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Le Parlement britannique a approuvé mercredi le projet de la Première ministre conservatrice Theresa May de tenir des législatives anticipées le 8 juin dans le but d'avoir 'une meilleure main' pour négocier le Brexit. Les députés ont validé l'organisation du scrutin, que Mme May avait appelé de ses voeux la veille, par 522 voix contre 13 après une heure et demie de débats. Mme May, dont l'annonce a pris tout le monde de court mardi, avait besoin de l'aval des deux tiers de la chambre basse du Parlement de Westminster pour appeler les Britanniques aux urnes avec trois ans d'avance. Le feu vert des députés était attendu puisque les principaux partis d'opposition ont indiqué qu'ils approuvaient l'organisation du scrutin. Jeremy Corbyn, le chef du Parti travailliste, avait immédiatement annoncé qu'il y était favorable, même s'il joue sa tête en cas de déroute du Labour. Plusieurs députés travaillistes ont d'ores et déjà annoncé qu'ils ne se représentaient pas. L'ancien ministre conservateur des Finances, George Osborne, se met lui aussi en retrait pour se consacrer à son nouveau travail de rédacteur en chef du quotidien londonien The Evening Standard. Mme May avait démenti pendant des mois vouloir bouleverser le calendrier électoral et n'a donc pas échappé aux accusations d'opportunisme, même si elle a assuré que ses opposants ne lui avaient pas laissé le choix. Le quotidien The Guardian estime qu'avec ce scrutin anticipé Mme May veut montrer que le Brexit est irréversible. Tim Farron, le chef du parti libéral-démocrate, pro-UE, préfère y voir une 'chance pour changer la direction' prise par le Royaume-Uni et 'éviter le désastre d'un Brexit dur', impliquant une sortie du marché unique. En réponse, le tabloïd europhobe Daily Mail a appelé en Une à 'écraser les saboteurs' pro-UE. Alors que la campagne électorale n'est même pas encore lancée, Mme May a déjà provoqué la polémique en déclarant qu'elle ne prendrait pas part à un débat télévisé avec les autres chefs de partis, qui l'ont accusée de 'déni démocratique'. Avec agence (AFP)
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La décision de Theresa May d'appeler ave 'réticence' à la tenue de législatives anticipées marque son premier virage majeur en tant que Premier ministre. Ces dernières semaines, elle avait vigoureusement écarté la tenue d'un tel scrutin. Aujourd'hui, Theresa May assure ne plus avoir le choix. La scène est propice à de nombreuses bagarres politiques. Le parti d'opposition Labour et son leader Jeremy Corbyn sont au plus bas dans les sondages, tandis que la cheffe du gouvernement écossais Nicola Sturgeon menace d'organiser un nouveau référendum sur l'indépendance de l'Ecosse. Les partis du camp du 'Remain' auront également l'espoir de mettre quelques coups au parti euro-sceptique Ukip. La décision de Theresa May intervient alors que la popularité de Jeremy Corbyn est loin d'être au zénith. Le chef des travaillistes a en effet bien du mal à convaincre l'opinion de sa capacité à mener l'opposition. Il reste une cible de choix pour nombre d'initiés qui pensent que sa politique d'extrême gauche n'a aucune chance de voir le parti élu. Pour l'heure, les conservateurs disposent de 330 députés à la Chambre des communes contre 229 pour les travaillistes. Le Parti national écossais (SNP) compte, lui, 54 sièges. Huit pour les Libéraux-démocrates. Le parti conservateur ne dispose que d'une courte majorité de 17 députés au parlement de Westminster. Theresa May visera sans doute à fortifier cette mince avance, d'autant que deux récents sondages donnent 21 points d'avance aux conservateurs. La décision de Theresa May d'appeler à la tenue d'élections législatives trois semaines après le déclenchement du Brexit a créé la surprise. Les réactions ont fusé. La Première ministre écossaise Nicola Sturgeon, notamment, a immédiatement dénoncé 'un des revirements les plus spectaculaires de l'histoire politique récente' destiné à 'forcer un Brexit dur et imposer de nouvelles coupes budgétaires en chemin'. Du côté de l'Union européenne, selon un porte-parole du président du Conseil européen, ce scrutin anticipé ne 'change pas les plans des 27'. Les négociations pour déterminer les conditions de sortie du Royaume-Uni de l'Europe devraient commencer fin mai/début juin, pour un divorce effectif prévu fin mars 2019.
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Au lendemain de la procédure de séparation et alors que la Première ministre britannique Theresa May a publié une tribune dans sept quotidiens européens pour expliquer le divorce entre le Royaume-Uni et l'Union européenne, David Davis, ministre en charge du Brexit constate qu'il est urgent de prendre son temps : 'On ne peut pas juste changer 40 ans en deux années. Et il faut nous donner du temps ces prochaines années pour changer tout ce que nous voulons changer. De nombreux pans de la loi européenne sont bons, nous les approuvons mais il y a d'autres choses que nous voulons changer. Et nous prendrons le temps pour le faire. Et le Parlement aura du temps, principalement après que nous avons quitté l'Union européenne pour rectifier ce que nous voulons rectifier.' Le lancement du Brexit date tout juste d'une journée mais les grandes manoeuvres commencent déjà dans le secteur financier: le célèbre marché d'assurance du Lloyd's of London a annoncé qu'il allait ouvrir une filiale à Bruxelles. Quant à François Hollande il vient de demander à la Première ministre britannique de respecter les 'règles et intérêts de l'UE' lors des négociations de sortie.
