveur du Brexit. En Suède, l'ancien chef de la diplomatie Carl Bildt, a tweeté qu'il 'aurait préféré que ce soit une blague'. Aux Etats-Unis au contraire, le département d'Etat s'est dit impatient de travailler avec lui. Son homologue russe Serguei Lavrov l'a chaleureusement félicité. Boris Johnson devra certainement présenter des excuses, lui qui a qualifié Hilary Clinton 'd'infirmière sadique' et a comparé durant la campagne référendaire les objectifs de l'Union européenne avec les visées d'Adolf Hitler et de Napoléon. Boris Johnson n'en devra pas moins contribuer à dessiner le nouveau rôle que la Grande-Bretagne entend occuper dans le monde après son départ de l'Union européenne. Il aura à gérer d'autres dossiers tout aussi complexes, notamment ceux des conflits syrien et ukrainien. Le baptême du feu aura lundi à Bruxelles où il rencontrera ses collègues européens pour la première fois. #BorisJohnson wird britischer #Außenminister. pic.twitter.com/BNPsewYKHe- Patrick Appel (@AppelPatrick) July 13, 2016 avec AFP et Reuters
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Premier jour de travail pour le nouveau gouvernement britannique, sous une forte pression internationale pour faite avancer le Brexit. Boris Johnson, ministre surprise des Affaires Etrangères, fait la une des quotidiens britanniques ce matin. Après une campagne pro-Brexit et l'abandon de sa candidature pour être Premier ministre, beaucoup pensaient qu'il allait disparaître... Boris Johnson : 'Clairement maintenant nous avons dans ce pays une grande opportunité de faire de notre nouvelle relation avec l'Europe et le monde un grand succès et je suis très excité de faire partie de cela. La journaliste : Il y a quelques personnes envers qui vous devriez vous excuser, non ? Le président Obama, par exemple. - Eh bien, comme je l'ai dit, les Etats-Unis seront aux premières loges, merci'. Boris Johnson, qui par le passé a dit des choses très peu diplomatiques, va devoir désormais faire preuve de retenue. Pour Philip Hammond, rien ne semble presser, malgré l'appel ce matin de Martin Schulz à 'travailler rapidement'. Le nouveau ministre des Finances a déclaré que la décision d'activer l'article 50 du traité de Lisbonne, qui déclenche la procédure de retrait, n'avait pas encore été prise. Les annonces, les décisions importantes deTheresa May et de son gouvernement seront faites lors de la déclaration d'automne, mais c'est un été studieux qui attend le cabinet britannique. Et David Davis ne sera pas celui qui aura le moins de travail : cet ancien secrétaire d'Etat aux Affaires européennes prend la tête d'un ministère entièrement dédié au Brexit.
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David Cameron a présenté ce mercredi officiellement sa démission à la reine. Et il a quitté pour la dernière fois sa maison du 10 Downing Street accompagné de sa famille. Son dernier discours était très personnel. 'Je suis ravi pour que la deuxième fois dans l'histoire du Royaume-Uni le nouveau Premier ministre sera une femme, et une conservatrice. Je pense que Theresa offrira un leadership fort et stable pour appliquer le programme conservateur grâce auquel nous avons été élus. Je lui souhaite bonne chance pour négocier les meilleurs termes possibles pour la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne. Cela a été le plus grand honneur de ma vie de servir un pays en tant que Premier ministre pendant ces six dernières années, et de diriger mon parti pendant presque onze ans. C'est la dernière fois que nous quittons cette maison. Tout ce que je souhaite, c'est la réussite pour ce pays formidable que j'aime tant. Merci' David Cameron a mentionné comme faisant partie de son héritage la légalisation du mariage homosexuel et l'aide économique apportée par le Royaume-Uni aux pays en voie de développement. Lors de sa dernière session de questions au gouvernement à Westminster, il a été ovationné par les députés. Il restera dans l'histoire comme le Premier ministre à l'origine, contre son gré, du Brexit.
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L'annonce a créé la surprise. Boris Johnson, ancien maire de Londres et figure de proue du camp du Brexit, a été nommé ministre des Affaires étrangères du Royaume-Uni. L'annonce a été faite ce mercredi en début de soirée par les services de la toute nouvelle première ministre Theresa May. Dans ce nouveau gouvernement britannique, il y a d'autres changements. Philip Hammond, ministre des Affaires étrangères sortant occupera désormais le poste de ministre des finances. George Osborne qui était ministre des finances depuis 2010 et un allié très proche de Cameron a quitté le gouvernement. Liam Fox, favorable au Brexit, devient ministre du commerce extérieur. Un rôle crucial dans le contexte de la sortie de l'UE.Amber Rudd est nommée ministre de l'intérieur en remplacement de Theresa May. A noter que David Davis incarnera un nouveau rôle : Secrétaire d'Etat pour la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne.
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La nouvelle devrait rassurer les Britanniques qui s'inquiétaient du sort de Larry, le chat qui résidait au 10, Downing Street, la résidence officielle du premier ministre. Contrairement à David Cameron, lui reste. 'C'est le chat d'un fonctionnaire, pas celui des Cameron', a précisé un porte-parole de Downing Street. Larry accueillera donc la nouvelle première ministre Theresa May et son époux Philip. Ce chat avait fait son entrée dans la résidence après l'apparition à la télévision d'un rat rodant devant la célèbre porte noire. Mais depuis son arrivée, son efficacité comme chasseur officiel de souris et de rats a été mise en doute. Proof... pic.twitter.com/UZVXn6WcUw- David Cameron (@David_Cameron) 13 juillet 2016 Lors de ses adieux au Parlement britannique,David Cameron a évoqué la mascotte : 'La rumeur selon laquelle je n'aimerais pas Larry est fausse, je l'aime. Et j'ai une photo qui le prouve. Malheureusement, je ne peux pas le prendre avec moi. Il fait partie du 10, Downing Street et le personnel de la maison l'apprécie beaucoup, comme moi!'