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Le Parlement européen a réagi après le lancement officiel du Brexit. Dans une conférence de presse commune, Antonio Tajani le président du Parlement et Guy Verhofstadt, le 'M. Brexit' du Parlement ont précisé les choses face à cette situation inédite. 'Nous ne voulons pas être ni méchants ni bons, nous voulons défendre les intérêts des citoyens. S'il faut être méchant pour défendre les intérêts des citoyens, nous serons méchants. Mais le but c'est seulement de défendre les intérêts des citoyens. Si on peut le faire sans être méchant, moi je le préfère (...) J'espère qu'on peut le faire avec politesse, avec élégance, en essayant d'etre le plus gentil possible, mais il faut voir', a déclaré Antonio Tajani. Not reaching a deal on the rights of citizens, means not reaching a deal at all #Brexit #Article50 pic.twitter.com/7t7IX6D7l5- EP President Tajani (@EP_President) 29 mars 2017 Les négociations sur les conditions de sortie de l'UE s'annoncent difficiles. Le Parlement veillera à ce que les annonces se traduisent dans la réalité et pourra user de son droit de veto. 'Si l'issue des négociations n'est pas conforme à ce qui a été dit, avec les conditions que nous avons rendues publiques aujourd'hui, oui, nous utiliserons notre droit de veto, c'est sûr', a déclaré Guy Verhofstadt, le 'M. Brexit' du Parlement européen. Let us together choose to believe in Britain with optimism and hope. And we can together build a stronger, fairer, better Britain. pic.twitter.com/QFGplzkZ7T- Theresa May (@theresa_may) 29 mars 2017
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Alors que Theresa May donnait le coup d'envoi officiel du Brexit mercredi, des manifestants faisaient entendre leurs voix devant le Parlement. On pouvait y voir une Première ministre en papier ou des citoyens muselés et attachés avec des laisses pour chiens. Certains de ces manifestants sont membres du groupe Avaaz. Ils contre un Brexit dur et demandent au gouvernement d'écouter le peuple pendant les deux années de négociations à venir.
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Le coeur en fête, ces pro-Brexit célèbrent dans un pub le divorce du Royaume-Uni et de l'Union européenne. Le coup d'envoi a été donné mercredi, neuf mois après le réferendum sur la sortie de l'Europe. La première ministre britannique Theresa May a transmis la lettre officielle de départ à Donald Tusk le président du Conseil européen. 'Margaret Thatcher avait raison. Elle nous avait averti sur les dangers de cette union politique'. Mais la voix des anti-Brexit ne s'est pas éteinte pour autant. Quelques manifestations ont été organisées devant le Parlement à Westminster. Ils sont les 48% qui ne voulaient pas quitter l'Europe et ils comptent bien continuer à le faire savoir. Le déclenchement du Brexit ouvre une période de deux ans de négociations, qui d'ores et déjà s'annoncent difficiles. Let us together choose to believe in Britain with optimism and hope. And we can together build a stronger, fairer, better Britain. pic.twitter.com/QFGplzkZ7T- Theresa May (@theresa_may) March 29, 2017
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Une lettre aux conséquences historiques a été remise ce mercredi au président du conseil européen Donald Tusk. Signée par Theresa May, elle lance officiellement le Brexit. La Première ministre britannique y affirme vouloir construire un 'nouveau partenariat étroit et spécial entre Londres et les 27'. Voici donc Londres et Bruxelles partis pour une ère de négociations complexes qui pourrait durer deux ans, selon le délai prévu par l'article 50 du traité de Lisbonne. Le Brexit sera " incroyablement complexe et désordonné " https://t.co/KOf9zUNiMs pic.twitter.com/kZbLgTuJqd- euronews en français (@euronewsfr) 29 mars 2017 Parmi les milliers de questions à soulever, il y a le solde des comptes. Les Britanniques pourraient avoir à payer des sommes colossales pour les engagements pris dans le cadre du budget européen. 'Des frais de sortie qui sont demandés par l'UE, de près de 50 milliards de livres ?' demandait ce mercredi le journaliste de la BBC Andrew Neil à la cheffe de l'exécutif. A quoi Theresa May rétorque : 'Il y a beaucoup de spéculations mais il n'y a pas eu de demande formelle, les négociations n'ont pas encore commencé'. Elle poursuit : 'Je suis très claire quand je parle des attentes du peuple britannique, mais je suis aussi très claire sur le fait que nous sommes une nation respectueuse de la loi et que nous nous plierons à nos obligations'. Sur le commerce, elle déclare : 'Ce sur quoi nous allons travailler, et ce que je pense que nous obtiendrons, c'est un accord complet de libre-échange. Nous souhaitons un libre-échange harmonieux, sans frais de douanes aux frontières'. Depuis son arrivée au pouvoir, Theresa May est accusée d'avoir des intentions trop floues concernant le Brexit. Entre d'une part son souhait de protéger les échanges commerciaux avec l'UE et sa volonté de mener à bien un 'Brexit dur' en matière de circulation des personnes : des frontières fermées et un contrôle de l'immigration. Citoyenneté après le Brexit : le casse-tête administratif ne fait que commencer https://t.co/4EjTsBPbT9 pic.twitter.com/3dSgi4NGB3- euronews en français (@euronewsfr) 29 mars 2017 A ces critiques, la Première ministre a toujours répondu qu'elle ne dévoilerait sa stratégie qu'après le lancement de la procédure officielle de divorce. Nous y voilà.