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Trois semaines après le Brexit, le Royaume-Uni change de Premier ministre. Theresa May aura la lourde tâche d'engager les négociations avec Bruxelles et les partenaires européens. L'un des principaux points est la question de l'immigration en provenance de l'Union européenne, que les pro-Brexit veulent freiner. Sur ce sujet, Theresa May n'a pour l'instant pas exprimé ses intentions. 'Bien sûr il faut négocier le meilleur accord pour la sortie du Royaume-Uni de l'UE, et nous façonner un nouveau rôle dans le monde. Brexit signifie Brexit et nous allons en faire un succès', a-t-elle déclaré mercredi. Theresa May affirme qu'elle ne compte pas invoquer 'avant la fin de l'année' l'article 50 du Traité de Lisbonne, qui déclenche officiellement la procédure de sortie. Mais les partenaires européens s'impatientent. Berlin a déjà demandé à Londres de déclencher le processus dès la nomination du nouveau chef de gouvernement. Nous avons interrogé sur ce sujet Lincoln Allison, professeur de sciences politiques. Euronews: " Justement Theresa May a fait parti du camp du maintien mais maintenant elle insiste: le Brexit signifie Brexit. Est-ce que ce changement par rapport à sa position initiale peut influencer sa stratégie sur des sujets tels que la migration? " Lincoln Allison: " Oui cela aura certainement un effet. La politique migratoire est une question centrale. L'Angleterre est le plus grand, le plus prospère, des pays anglophones au sein de l'Union européenne. Cela a été un aimant pour les migrants et c'est devenu pour beaucoup de personnes le principal enjeu politique. Je ne pense pas que, pour une grande partie des partisans de la sortie la liberté des ressortissants des 27 États membres de venir au Royaume-Uni, ou en Angleterre si elle devait devenir un pays indépendant, soit négociable. " Euronews: " Pour évoquer les relations à venir entre l'Union européenne et le Royaume-Uni, emmené par Theresa May, nous retrouvons Lincoln Allison, professeur de politique à l'université de Warwick. A quel genre de négociation doit s'attendre l'Union européenne face à Theresa May qui est décrite comme une femme de caractère, une autre Dame de fer, sachant qu'elle aura en face d'elle la Chancelière allemande et le Président de la Commission européenne? Lincoln Allison: " L'effet Theresa May en tant que Première ministre a permis de calmer les marchés financiers. Et le fait qu'elle ait modérément soutenu le camp du maintien laisse entrevoir la possibilité d'une négociation de bonne volonté. Cela dépendra, comme vous le savez mieux que moi, des personnes qui participeront à ces négociations. Est-ce que ce sera la Commission européenne ou une équipe de négociation beaucoup plus large ? " Euronews: " Theresa May a fait savoir qu'elle souhaite invoquer l'article 50 début 2017, mais elle fait face à des pressions de l'Union pour agir dès que possible. Pourquoi veut-elle retarder la procédure et peut-elle retarder cette procédure? " Lincoln Allison: " Je pense que la plupart des gens aurait comme message au Président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, le suivant: 'il veut que le gouvernement britannique avance rapidement et dès que possible'. La réponse serait alors : 'ne nous dîtes pas ce qu'il faut faire vue les circonstances'. Mais en fait les termes ne sont pas très clairs sur les arrangements possibles pour les négociations sur le Brexit: l'accès au marché unique, les possibilités en matière de politique migratoire. " Euronews: " Justement Theresa May a fait parti du camp du maintien mais maintenant elle insiste: le Brexit signifie Brexit. Est-ce que ce changement par rapport à sa position initiale peut influencer sa stratégie sur des sujets tels que la migration? " Lincoln Allison: " Oui cela aura certainement un effet. La politique migratoire est une question centrale. L'Angleterre est le plus grand, le plus prospère, des pays anglophones au sein de l'Union européenne. Cela a été un aimant pour les migrants et c'est devenu pour beaucoup de personnes le principal enjeu politique. Je ne pense pas que, pour une grande partie des partisans de la sortie la liberté des ressortissants des 27 États membres de venir au Royaume-Uni, ou en Angleterre si elle devait devenir un pays indépendant, soit négociable. "
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Owen Smith, député travailliste britannique, est le nouveau candidat ouvertement déclaré pour briguer la tête du Labour party. Ancien ministre du travail et des retraites du cabinet fantôme, il a annoncé ce mercredi sa candidature. Il rejoint ainsi Angela Eagle autre opposante déclarée à l'actuel leader travailliste Jeremy Corbyn 'Corbyn a réalisé un bon travail dans certains domaines. Mais il n'est pas la personne qui peut nous conduire, nous le Labour, à la victoire lors des prochaines élections. Les travailleurs dans ce pays ne pouvent se permettre d'avoir un parti travailliste qui ne représente pas une opposition forte et une alternative crédible à l'actuel gouvernement. Nous avons besoin d'un vrai leadership et c'est ce que je suis déterminé à apporter.' a déclaré le nouveau candidat. Mardi soir, le comité exécutif du Labour a autorisé l'actuel leader travailliste Jeremy Corbyn a pouvoir se présenter lors de nouvelles élections qui pourraient intervenir en septembre prochain. Triomphalement élu en septembre par les militants, M. Corbyn n'a jamais réussi à s'imposer auprès de la majorité des cadres du parti qui le jugent trop à gauche et incapable de remporter des législatives. Alors que le pays se dote d'un nouveau leader, l'opposition travailliste reste secouée par une profonde crise de leadership, énième répercussion du référendum sur le Brexit.
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David Cameron sera parvenu à faire sortir Grande-Bretagne de l'Union Européenne et c'est sans doute souvenir le plus durable qu'il laissera dans l'histoire de de son passage au 10, Downing street. Même s'il n'est pas un europhile exalté, David Cameron ne souhaitait pas le Brexit. Il annonce sa démission au lendemain du referendum, six années après son arrivée au pouvoir en 2010. David Cameron est alors à peine âgé de 43 ans. Il forme un gouvernement de coalition avec les Libéraux Démocrates de Nick Clegg. C'est un moment où l'économie britannique est en berne. Le jeune Premier ministre met en oeuvre une politique d'austérité avec son ministre des Finances Georges Osborn avec pour résultat des coupes dans les budgets sociaux, un accroissement des inégalités, mais aussi le redressement de l'économie. Ainsi en 2012, le Royaume-Uni connaît une croissance de 3,5 % et un million d'emplois ont été créés en deux ans. Sur les dossiers internationaux, le bilan de David Cameron est en demi-teinte. Restera l'intervention en Libye, en 2011, aux côtés de Nicolas Sarkozy, mais aussi le refus du Parlement britannique de le suivre dans une intervention en Syrie. Sur le front de la politique intérieure, il gagne son pari du referendum sur l'indépendance de l'Écosse, en 2014, avec la victoire du non. L'Écosse rejette l'indépendance et en 2015 David Cameron est réélu en ayant promis, durant sa campagne électorale, d'organiser un referendum sur le maintien ou non de la Grande-Bretagne au sein de l'Union Européenne. 'Oui, nous allons faire ce referendum sur notre futur au sein de l'Europe' avait-il dit. 'En même temps que nous réalisons ce travail essentiel, nous devons nous assurer de rassembler notre pays.' David Cameron participe à la campagne contre le Brexit, il conduit des négociations avec Bruxelles et obtient des dérogations, avec l'espoir que ces avantages suffiraient à convaincre les électeurs maintenir le Royaume Uni au sein de l'UE. Les arguments du Premier ministre ne portent pas et 52 % des électeurs votent en faveur du Brexit. 'Mercredi soir un autre Premier ministre sera dans le bâtiment derrière moi' annonce le 11 juillet David Cameron aux journalistes convoqués devant le 10, Downing street. Il ne répond à aucune question, tourne le dos, regagne le bâtiment des Premiers ministres britanniques et, oubliant un instant que son micro est toujours branché, fredonne un petit air joyeux avant de fermer la porte derrière lui.
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David Cameron s'est exprimé pour la dernière fois ce mercredi devant les membres du parlement réunis à Westminster. L'actuel Premier ministre pour quelques heures encore remettra sa démission en fin d'après-midi à la reine Elizabeth II. Lui succédera alors Theresa May. 'Permettez-moi tout d'abord de féliciter chaleureusement la ministre de l'intérieur Theresa May qui va devenir la nouvelle dirigeante du Parti conservateur. En voyant que pour la deuxième fois une femme conservatrice va devenir première ministre britannique, je vais pouvoir dire à l'opposition travailliste que ça fait 2-0.' a déclaré avec le sourire David Cameron. C'est donc à Theresa May que reviendra la tâche énorme de mettre en oeuvre le Brexit. Celui-là même qui a conduit David Cameron à sa perte. Cette fille de pasteur hérite d'un Royaume-Uni laissé sens dessus dessous par le référendum. 'Mon conseil à celle qui va me succéder et qui est une excellente négociatrice, c'est que nous devons être aussi proche que possible de l'Union européenne pour le bien des échanges, de la coopération et de la sécurité. La Manche ne va pas devenir plus large parce qu'on a quitté l'Union européenne, nous devons donc aller dans le sens de cette relation.', a tenu à rajouter le premier ministre sur le départ. David Cameron va donc quitter le 10, Downing Street après y avoir passé 6 années. Il restera dans les mémoires comme le déclencheur contre son gré du Brexit et l'artisan d'une sévère austérité économique.
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Le chef du gouvernement britannique démissionnaire David Cameron a présidé ce mardi son dernier conseil des ministres au 10 Downing Street. Il cèdera la place ce mercredi à Theresa May qui est encore pour quelques heures ministre de l'Intérieur. L'une de ses premières tâches sera de former un nouveau gouvernement qui fasse sa place aussi bien aux pro qu'aux anti Brexit. Il lui faudra aussi réunifier un parti conservateur qui s'est profondément divisé pendant la campagne du référendum. L'un des plus proches alliés de Theresa May, le leader de la Chambre des communes Chris Grayling a prévenu que le nouveau gouvernement 'ne se précipitera pas' pour invoquer l'article 50 du traité de Lisbonne qui permet à un Etat membre de l'Union européenne de la quitter. Tout sera fait pour servir l'intérêt national, a-t-il souligné. Theresa May, une pro-UE pour mener le Brexit https://t.co/LHCEW9hOW3- Philippe Bernard (@canalbernard) 12 juillet 2016 Theresa May: fille de Maggie Thatcher ou soeur d'Angela Merkel? https://t.co/KSLMQOn6J1- Challenges (@Challenges) 12 juillet 2016
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Andrea Leadsom brocardée dès son entrée en campagne pour le poste de Premier ministre britannique. Avoir des enfants, c'est avoir une meilleure place dans l'avenir du pays, a laissé entendre au Times la Secrétaire d'Etat à l'Energie. L'interview a provoqué l'indignation... Démenti furieux et outré de l'intéressée : 'On m'a posé plusieurs fois des questions sur mes enfants et j'ai répondu plusieurs fois que je ne voulais en aucun cas que cela devienne un sujet de campagne. Je suis dégoutée de la façon dont ceci a été présenté. Je veux dire très clairement que tout le monde a les mêmes chances dans notre société et notre pays'. Theresa May, la ministre de l'Intérieur, est arrivée en tête du vote des conservateurs. Eurosceptique notoire, elle avait pourtant appelé du bout des lèvres au maintien de la Grande Bretagne dans l'Union Européenne. Et puis une troisième femme va faire l'actualité cette semaine au Royaume Uni : la députée travailliste Angela Eagle a déclaré qu'elle avait l'intention lundi de contester Jeremy Corbyn à la tête du Labour et de demander des élections internes.