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'Le problème doit être réglé en priorité et la solution réciproque', c'est comme ça que Bruxelles et le gouvernement britannique considèrent le statut des trois millions de citoyens européens résidant en Grande-Bretagne et des 1,3 million de citoyens britanniques établis dans l'Union européenne. Car l'un des objectifs du Brexit est de couper court à la libre-circulation des personnes, européennes ou non, vers le Royaume-Uni. En Allemagne, 100 000 Britanniques sont installés. Avec l'Espagne, l'Irlande et la France, c'est là qu'ils sont le plus nombreux. Dans ce quartier berlinois de Kreuzberg, depuis 1996, se trouve une épicerie très 'British'. Sa propriétaire s'inquiète des éventuelles barrières douanières qui vont faire augmenter les prix des importations. Mais surtout, en tant que citoyenne britannique, Dale Carr cherche à obtenir un passeport allemand : 'Je serais beaucoup plus heureuse si nous l'obtenions parce qu'ici, je constate mes droits de citoyenne européenne. Je serai donc ainsi encore citoyenne européenne. Je trouve ça incroyablement important, pour mes enfants aussi.' Elizabeth Wood et son conjoint se sont installés à Berlin il y a 8 ans avec leurs filles. Elle se prépare à passer son examen de citoyenneté pour acquérir la nationalité allemande le 29 avril. La liste d'attente était de trois mois : 'J'ai décidé de faire comme ce que je faisais pour les examens à l'école et j'ai écrit les 300 questions, bon j'en suis à la moitié, des questions qui portent sur la Constitution et plus générales, on doit avoir un certain pourcentage de réussite, j'essaie juste de les apprendre par coeur !' Il faut résider depuis au moins 8 ans en Allemagne, passer un test d'allemand, démontrer qu'on ne dépend pas des aides sociales, jurer sur la Constitution, ne pas avoir de casier judiciaire, et donc potasser dur pour obtenir un passeport Allemand et ainsi conserver la citoyenneté européenne. Allemand, Dieter Wolke, l'est, mais lui habite au Royaume-Uni depuis 28 ans. Professeur de psychologie, il a une compagne britannique et des enfants. Mais il envisage de repartir en Allemagne plutôt que de continuer à se battre contre le ministère de l'Intérieur pour obtenir son statut de résident permanent : 'Soudainement, on vous dit en fait que vous êtes un citoyen de seconde zone, on vous traite comme quelqu'un dont on ne veut pas, vous n'avez plus le même statut.' Depuis 1989, Monica Obiols habite au Royaume-Uni. Espagnole, elle est mariée à un Hollandais, Jan-Diant Schreuder. Ensemble, ils ont eu deux enfants qui sont nés au Royaume-Uni. Pour eux, les démarches administratives britanniques ont été catastrophiques : 'Le formulaire est un cauchemar complet, c'était très compliqué et je l'ai eu finalement, mais malheureusement je n'ai pas donné assez d'information sur les enfants et donc leur droit de résidence permanente a été rejeté.' Depuis le référendum sur le Brexit, les demandes de résidence permanente au Royaume-Uni se sont multipliées par six. Sur les trois derniers mois de 2016, un tiers d'entre elles ont été rejetées ou déclarées nulles. Our letter sent to theresa_may about the #Article50. We cannot face another 2 years of uncertainty/anxiety, we're #EUcitizen and #UKisHome pic.twitter.com/zIszyu8uui- the3million (The3Million) 29 mars 2017
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En quittant l'Union europénne, les Britanniques doivent s'attendre à payer plus cher leurs fruits, légumes ou encore leur huile d'olive. Les économistes prédisent que la hausse des prix sur les produits alimentaires et agricoles importés pourrait aller jusqu'à 8%. Une inflation accentuée par la baisse de la livre sterling observée ces derniers mois. Pour autant, le ministre des Finances Philip Hammond tient un discours optimiste : 'nous sommes résolument attachés à obtenir les meilleures dispositions pour la relation future de la Grande Bretagne avec l'Union européenne. Cela fait partie de notre objectif de construction d'un avenir mondial pour la Grande Bretagne, en terme d'échanges et de partenariats commerciaux internationaux, ainsi que dans le cadre de nos plans ambitieux pour réformer notre économie et notre société.' En 2016, le Royaume Uni a importé l'équivalent de 55 milliards d'euros de produits alimentaires et agricoles, dont 71 % provenaient de pays membres de l'Union européenne.
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Le parlement d'Écosse demande un second référendum sur l'indépendance. À la veille du Brexit, les députés écossais, à majorité indépendantistes, ont voté en faveur d'une nouvelle consultation, trois après l'échec d'un premier référendum d'autodétermination. La Première ministre Nicola Sturgeon reçoit ainsi l'autorisation de son parlement de demander à Londres l'organisation d'un nouveau référendum d'indépendance. Profitant du Brexit, la cheffe de file des indépendantistes écossais compte bien quitter le Royaume-Uni. Sans le Brexit, rejeté par 62 % des Écossais, Nicola Sturgeon n'aurait pas demandé si tôt l'organisation d'un nouveau référendum d'autodétermination. Elle espère, dans l'idéal, organiser une nouvelle consultation fin 2018 ou début 2019.
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Impasse politique en Irlande du Nord. Près d'un mois après les élections législatives anticipées, les deux principaux partis, unionistes (DUP) et nationalistes (Sinn Féin) ont annoncé l'échec des pourparlers en vue de former un gouvernement de coalition. Réagissant à cet échec, le ministre britannique chargé de l'Irlande du Nord a exclu à ce stade la tenue de nouvelles élections. Il appelle les dirigeants des deux principaux partis à poursuivre les négociations : 'Nous avons aujourd'hui une petite fenêtre d'opportunité pour résoudre les problèmes en suspens et pour qu'un exécutif soit formé', a déclaré James Brokenshire depuis Belfast. Arrivé en tête aux législatives, le Parti unioniste démocrate (DUP) , dirigé par la Première ministre sortante Arlene Foster, a aussitôt rejeté la responsabilité de cet échec sur le Sinn Féin, le Parti nationaliste : 'La décision du Sinn Féin de bloquer la création d'un nouvel exécutif est très regrettable et porte préjudice à toutes les personnes que nous représentons', a déclaré Arlene Foster. De son côté, la dirigeante du Sinn Fein en Irlande du Nord accuse les unionistes de ne pas respecter le principe d'égalité : 'Nous avons mené ces négociations avec la bonne attitude, avec la volonté de faire fonctionner les institutions. Malheureusement, le DUP a maintenu sa position, en bloquant le principe d'égalité pour les citoyens', a déclaré Michelle O'Neill. Depuis les Accords de paix de 1998, unionistes et nationalistes nord-irlandais se partagent le pouvoir. Mais depuis plusieurs mois, la crise est profonde entre les deux principaux partis sur fond de Brexit. Les divergences portent notamment sur des questions de culture et d'identité.