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Theresa May sera t-elle la prochaine Margaret Thatcher ? Un tabloïd anglais n'hésitait pas à poser cette question ce vendredi. La ministre britannique de l'Intérieur a recueilli la majorité des votes des conservateurs pour être candidate à la succsession de David Cameron, démissionnaire après le Brexit. 'J'ai été très heureuse hier de voir tout le soutien que j'ai obtenu de mes collègues parlementaires, de gauche ou de droite, du camp du Brexit ou de celui du Remain, et de toutes parts dans le pays, déclare Theresa May. A présent je vais aller faire campagne dans tout le pays pour plaider mon cas, pour obtenir le meilleur accord de Brexit, pour unifier le parti et le pays et pour faire de la Grande Bretagne un pays qui marche pour tout le monde'. Theresa May est arrivée en tête devant une autre euro-sceptique, mais celle-là clairement du camp des pro-Brexit. Andrea Leadsom est l'actuelle secrétaire d'Etat à l'Energie : 'Je pense qu'il y a un travail énorme à faire pour unifier le pays. Ces derniers temps ont été très agités. Je pense que beaucoup de gens sont inquiets et nous devons les rassurer mais en même temps mettre la main sur toutes les opportunités qui nous attendent. Donc voilà, ce sont mes intentions'. Le ministre de la Justice Michael Gove, qui s'était quasiment déjà mis en campagne, a été éliminé de la course à Downing Street. Les 150.000 adhérents du parti conservateur se prononceront cet été pour choisir la seconde femme Première ministre de Grande Bretagne.
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Julian King devrait être le prochain Commissaire européen représentant le Royaume-Uni. Le Premier ministre britannique a proposé le nom de son actuel ambassadeur à Paris pour succéder à Jonathan Hill. Ce dernier, en charge des Services financiers au sein de la Commission européenne, avait présenté sa démission après le référendum en faveur du Brexit. Julian King rencontrera lundi le président de la Commission , Jean-Claude Juncker, comme le veut la procédure. Il devra ensuite passer une audition auprès du Parlement européen.
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Une femme succèdera à David Cameron à la rentrée : Theresa May ou Andrea Leadsom. Avec 199 voix en sa faveur, la ministre de l'intérieur Theresa May est arrivée largement en tête du vote des députés conservateurs invités à désigner les deux finalistes dans la course à la tête du parti. La secrétaire d'Etat à l'énergie, Andrea Leadsom, fait figure de challenger. Elle a obtenu 84 voix. Elle a en tous cas devancé un autre partisan du Brexit, Michael Gove, le ministre de la justice et ancien bras droit de Boris Johnson, éliminé donc de la course. Les 150 000 adhérents du parti doivent à présent départager les deux candidates. Le vote se fera cet été par correspondance. Celle qui succédera au chef du gouvernement sera officiellement désignée le 9 septembre. Elle aura la lourde tâche de mener les négociations de sortie de l'Union européenne.
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Qui seront les deux finalistes dans la course à la succession du Premier ministre britannique David Cameron ? La réponse est attendue dans le courant de la journée. Les députés conservateurs votent pour le deuxième et dernier tour qui doit départager les trois candidats toujours en lice. Parmi eux, la ministre de l'Intérieur Theresa May reste la grande favorite. Malgré son euroscepticisme notoire, elle avait rejoint le camp du maintien dans l'Union européenne. Autre candidate, la secrétaire d'Etat à l'Energie, Andrea Leadsom. Elle avait fait campagne pour le Brexit. C'est aussi le cas du ministre de la justice, Michael Gove, ancien bras droit de Boris Johnson et donc acteur majeur dans la campagne pour le départ du Royaume-Uni de l'UE. Une fois les deux finalistes connus, ils seront départagés durant l'été par un vote par correspondance des 150 000 adhérents du Parti conservateur. Le nom du nouveau Premier ministre sera connu le 9 septembre. Il aura la lourde tâche de mener les négociations de sortie de l'Union européenne, tout en tenant la barre d'un pays pris dans les remous économiques du Brexit.
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Démissionnaire en début de semaine de la direction du UKIP, le britannique Nigel Farage conserve cependant son poste de député européen. Le parlementaire europhobe se projette d'ailleurs déjà avec ironie sur la fin de son mandat. " Personnellement cela va me manquer d'être vu comme le méchant. Je me suis amusé de voir les députés me huer et crier ", avoue-t-il avec un grand sourire. Pour les sociaux-démocrates britanniques du Parlement, Nigel Farage nuit tout simplement au débat. L'eurodéputé Richard Howitt le décrit comme " un membre venimeux et toxique de la politique britannique ". Il espère d'ailleurs que la troisième démission annoncée de Nigel Farage sera la bonne.
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Alléger la fiscalité des entreprises pour amortir le choc du Brexit : C'est la solution avancée par le ministre des Finances en exercice, George Osborne. Avantage compétitif Dans un entretien accordé au Financial Times, il propose de ramener l'impôt sur les sociétés sous la barre des 15%, contre 20% actuellement. Il devait déjà passer à 17% d'ici 2020. Le Royaume-Uni aurait ainsi un avantage compétitif sur l'Allemagne et la France notamment, où sociétés sont taxées à 30 et 33%. L'Irlande resterait toutefois plus attractive avec un impôt sur les sociétés à 12,5% dans le secteur des services. Elle est d'ailleurs régulièrement accusée de dumping fiscal par ses partenaires. Britain open for business: lower business taxes, support for bank lending, infrastructure investment, more trade with China + rest of world- George Osborne (@George_Osborne) July 4, 2016 Bien, mais peut faire plus 'Monsieur Osborne ne devrait pas se limiter à l'impôt sur les sociétés,' estime Michael Hewson, analyste marchés chez CMC. 'Il devrait aussi baisser la taxe foncière des entreprises, qui reste une charge significative pour les sociétés britanniques, petites et grandes. Il devrait également envisager la possibilité d'investissements publics futurs dans les infrastructures,' pour soutenir un secteur du BTP déjà affecté par le Brexit. En effet, le secteur britannique du BTP a connu sa plus forte contraction en sept ans en juin, la peur d'un Brexit ayant fait fuir les investisseurs. Et avec le plongeon de la livre sterling, le coût des matériaux de construction, importés d'Europe pour la plupart, est en train de flamber. Agacement européen Parmi les réactions aux propositions de George Osborne, le ministre français de l'Economie, Emmanuel Macron, a dit attendre de Londres de la clarté sur les conséquences du Brexit, et non une baisse de la fiscalité. L'ancien directeur général de l'organisation mondiale du commerce, Pascal Lamy a lui estimé que lancer une compétition fiscale n'était pas la meilleure manière d'aborder les négociations avec l'Union européenne. Confusion Fervent partisan du maintien de la Grande-Bretagne dans l'Union européenne, George Osborne a observé trois jours de silence après le vote, avant de revenir sur les devants de la scène. Celui qui mettait en garde les électeurs contre un risque de récession en cas de Brexit avait prévenu la semaine dernière que le prochain gouvernement devrait relever les impôts et réduire ses dépenses pour équilibrer les comptes publics. George Osborne estime qu'une baisse de l'impôt sur les sociétés entamerait certes les recettes publiques dans un premier temps, mais le coup de pouce à l'activité permettrait à l'Etat de s'y retrouver, à terme, en volume. Chère incertitude, par S&P Les économistes de Standard & Poor's ont de nouveau tiré la sonnette d'alarme quant aux conséquences du Brexit sur l'économie du Royaume-Uni comme de la zone euro. L'agence de notation financière - qui a dégradé la note de la dette britannique la semaine dernière - juge que les incertitudes liées à la sortie de la Grande-Bretagne de l'UE entameront le produit intérieur brut de l'eurozone de 0,8% sur 2017 et 2018. Celui du Royaume-Uni devrait être affecté de 1,2% en 2017 et d'1% en 2018. Le pays devrait toutefois éviter de justesse une récession.
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Au Royaume-Uni, la course à la succession de David Cameron s'accélère avant un premier vote éliminatoire, mardi, des députés conservateurs. Lundi, c'est l'actuelle ministre de l'énergie, Andrea Leadsom, 53 ans, qui a présenté officiellement sa candidature. Assez peu connue du grand public, la ministre a fait une campagne acharnée en faveur du Brexit. Andrea Leadsom: EU nationals in UK won't be Brexit 'bargaining chips' https://t.co/v2Z0u6M9vU- The Guardian (@guardian) 4 juillet 2016 'C'est une grande décision que de vouloir diriger le pays', a-t-elle déclaré . 'Mais je le fais avec la conviction absolue que le futur de nos enfants et petits-enfants sera bien meilleur en dehors de l'Union européenne.' Une autre femme est aussi en compétition. Theresa May, l'actuelle ministre de l'Intérieur a davantage le vent en poupe chez les conservateurs. #Brexit Royaume-Uni: Theresa May favorite pour succéder à David Cameronhttps://t.co/JIbJkXzG5v #AFP pic.twitter.com/alEDmLmK1w- Agence France-Presse (@afpfr) 1 juillet 2016 Face à ces deux femmes, trois candidats sont aussi en lice. Liam Fox, un ancien ministre de la Défense. Il est partisan du Brexit. Tout comme Michael Gove, le secrétaire d'Etat à la Justice, très présent aux côtés de Boris Johnson durant la campagne référendaire. A 43 ans Stephen Crabb, reste le plus jeune des 5 candidats mais aussi le moins connu. Il a voté contre le Brexit. I would allow EU citizens already in UK to continue their lives here, and expect same for Brits in EU. People are not bargaining chips- Stephen Crabb (@scrabbmp) 3 juillet 2016 Ce sont maintenant les députés conservateurs qui vont devoir faire un premier tri parmi ces candidats. Deux resteront en compétition. Le vainqueur sera connu le 9 septembre. Il deviendra automatiquement Premier ministre. Les cinq candidats en lice Theresa May 59 ans Diplômée de l'université d'Oxford A travaillé à la Banque d'Angleterre Elue députée en 1997 Minsitre de l'Intérieur depuis six ans dans le gouvernement de David Cameron Elle était pour le maintien du Royaume-Uni dans l'UE Michael Gove 48 ans Diplômé de l'université d'Oxford Ancien journaliste Elu député en 2005 Secrétaire d'Etat à la justice dans le gouvernement de David Cameron Partisan du Brexit Andrea Leadsom 53 ans Dilpômé de l'Université de Warwick Carrière dans la banque et la finance Ministre de l'énergie dans le gouvernement de David Cameron Partisan du Brexit Stephen Crabb 43 ans Dilplômé de l'université de Bristol Carrière dans le cadre parlemenaire Elu député en 2005 Liam Fox 53 ans Dilplômé de l'université de Glasgow Ancien officier de l'armée Elu député en 1992 Ex-ministre de la Défense Partisan du Brexit Le calendrier Les règles internes au Parti conservateur prévoient un tri parmi les candidats : deux finalistes restent en compétition 5 juillet Premier tour de scrutin organisé au sein du groupe parlementaire du Parti conservateur. 7 juillet Deuxième tour de scrutin, si nécessaire 8 septembre Fin des votes par voie postale pour tous les membres du parti. 9 septembre Le nom du nouveau leader du Parti conservateur est annoncé et devient automatiquement le nouveau Premier ministre.
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Une nouvelle annonce surprise dans le camp des pro-Brexit. Nigel Farage a annoncé publiquement qu'il renonçait à diriger Ukip, le parti europhobe et anti-immigration qu'il a co-fondé, lors d'une conférence de presse ce lundi à Londres. 'Je n'ai jamais voulu faire carrière dans la politique. Mon but en faisant de la politique était de sortir la Grande-Bretagne de l'Union européenne. Nous avons voté pour cela dans ce référendum, il y a deux semaines, et c'est pourquoi j'ai le sentiment d'avoir accompli ma mission, et je ne pourrais pas faire plus que ce que nous avons atteint avec ce référendum. Et donc je crois qu'il convient que je démissionne maintenant en tant que leader de Ukip'. Il a toutefois indiqué qu'il conserverait son mandat de député au Parlement européen. Il a aussi dit qu'il continuerait à soutenir son parti et à suivre de près les négociations à Bruxelles de sortie de l'UE.