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Réactions indignées chez les dirigeants du monde entier après l'attentat perpétré devant le Parlement de Westminster. Le président américain Donald Trump s'est entretenu au téléphone avec la Première ministre britannique Theresa May comme il l'a expliqué aux journalistes présents à la Maison-Blanche. Son porte-parole a déclaré que les Etats-Unis condamnaient cette attaque. Sean Spicer, le porte-parole de Donald Trump : 'Le Président a été mis au courant de la situation. La ville de Londres et le gouvernement de sa Majesté ont le soutien total du gouvernement américain pour répondre à cette attaque et pour traduire en justice ceux qui en sont responsables.' I spoke with PM Theresa May of the United Kingdom to offer my condolences on today's terror attack in London....https://t.co/j1Cr3WMuU7 pic.twitter.com/2Jy51T7Kvi- President Trump (@POTUS) 22 mars 2017 Présent à l'ambassade de France à Washington, le chef du Quai d'Orsay Jean-Marc Ayrault a également réagi en soulignant que la cible de l'attentat n'avait pas été choisie au hasard. Jean-Marc Ayrault, le ministre français des Affaires Etrangères : 'C'est une attaque d'une violence inouïe contre des personnes dans un lieu symbolique, celui de la démocratie parlementaire britannique, donc cela a du sens.' Solidarité avec les Britanniques après l'attaque de Londres. Soutien aux familles des lycéens blessés de Concarneau.- Jean-Marc Ayrault (@jeanmarcayrault) 22 mars 2017 Cet attentat est intervenu un an jour pour jour après ceux commis à Bruxelles qui avaient fait 32 morts et des centaines de blessés. Jean-Claude Juncker, le président de la Commission européenne : 'Le fait qu'exactement le même jour, quelque chose de similaire se soit produit à Londres et contre Londres me place vraiment dans la situation de celui qui ne trouve pas de mots assez forts pour exprimer ce que je ressens profondément.' My thoughts are with London. Together we will never cease to prove that love triumphs over hate, tolerance over fear https://t.co/s77BAS89N7- Jean-Claude Juncker (@JunckerEU) 22 mars 2017
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Les Lords ont infligé un nouveau revers au gouvernement britannique en approuvant un second amendement au projet de loi sur l'activation du Brexit, réclamant un vote du parlement sur le résultat des négociations avec l'Union européenne. La Chambre des Lords, qui doit donner dans la soirée son feu vert au projet de loi, exige que les parlementaires aient, à l'issue des discussions, le dernier mot sur l'accord final et tous les accords commerciaux futurs avec l'UE. Les membres non élus de la chambre haute du Parlement ont, comme attendu, adopté l'amendement, défendu par les travaillistes, les libéraux-démocrates et plusieurs pairs conservateurs, par 366 voix contre 268. Le projet de loi amendé doit désormais retourner devant la Chambre des Communes qui, après l'avoir approuvé sans réserve en première lecture, se penchera une nouvelle fois sur le texte la semaine prochaine, sans doute le 13 mars. Il est probable que les députés annulent les deux amendements adoptés par les Lords, dont celui voté la semaine dernière et destiné à protéger les droits des trois millions de citoyens européens vivant au Royaume-Uni. Mais l'amendement approuvé mardi pourrait causer des sueurs froides au gouvernement conservateur, qui ne dispose que d'un courte majorité à la Chambre des Communes. Une vingtaine de députés Tories sont susceptibles de le soutenir afin d'offrir, selon les mots d'une des rebelles, Anne Soubry, 'un filet de sécurité parlementaire' aux Britanniques sur les conditions du divorce avec l'UE. La Première ministre Theresa May estime qu'il serait imprudent à ce stade de garantir au parlement d'avoir le dernier mot sur le processus du Brexit. Selon elle, cela pourrait encourager l'UE à 'proposer un mauvais accord' au Royaume-Uni dans l'espoir que les parlementaires opposent ensuite leur veto à une sortie de l'UE. Jusque-là, Theresa May a seulement promis aux parlementaires un vote sur la base d'une acceptation ou d'un rejet de l'offre de Bruxelles. Ce qui signifie que s'ils rejettent le projet d'entente, le Royaume-Uni sortira de l'UE sans aucun accord. Les détracteurs de Mme May craignent que cela ne provoque un chaos économique et juridique, tous les accords et contrats commerciaux entre le bloc des 27 et le Royaume-Uni devenant caducs du jour au lendemain. Un sondage de BMG Research pour le quotidien The Independent publié mardi, montre d'ailleurs que seulement 25% des Britanniques soutiendraient une sortie de l'UE 'sans relations futures établies' avec le bloc des 27. Les Lords avaient déjà approuvé mercredi dernier par 358 voix contre 256 un premier amendement destiné à protéger les droits des citoyens européens au Royaume-Uni. Ce double vote aux allures de camouflet pour le gouvernement a empêché un lancement dès cette semaine des négociations avec Bruxelles, alors que Mme May est lancée dans une course contre la montre pour tenir sa promesse d'activer l'article 50 du traité de Lisbonne d'ici fin mars. Les négociations du Brexit planeront sur le Conseil européen de Bruxelles où Mme May se rendra jeudi avant de laisser le bloc des 27 discuter vendredi de son avenir sans le Royaume-Uni. Si plusieurs leaders européens s'attendent à des négociations difficiles, la cheffe du gouvernement britannique se dit optimiste quant à la possibilité de trouver un accord. Mais elle affirme également être prête à quitter la table des négociations, assurant que 'pas d'accord est mieux pour le Royaume-Uni qu'un mauvais accord'.