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Dix jours après le Brexit, le débat politique fait rage au Royaume-Uni. Pour l'ancien Premier ministre Tony Blair, la Grande-Bretagne ne doit pas se précipiter, mais elle doit 'garder toutes les options ouvertes'. ''Le peuple a le droit de changer d'avis'', ajoute-t-il, alors que des dizaines de milliers de Britanniques ont défilé samedi à Londres pour éviter une sortie de l'Union européenne. 'The will of the people is entitled to change,' Tony Blair said on UK's vote to leave the EU https://t.co/52Dg9l96yx https://t.co/MhdATpjzyy- Sky News (@SkyNews) 3 juillet 2016 Pendant ce temps, au parti conservateur, la bataille pour la succession de David Cameron est lancée, et c'est l'actuelle ministre de l'Intérieur, qui fait figure de favori. Theresa May estime que Londres doit temporiser avant de sortir de l'Europe : 'J'ai dit que nous ne devrions pas invoquer l'Article 50 avant la fin de cette année, car nous devons clarifier notre propre stratégie de négociation. Il est important d'obtenir le bon accord sur le contrôle de la liberté de circulation, mais aussi le meilleur accord possible pour le commerce des biens et des services', a-t-elle souligné à la télévision britannique. Please join my campaign & let's rebuild a country that works for everyone who was born here https://t.co/KXW9ppZxBb pic.twitter.com/7YCtCcWnyp- Theresa May (@TheresaMay_MP) 30 juin 2016 Autre candidate au poste de Premier ministre, la secrétaire d'État à l'Énergie, Andrea Leadsom, peu connue du grand public, mais qui, à l'inverse de Theresa May, a fait campagne pour la sortie de l'Union européenne. Andrea Leadsom says next Tory leader must be Brexit supporter https://t.co/q0qB97Ujs3- The Guardian (@guardian) 2 juillet 2016 A l'instar du ministre de la justice Michael Gove. Mais chez les conservateurs, beaucoup lui reprochent d'avoir trahi son ex-allié, Boris Johnson, en affirmant que ce dernier n'était pas prêt à prendre les rênes du pays. L'ex-maire de Londres a renoncé à être candidat. Michael Gove, le candidat conservateur à Downing Street qui trahit tout le monde https://t.co/BIEzJ4KsTU pic.twitter.com/nTCfdrTgWH- 20 Minutes (@20Minutes) 2 juillet 2016 Et les turbulences politiques après le Brexit ne se limitent pas au parti conservateur. L'opposition travailliste est également en pleine crise, son leader, Jeremy Corbyn, est contesté par une large majorité des députés du Labour. Jeremy Corbyn explains why he's staying as Labour leader https://t.co/vDw15QZQlV- The Independent (@Independent) 3 juillet 2016
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Le 24 juin 2016 restera sans nul doute un jour historique en Grande-Bretagne. Le jour où le pays a divorcé de l'Europe. Le jour aussi où la classe politique britannique a volé en éclat. Une détonation digne d'une tragédie grecque, avec son lot de coups de théâtre et de petites trahisons entre amis. Tout commence avec la Dream Team et les partisans du Brexit. Le Tandem Michael Gove-Boris Johnson. Le premier, ministre de la Justice, intellectuel néo-conservateur et fin stratège. Le second, ancien maire de Londres, eurosceptique parfois accusé de donner dans le populisme et réputé pour ses excentricités. Boris Johnson est toujours apparu comme le candidat naturel à la succession de David Cameron tandis que Gove, son fidèle second, a dit et répété qu'il n'était 'pas équipé pour devenir Premier ministre'. Alors quand le 'Leave' l'a officiellement emporté face au 'Remain', il semblait clair que chacun des deux compères du Parti conservateur savait où se positionner quand david Cameron a annoncé qu'il démissionnait. 'Le peuple britannique a pris la décision très claire d'emprunter un chemin différent. Je ne pense pas que ce serait une bonne chose pour moi d'être le capitaine qui guidera le pays vers sa prochaine destination', a dit le David Cameron. Tous les projecteurs sont alors braqués sur Boris Johnson dont le ralliement tardif au camp pro-Brexit avait sonné comme un coup de tonnerre pour David cameron. D'autant que 'Bojo', comme on le surnomme parfois, avait vite affiché son ambition d'atteindre le 10 Downing Street. Trop simple pour cette série à suspens. Il fallait bien un nouvel épisode. Il est arrivé. Et c'est une femme qui a tenu cette fois-ci le rôle principal. L'épouse de Michael Gove à l'origine d'un courriel diffusé par erreur dans la presse mercredi et dans lequel, Sarah Vine, éditorialiste au Daily Mail remet en cause les aptitudes de Boris Johnson à occuper le poste de Premier ministre. Et finalement ... 'Je dois vous dire, mes amis, qu'après avoir consulté mes collègues, j'ai conclu que cette personne ne pouvait pas être moi', a annoncé Boris Johnson. 'Et tu Gove ?' un titre court mais incisif dans la presse britannique résumera cette intrigue politique mêlée de trahisons. Après l'incrédulité, l'épilogue de l'histoire est un flou artistique et un vide politique. Le Royaume-Uni a quitté l'Europe mais sans leader efficace et sans vision claire sur le fonctionnement du Brexit et l'impact qu'il aura sur la population et le pays. Ce dernier est en plein séisme politique. Le Parti conservateur n'est pas le seul à imploser. Mardi, 80 % des députés du Labour ont voté une motion de défiance contre le chef du parti, Jeremy Corbyn, lequel refuse malgré tout de démissionner.