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Les députés britanniques ont largement voté, par 472 voix contre 117, pour le renouvellement de leurs quatre sous-marins Trident. Theresa May, dont c'était le premier discours devant le parlement en tant que chef du gouvernement, a été prise à partie par ce député écossais : 'Etes-vous personnellement préparée, a demande George Kerevan, à autoriser une attaque nucléaire qui pourrait tuer 100 000 hommes, femmes et enfants innocents ?' 'Oui, a répondu Theresa May, et nos ennemis doivent savoir que nous serons prêts à utiliser ce moyen de dissuasion.' Avec la France et les Etats-Unis, le Royaume-Uni est l'une des trois nations de l'OTAN à posséder l'arme nucléaire. L'un des quatre sous-marins britanniques est en permanence en mission quelque part dans le monde. La flotte vieillissante est basée dans l'ouest de l'Écosse. Les nouveaux sous-marins devraient entrer en service dans une quinzaine d'années. Le remplacement des Trident devrait coûter au moins 49 milliards d'euros. Mais les opposants au projet l'estiment à près de 245 milliards d'euros, compte tenu des coûts associés au programme.
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'Quitter l'Union Européenne ne signifie pas quitter l'Europe'. C'est ce qu'a déclaré Boris Johnson après avoir pris ses fonctions de ministre des Affaires étrangères du Royaume-Uni. Sa nomination surprend la presse britannique qui s'inquiète des inimitiés que l'ancien maire de Londres s'est peut-être forgé au long de sa carrière. 10 quotes by Boris Johnson that are even more terrifying now he's foreign secretary https://t.co/WcQ3PvdxTF pic.twitter.com/icsKKNeFXj- The Independent (@Independent) July 14, 2016 En avril dernier, Barack Obama expliquait qu'en cas de Brexit, la Grande-Bretagne se retrouverait 'à l'arrière de la queue' pour les négociations commerciales avec les Etats-Unis. Ce à quoi Boris Johnson réagissait en évoquant 'l'aversion ancestrale (...) d'un président en partie kenyan' pour 'l'Empire britannique'. 'Il y a pas mal de personnes à qui vous devez des excuses, non ? Le président Obama par exemple' a demandé ce jeudi un journaliste au nouveau ministre des Affaires étrangères. 'Et bien, je dirais que les Etats-Unis seront en tête de la queue' a répondu Boris Johnson du tac au tac avant de tourner les talons. Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Marc Ayrault, a déclaré ne pas avoir 'd'inquiétude' quant à Boris Johnson, mais ne pas connaître David Davis, l'homme qui prend la tête du nouveau ministère chargé du Brexit. Il a 67 ans, c'est un europhobe convaincu, il s'occupait de l'Europe dans le gouvernement John Major et, à l'époque, où on le surnommait 'Monsieur Non'. David Davis estime que les négociations pour sortir le Royaume-Uni de l'Union Européenne devraient commencer à la fin de l'année dans le courant de l'année prochaine. Quant à Philip Hammond, il quitte les Affaires étrangères et intègre la résidence du chancelier de l'Échiquier. Le nouveau ministre des Finances est un eurosceptique qui avait choisi, comme Theresa May, de soutenir malgré tout la campagne en faveur du maintien du Royaume-Uni au sein de l'UE. 'La Grande-Bretagne est ouverte aux affaires' insiste-t-il le jour de sa prise de fonction. 'Nous ne tournons pas le dos au monde, nous sommes déterminés à conserver notre position tournée vers l'extérieur, déterminés à maintenir à l'avenir la prospérité, la croissance économique et la création d'emplois.' Avant de conduire la diplomatie britannique, Philip Hammond avait détenu le portefeuille des Transport dans le gouvernement de David Cameron. Cet ancien d'Oxford est désormais le numéro 2 du gouvernement britannique et il devra en particulier superviser les accords qui devront être signés pour accompagner le Brexit.
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Theresa May a pris ses quartiers au 10 Downing Street. A peine investie, elle a été soumise à la pression de dirigeants européens pour mettre en oeuvre le Brexit, alors qu'elle avait prévenu qu'elle ne comptait pas lancer le processus de sortie de l'UE avant la fin de l'année. . Elle a reçu un appel d'Angela Merkel. Les deux dirigeantes ont souligné la nécessité de poursuivre 'des relations amicales'. Dans son discours d'investiture, Theresa May s'est engagé à 'relever le défi' du Brexit tout en promettant 'la justice sociale' pour les Britanniques. Andrea Leadsom, ancienne ministre de l'Energie, a été nommée ministre de l'environnement et des Affaires rurales. Elle s'était présenté contre Theresa May pour remplacer David Cameron, avant de renoncer, estimant qu'elle n'avait pas les soutiens suffisants pour former un gouvernement solide. Jeremy Hunt, à l'origine d'une réforme très contestée sur les conditions de travail des internes dans les hôpitaux, est finalement maintenu à son poste de ministre de la Santé, contrairement à ce que disaient les rumeurs. 'Reports of my death have been greatly exaggerated...' Thrilled to be back in the best job in Government.- Jeremy Hunt (@Jeremy_Hunt) 14 juillet 2016 _Ravi de revenir au meilleur poste du gouvernment Le pro-Brexit Chris Grayling, ancien ministre des Relations avec la Chambre des communes ayant dirigé la campagne de Theresa May, occupe désormais le poste de ministre des Transports. En mettant aux manettes des partisans résolus de la sortie de l'Union européenne, elle semble montrer sa volonté de mener à son terme la rupture avec Bruxelles.