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Qui va pousser la porte du 10 Downing street? Depuis le 23 juin et le séisme du Brexit, la course à la succession de David Cameron est lancée. Le Brexit qui n'en finit pas d'apporter son lot de surprises avec notamment la candidature de la ministre de l'Intérieur, Theresa May, précédée par celle du ministre de la Justice Michael Gove et le retrait imprévisible de Boris Johnson. Favori de longue date, l'ancien maire de Londres qui a mené la campagne pour le Brexit a jeté l'éponge. En février dernier, il défiait pourtant David Cameron et se prononçait en faveur d'une sortie de l'Union européenne. 'La dernière chose que je souhaitais était de m'opposer à David Cameron ou au gouvernement, mais après de nombreux maux de tête, je ne crois pas pouvoir faire autrement. Je préconiserai de voter 'Leave'', disait Boris Johnson le 21 février dernier. Retournement de situation. Il y a moins d'une semaine, Michael Gove téléphonait à Boris Johnson pour l'assurer de son soutien. Cet ancien journaliste, actuellement ministre de la Justice est désormais en course pour le poste de Premier ministre. Il est considéré comme le cerveau de la campagne du 'Leave'. Une campagne qui l'a mis sous le feu des projecteurs. 'Les dirigeants européens ont placé l'idéologie avant la sécurité. Ils ont poursuivi des projets tels que celui de la monnaie unique ou des frontières de Schengen qui ont affaibli notre continent', estime Michael Gove. A présent, la favorite est Theresa May, la ministre de l'Intérieur de David Cameron depuis 2010. Clairement positionnée à l'aile droite du Parti conservateur et eurosceptique notoire,Theresa May avait par loyauté, ou par calcul, rallié le camp du 'Remain', le maintien du Royaume-Uni dans l'Union, aux côtés de David Cameron, tout en restant à l'écart pendant la campagne du référendum. 'Elle a joué ce que certains ont pensé être un jeu très rusé, dans le sens où elle est restée du côté des partisans du maintien, mais tellement tièdement qu'elle en était presque invisible. Cette position d'équilibriste pourrait conduire les électeurs à ne pas voter pour elle. Je me demande si elle n'a pas irrité les deux camps en ne s'investissant pas pour l'un des deux sans réserve', estime Anand Menon, Professeur en Politiques européenne et Affaires étrangères au King's College de Londres. D'origine modeste, Theresa May a fréquenté des écoles publiques. Son discours parle à la classe moyenne conservatrice. Elle estime qu'à Westminster, on ignore le quotidien difficile des personnes modestes et que le gouvernement doit se préoccuper de tous et pas seulement de quelques privilégiés.
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Boris Johnson ne sera succédera pas à David Cameron au 10 Downing Street. L'ancien maire de Londres a déclaré contre toute attente qu'il n'était pas candidat au poste de Premier ministre du Royaume-Uni ce jeudi matin. Le leader conservateur des pro-Brexit faisait figure de favori dans la course au 10, Downing Street quand il a convoqué la presse ce jeudi matin. Après avoir énuméré les responsabilités qui incomberont au prochain chef du gouvernement, et revendiqué un bilan positif à la tête de la mairie de Londres, ce dernier a déclaré: 'Mais je dois vous dire, mes amis, vous qui avez attendu la phrase choc de ce discours, qu'après consultation de mes collègues, et au regard des circonstances au parlement, je suis arrivé à la conclusion que cette personne ne peux pas être moi' Boris Johnson, ancien maire de Londres Le prochain Premier ministre du Royaume-Uni sera choisi par le Parti conservateur, majoritaire au parlement. Il sera nommé le 9 septembre prochain et aura la lourde tâche d'appliquer le Brexit en enclenchant l'article 50 du traité de Lisbonne. Les candidatures devaient être déposées avant midi, ce jeudi. La ministre de l'interieur Theresa May, le ministre de la justice Michael Gove et le ministre du travail Stephen Crabb sont les seuls à avoir jusqu'ici officialisé leur candidature. D'autres se sont peut-être portés candidats sans le faire connaître publiquement.
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Qui va succèder à David Cameron, et avoir la lourde tâche d'organiser la sortie de l'union européenne ? Pourquoi pas la ministre britannique de l'Intérieur ? Theresa May est candidate au poste de Premier ministre, comme ses collègues du Travail, de la Justice. Theresa May, l'eurosceptique ministre qui avait pourtant rallié le camp des anti-Brexit a promis de rassembler les Britanniques. Mais Theresa May n'a pas laissé d'espoir aux déçus : 'Le Brexit signifie le Brexit. La campagne a été menée, le vote a eu lieu, la participation était élevée et le verdict est tombé. Il ne devrait pas y avoir d'élections législatives avant 2020. Il faut qu'elles se déroulent de façon normale selon le processus normal, sans précipitation. Et il ne devrait pas y avoir de décision pour invoquer l'article 50 tant que la stratégie de négociation britannique n'est pas clairement définie, ce qui signifie que l'article 50 ne devrait pas être invoqué avant la fin de l'année.' L'article 50 du traité de Lisbonne, c'est celui qui prévoit la sortie d'un membre de l'UE. Quel que soit le futur Premier ministre, la Grande-Bretagne, qui veut obtenir des garanties, ne devrait pas annoncer sa sortie rapidement, n'en déplaise aux 27. David Cameron s'était engagé à démissionner après le vote des électeurs en faveur de la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne, lors du référendum du 23 juin. Le nom du nouveau Premier ministre britannique sera connu le 9 septembre : les 150.000 membres du parti conservateur vont voter pour choisir entre deux finalistes. Le ministre de la Justice Michael Gove a annoncé ce matin sa candidature. Le ministre du Travail Stephen Crabb était jusqu'à hier soir le seul à avoir officiellement annoncé qu'il postulait. L'ancien secrétaire d'État à la Défense, Liam Fox, serait également sur les rangs, selon son entourage.
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Tout juste revenu de son dernier sommet européen à Bruxelles, le Premier ministre britannique fait face, ce mercredi, aux questions des députés à la Chambre des Communes. Six jours après le vote pour le Brexit, David Cameron a insisté sur un point : le Royaume-Uni prendra son temps avant d'enclencher la procédure de divorce avec l'Union européenne. 'Concernant l'agenda de l'article 50, contrairement à ce que certains attendaient, la tendance n'était pas à ce que la Grande Bretagne enclencle la procédure tout de suite. Alors qu'une ou deux voix réclamait cela, la majorité de mes homologues européens pensent qu'il faut du temps pour bien faire les choses. Ils ont aussi dit : pas de négociation sans notification, mais je ne pense pas que cela empêche le futur Premier ministre britannique d'avoir déjà des discussions avec les partenaires et institutions européennes.' Le leader du Labour, Jeremy Corbyn, a quant à lui réclamé des comptes et s'est inquiété de l'avenir économique du pays. 'Nous avons aujourd'hui le devoir de refaçonner, reconstruire une économie pour notre futur, une économie qui protège les droits sociaux, ceux du travail, afin de proposer un pays prospère à tous les citoyens. Pour ce faire, j'engage le Premier ministre et celui qui lui succèdera à établir un plan économique clair pour l'investissement. Il ne faut plus d'austérité et plus de coupes dans les services publics.' Alors que la course des prétendants pour remplacer David Cameron est lancé, l'actuel Premier ministre s'est amusé de Jeremy Corbyn. Lui qui a reçu une motion de défiance la veille au sein de son parti travailliste, et qui refuse de démissionner. 'C'est sans doute dans l'intérêt de mon parti qu'il soit assis là, mais ce n'est pas dans l'intérêt national. Pour l'amour du ciel, mon vieux, partez !' Depuis la victoire du Brexit, un vent de tempête souffle au sein du Labour, menaçant son leader qui cherche à tempérer la situation malgré les revers successifs. David Cameron devrait, pour sa part, être remplacé dans les trois mois à venir.
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Le Royaume-Uni redevenu maître de son destin : c'est ainsi que les pro-brexit aiment à présenter le séisme qui secoue l'Europe. Maintenant que la décision est prise, pour les partisans d'un divorce rapide il s'agit avant tout d'endiguer une contagion à laquelle Nigel Farage, le leader du parti europhobe UKIP, faisait allusion dès le premier jour. 'Un sondage indique qu'une majorité de Néerlandais souhaite maintenant quitter l'UE, nous sommes peut-être proche d'un Nexit' disait-il ainsi. 'La même chose au Danemark. Et on me dit que cela pourrait être pareil en Suède et peut-être en Autriche et en Italie. L'UE s'effondre, l'UE est en train de mourir.' Selon les derniers sondages, 47% des Néerlandais seraient favorables à un Nexit. Le Parti pour la Liberté de Geert Wilders, qui est en tête des intentions de vote pour les prochaines élections de mars 2017, en fera son thème de campagne principal. 'Je crois que ça va faire des petits et que d'autres pays comme le mien, où la majorité des Néerlandais veut un Nexit ou au moins un referendum sur un possible de Nexit' estime M. Wilders. 'Cela aura lieu. J'essaie de l'organiser l'année prochaine aux Pays-Bas.' Il y a quelques semaines, l'Autriche est passée à deux doigts d'avoir un président d'extrême droite. Quoi que les deux leaders du FPÖ se défendent de cette désignation, des thèmes récurrents, dont l'Europe, l'Union Européenne étaient bien l'une des cibles principales de la campagne. L'ex candidat Norbert Hofer accueillait d'ailleurs il y a quelques jours la présidente du Front National français, Marine Le Pen, qui est en lice pour les présidentielles de 2017 et qui ne cache pas elle non plus ses ambitions 'Pour mon pays, la France, je m'engage à le mener sur le chemin de la liberté, qui est également le seul vers la grandeur, vive les nations libres, vive le Royaume-Uni et vive la France !' dit ainsi Marine Le Pen dans l'enceinte du Parlement européen. Le risque d'une contagion existe donc bel et bien. L'enjeu, pour les gouvernements européens, c'est au fond de rendre la tâche difficile pour le Royaume-Uni. 'Beaucoup de choses dépendent de ce qui va se passer avec le Royaume-Uni et il faut qu'aux yeux du monde cela ne soit pas trop facile' estime l'analyste du Centre for European Reform Ian Bond. 'La position de Boris Johnson, qui veut le beurre et l'argent du beurre, ne fonctionnera pas. Les leaders européens vont le mettre devant un choix très simple et binaire.' D'autres pays européens, pas forcément sous l'emprise de partis populistes, pourraient également être tentés. C'est le cas du Danemark, où l'extrême droite et l'extrême gauche réclament un referendum, mais aussi en Suède où, selon les sondages, le départ de l'allié britannique pourrait faire basculer l'opinion en faveur d'un Swedix.
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Malgré la tempête au sein de son parti, Jeremy Corbyn se force à garder la tête froide. Mais le dirigeant du Labour, qui était favorable au maintien du Royaume-Uni dans l'UE, est bien menacé. Une majorité des députés travaillistes vient de voter, ce mardi, une motion de défiance à son encontre. Cinq jours après la victoire du Brexit, ils lui reprochent de n'avoir pas fait assez campagne pour le maintien dans l'Union européenne et remettent en cause son statut de leader. Nombre d'entre eux considèrent qu'il n'a pas la carrure pour remporter les prochaines élections législatives. Malgré ce revers, le chef de file du parti a aussitôt annoncé qu'il ne démissionnerait pas. 'J'ai été démocratiquement élu à la tête de notre parti pour une nouvelle politique, avec 60% des membres et sympathisants du Labour, et je ne les trahirai pas en démissionnant', a-t-il déclaré dans un communiqué. 'Le vote des députés, aujourd'hui, n'a pas de légitimité au regard des statuts'. Pourtant, la motion a largement recueilli les 20% de voix minimum pour déclencher une élection interne. 172 députés travaillistes ayant voté contre Jeremy Corbyn, et seuls 40 lui ayant apporté leur soutien. Si l'élection se produisait, Jeremy Corbyn l'assure : il sera de toute façon candidat à sa succession.

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