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Rares sont ceux qui auraient misé sur l'ancien maire de Londres et champion du Brexit. Boris Johnson à la tête d'un ministère traditionnellement pro-européen, un rôle inattendu pour un homme coutumier des boutades douteuses, pas forcément en adéquation avec les habitudes des milieux diplomatiques. Il s'est aussi vu taxer de racisme durant la campagne pour avoir suggéré dans un article de presse que le président américain Barack Obama, qu'il avait décrit comme 'en partie Kényan', avait un préjugé contre le Royaume-Uni en raison 'd'une aversion ancestrale de l'empire britannique'. Sa nomination est accueillie avec scepticisme voire consternation. Le choix de Mme May de lui confier ce poste est, selon le ministre des Affaires étrangères français Jean-Marc Ayrault, 'révélateur de la crise politique britannique' : 'Je n'ai pas du tout d'inquiétude (...), mais vous savez bien quel est son style, sa méthode. Durant la campagne, il a beaucoup menti au peuple britannique. Maintenant, il ne s'agit pas d'en rester là, il faut se mettre dans les conditions les meilleures pour que la sortie de l'Union européenne par la Grande-Bretagne se fasse dans les bonnes conditions'. #BorisJohnson has offended / annoyed / upset the countries in red. No, really. pic.twitter.com/EFvf1eBZM9- DOBS (@peterdobbie1) July 14, 2016 #BorisJohnson as #ForeignSecretary a great choice. Feel the force https://t.co/8k0w0j3kMe- Auntie Pegg (@AuntiePegg) July 14, 2016 Britain's new approach to foreign policy #BorisJohnson #TheresaMayPM pic.twitter.com/Smdhd2q4z6- RAFA@NUFC (@ToonArmyMIA) July 13, 2016 Son homologue allemand, Frank-Walter Steinmeier, l'a implicitement accusé de s'être comporté de manière irresponsable après le vote en faveur du Brexit. En Suède, l'ancien chef de la diplomatie Carl Bildt, a tweeté qu'il 'aurait préféré que ce soit une blague'. Aux Etats-Unis au contraire, le département d'Etat s'est dit impatient de travailler avec lui. Son homologue russe Serguei Lavrov l'a chaleureusement félicité. Boris Johnson devra certainement présenter des excuses, lui qui a qualifié Hilary Clinton 'd'infirmière sadique' et a comparé durant la campagne référendaire les objectifs de l'Union européenne avec les visées d'Adolf Hitler et de Napoléon. Boris Johnson n'en devra pas moins contribuer à dessiner le nouveau rôle que la Grande-Bretagne entend occuper dans le monde après son départ de l'Union européenne. Il aura à gérer d'autres dossiers tout aussi complexes, notamment ceux des conflits syrien et ukrainien. Le baptême du feu aura lundi à Bruxelles où il rencontrera ses collègues européens pour la première fois. #BorisJohnson wird britischer #Außenminister. pic.twitter.com/BNPsewYKHe- Patrick Appel (@AppelPatrick) July 13, 2016 avec AFP et Reuters
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Premier jour de travail pour le nouveau gouvernement britannique, sous une forte pression internationale pour faite avancer le Brexit. Boris Johnson, ministre surprise des Affaires Etrangères, fait la une des quotidiens britanniques ce matin. Après une campagne pro-Brexit et l'abandon de sa candidature pour être Premier ministre, beaucoup pensaient qu'il allait disparaître... Boris Johnson : 'Clairement maintenant nous avons dans ce pays une grande opportunité de faire de notre nouvelle relation avec l'Europe et le monde un grand succès et je suis très excité de faire partie de cela. La journaliste : Il y a quelques personnes envers qui vous devriez vous excuser, non ? Le président Obama, par exemple. - Eh bien, comme je l'ai dit, les Etats-Unis seront aux premières loges, merci'. Boris Johnson, qui par le passé a dit des choses très peu diplomatiques, va devoir désormais faire preuve de retenue. Pour Philip Hammond, rien ne semble presser, malgré l'appel ce matin de Martin Schulz à 'travailler rapidement'. Le nouveau ministre des Finances a déclaré que la décision d'activer l'article 50 du traité de Lisbonne, qui déclenche la procédure de retrait, n'avait pas encore été prise. Les annonces, les décisions importantes deTheresa May et de son gouvernement seront faites lors de la déclaration d'automne, mais c'est un été studieux qui attend le cabinet britannique. Et David Davis ne sera pas celui qui aura le moins de travail : cet ancien secrétaire d'Etat aux Affaires européennes prend la tête d'un ministère entièrement dédié au Brexit.
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David Cameron a présenté ce mercredi officiellement sa démission à la reine. Et il a quitté pour la dernière fois sa maison du 10 Downing Street accompagné de sa famille. Son dernier discours était très personnel. 'Je suis ravi pour que la deuxième fois dans l'histoire du Royaume-Uni le nouveau Premier ministre sera une femme, et une conservatrice. Je pense que Theresa offrira un leadership fort et stable pour appliquer le programme conservateur grâce auquel nous avons été élus. Je lui souhaite bonne chance pour négocier les meilleurs termes possibles pour la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne. Cela a été le plus grand honneur de ma vie de servir un pays en tant que Premier ministre pendant ces six dernières années, et de diriger mon parti pendant presque onze ans. C'est la dernière fois que nous quittons cette maison. Tout ce que je souhaite, c'est la réussite pour ce pays formidable que j'aime tant. Merci' David Cameron a mentionné comme faisant partie de son héritage la légalisation du mariage homosexuel et l'aide économique apportée par le Royaume-Uni aux pays en voie de développement. Lors de sa dernière session de questions au gouvernement à Westminster, il a été ovationné par les députés. Il restera dans l'histoire comme le Premier ministre à l'origine, contre son gré, du Brexit.
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L'annonce a créé la surprise. Boris Johnson, ancien maire de Londres et figure de proue du camp du Brexit, a été nommé ministre des Affaires étrangères du Royaume-Uni. L'annonce a été faite ce mercredi en début de soirée par les services de la toute nouvelle première ministre Theresa May. Dans ce nouveau gouvernement britannique, il y a d'autres changements. Philip Hammond, ministre des Affaires étrangères sortant occupera désormais le poste de ministre des finances. George Osborne qui était ministre des finances depuis 2010 et un allié très proche de Cameron a quitté le gouvernement. Liam Fox, favorable au Brexit, devient ministre du commerce extérieur. Un rôle crucial dans le contexte de la sortie de l'UE.Amber Rudd est nommée ministre de l'intérieur en remplacement de Theresa May. A noter que David Davis incarnera un nouveau rôle : Secrétaire d'Etat pour la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne.
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La nouvelle devrait rassurer les Britanniques qui s'inquiétaient du sort de Larry, le chat qui résidait au 10, Downing Street, la résidence officielle du premier ministre. Contrairement à David Cameron, lui reste. 'C'est le chat d'un fonctionnaire, pas celui des Cameron', a précisé un porte-parole de Downing Street. Larry accueillera donc la nouvelle première ministre Theresa May et son époux Philip. Ce chat avait fait son entrée dans la résidence après l'apparition à la télévision d'un rat rodant devant la célèbre porte noire. Mais depuis son arrivée, son efficacité comme chasseur officiel de souris et de rats a été mise en doute. Proof... pic.twitter.com/UZVXn6WcUw- David Cameron (@David_Cameron) 13 juillet 2016 Lors de ses adieux au Parlement britannique,David Cameron a évoqué la mascotte : 'La rumeur selon laquelle je n'aimerais pas Larry est fausse, je l'aime. Et j'ai une photo qui le prouve. Malheureusement, je ne peux pas le prendre avec moi. Il fait partie du 10, Downing Street et le personnel de la maison l'apprécie beaucoup, comme moi!'
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Trois semaines après le Brexit, le Royaume-Uni change de Premier ministre. Theresa May aura la lourde tâche d'engager les négociations avec Bruxelles et les partenaires européens. L'un des principaux points est la question de l'immigration en provenance de l'Union européenne, que les pro-Brexit veulent freiner. Sur ce sujet, Theresa May n'a pour l'instant pas exprimé ses intentions. 'Bien sûr il faut négocier le meilleur accord pour la sortie du Royaume-Uni de l'UE, et nous façonner un nouveau rôle dans le monde. Brexit signifie Brexit et nous allons en faire un succès', a-t-elle déclaré mercredi. Theresa May affirme qu'elle ne compte pas invoquer 'avant la fin de l'année' l'article 50 du Traité de Lisbonne, qui déclenche officiellement la procédure de sortie. Mais les partenaires européens s'impatientent. Berlin a déjà demandé à Londres de déclencher le processus dès la nomination du nouveau chef de gouvernement. Nous avons interrogé sur ce sujet Lincoln Allison, professeur de sciences politiques. Euronews: " Justement Theresa May a fait parti du camp du maintien mais maintenant elle insiste: le Brexit signifie Brexit. Est-ce que ce changement par rapport à sa position initiale peut influencer sa stratégie sur des sujets tels que la migration? " Lincoln Allison: " Oui cela aura certainement un effet. La politique migratoire est une question centrale. L'Angleterre est le plus grand, le plus prospère, des pays anglophones au sein de l'Union européenne. Cela a été un aimant pour les migrants et c'est devenu pour beaucoup de personnes le principal enjeu politique. Je ne pense pas que, pour une grande partie des partisans de la sortie la liberté des ressortissants des 27 États membres de venir au Royaume-Uni, ou en Angleterre si elle devait devenir un pays indépendant, soit négociable. " Euronews: " Pour évoquer les relations à venir entre l'Union européenne et le Royaume-Uni, emmené par Theresa May, nous retrouvons Lincoln Allison, professeur de politique à l'université de Warwick. A quel genre de négociation doit s'attendre l'Union européenne face à Theresa May qui est décrite comme une femme de caractère, une autre Dame de fer, sachant qu'elle aura en face d'elle la Chancelière allemande et le Président de la Commission européenne? Lincoln Allison: " L'effet Theresa May en tant que Première ministre a permis de calmer les marchés financiers. Et le fait qu'elle ait modérément soutenu le camp du maintien laisse entrevoir la possibilité d'une négociation de bonne volonté. Cela dépendra, comme vous le savez mieux que moi, des personnes qui participeront à ces négociations. Est-ce que ce sera la Commission européenne ou une équipe de négociation beaucoup plus large ? " Euronews: " Theresa May a fait savoir qu'elle souhaite invoquer l'article 50 début 2017, mais elle fait face à des pressions de l'Union pour agir dès que possible. Pourquoi veut-elle retarder la procédure et peut-elle retarder cette procédure? " Lincoln Allison: " Je pense que la plupart des gens aurait comme message au Président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, le suivant: 'il veut que le gouvernement britannique avance rapidement et dès que possible'. La réponse serait alors : 'ne nous dîtes pas ce qu'il faut faire vue les circonstances'. Mais en fait les termes ne sont pas très clairs sur les arrangements possibles pour les négociations sur le Brexit: l'accès au marché unique, les possibilités en matière de politique migratoire. " Euronews: " Justement Theresa May a fait parti du camp du maintien mais maintenant elle insiste: le Brexit signifie Brexit. Est-ce que ce changement par rapport à sa position initiale peut influencer sa stratégie sur des sujets tels que la migration? " Lincoln Allison: " Oui cela aura certainement un effet. La politique migratoire est une question centrale. L'Angleterre est le plus grand, le plus prospère, des pays anglophones au sein de l'Union européenne. Cela a été un aimant pour les migrants et c'est devenu pour beaucoup de personnes le principal enjeu politique. Je ne pense pas que, pour une grande partie des partisans de la sortie la liberté des ressortissants des 27 États membres de venir au Royaume-Uni, ou en Angleterre si elle devait devenir un pays indépendant, soit négociable. "
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Owen Smith, député travailliste britannique, est le nouveau candidat ouvertement déclaré pour briguer la tête du Labour party. Ancien ministre du travail et des retraites du cabinet fantôme, il a annoncé ce mercredi sa candidature. Il rejoint ainsi Angela Eagle autre opposante déclarée à l'actuel leader travailliste Jeremy Corbyn 'Corbyn a réalisé un bon travail dans certains domaines. Mais il n'est pas la personne qui peut nous conduire, nous le Labour, à la victoire lors des prochaines élections. Les travailleurs dans ce pays ne pouvent se permettre d'avoir un parti travailliste qui ne représente pas une opposition forte et une alternative crédible à l'actuel gouvernement. Nous avons besoin d'un vrai leadership et c'est ce que je suis déterminé à apporter.' a déclaré le nouveau candidat. Mardi soir, le comité exécutif du Labour a autorisé l'actuel leader travailliste Jeremy Corbyn a pouvoir se présenter lors de nouvelles élections qui pourraient intervenir en septembre prochain. Triomphalement élu en septembre par les militants, M. Corbyn n'a jamais réussi à s'imposer auprès de la majorité des cadres du parti qui le jugent trop à gauche et incapable de remporter des législatives. Alors que le pays se dote d'un nouveau leader, l'opposition travailliste reste secouée par une profonde crise de leadership, énième répercussion du référendum sur le Brexit.
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David Cameron sera parvenu à faire sortir Grande-Bretagne de l'Union Européenne et c'est sans doute souvenir le plus durable qu'il laissera dans l'histoire de de son passage au 10, Downing street. Même s'il n'est pas un europhile exalté, David Cameron ne souhaitait pas le Brexit. Il annonce sa démission au lendemain du referendum, six années après son arrivée au pouvoir en 2010. David Cameron est alors à peine âgé de 43 ans. Il forme un gouvernement de coalition avec les Libéraux Démocrates de Nick Clegg. C'est un moment où l'économie britannique est en berne. Le jeune Premier ministre met en oeuvre une politique d'austérité avec son ministre des Finances Georges Osborn avec pour résultat des coupes dans les budgets sociaux, un accroissement des inégalités, mais aussi le redressement de l'économie. Ainsi en 2012, le Royaume-Uni connaît une croissance de 3,5 % et un million d'emplois ont été créés en deux ans. Sur les dossiers internationaux, le bilan de David Cameron est en demi-teinte. Restera l'intervention en Libye, en 2011, aux côtés de Nicolas Sarkozy, mais aussi le refus du Parlement britannique de le suivre dans une intervention en Syrie. Sur le front de la politique intérieure, il gagne son pari du referendum sur l'indépendance de l'Écosse, en 2014, avec la victoire du non. L'Écosse rejette l'indépendance et en 2015 David Cameron est réélu en ayant promis, durant sa campagne électorale, d'organiser un referendum sur le maintien ou non de la Grande-Bretagne au sein de l'Union Européenne. 'Oui, nous allons faire ce referendum sur notre futur au sein de l'Europe' avait-il dit. 'En même temps que nous réalisons ce travail essentiel, nous devons nous assurer de rassembler notre pays.' David Cameron participe à la campagne contre le Brexit, il conduit des négociations avec Bruxelles et obtient des dérogations, avec l'espoir que ces avantages suffiraient à convaincre les électeurs maintenir le Royaume Uni au sein de l'UE. Les arguments du Premier ministre ne portent pas et 52 % des électeurs votent en faveur du Brexit. 'Mercredi soir un autre Premier ministre sera dans le bâtiment derrière moi' annonce le 11 juillet David Cameron aux journalistes convoqués devant le 10, Downing street. Il ne répond à aucune question, tourne le dos, regagne le bâtiment des Premiers ministres britanniques et, oubliant un instant que son micro est toujours branché, fredonne un petit air joyeux avant de fermer la porte derrière lui.
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David Cameron s'est exprimé pour la dernière fois ce mercredi devant les membres du parlement réunis à Westminster. L'actuel Premier ministre pour quelques heures encore remettra sa démission en fin d'après-midi à la reine Elizabeth II. Lui succédera alors Theresa May. 'Permettez-moi tout d'abord de féliciter chaleureusement la ministre de l'intérieur Theresa May qui va devenir la nouvelle dirigeante du Parti conservateur. En voyant que pour la deuxième fois une femme conservatrice va devenir première ministre britannique, je vais pouvoir dire à l'opposition travailliste que ça fait 2-0.' a déclaré avec le sourire David Cameron. C'est donc à Theresa May que reviendra la tâche énorme de mettre en oeuvre le Brexit. Celui-là même qui a conduit David Cameron à sa perte. Cette fille de pasteur hérite d'un Royaume-Uni laissé sens dessus dessous par le référendum. 'Mon conseil à celle qui va me succéder et qui est une excellente négociatrice, c'est que nous devons être aussi proche que possible de l'Union européenne pour le bien des échanges, de la coopération et de la sécurité. La Manche ne va pas devenir plus large parce qu'on a quitté l'Union européenne, nous devons donc aller dans le sens de cette relation.', a tenu à rajouter le premier ministre sur le départ. David Cameron va donc quitter le 10, Downing Street après y avoir passé 6 années. Il restera dans les mémoires comme le déclencheur contre son gré du Brexit et l'artisan d'une sévère austérité économique.
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Le chef du gouvernement britannique démissionnaire David Cameron a présidé ce mardi son dernier conseil des ministres au 10 Downing Street. Il cèdera la place ce mercredi à Theresa May qui est encore pour quelques heures ministre de l'Intérieur. L'une de ses premières tâches sera de former un nouveau gouvernement qui fasse sa place aussi bien aux pro qu'aux anti Brexit. Il lui faudra aussi réunifier un parti conservateur qui s'est profondément divisé pendant la campagne du référendum. L'un des plus proches alliés de Theresa May, le leader de la Chambre des communes Chris Grayling a prévenu que le nouveau gouvernement 'ne se précipitera pas' pour invoquer l'article 50 du traité de Lisbonne qui permet à un Etat membre de l'Union européenne de la quitter. Tout sera fait pour servir l'intérêt national, a-t-il souligné. Theresa May, une pro-UE pour mener le Brexit https://t.co/LHCEW9hOW3- Philippe Bernard (@canalbernard) 12 juillet 2016 Theresa May: fille de Maggie Thatcher ou soeur d'Angela Merkel? https://t.co/KSLMQOn6J1- Challenges (@Challenges) 12 juillet 2016
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Andrea Leadsom brocardée dès son entrée en campagne pour le poste de Premier ministre britannique. Avoir des enfants, c'est avoir une meilleure place dans l'avenir du pays, a laissé entendre au Times la Secrétaire d'Etat à l'Energie. L'interview a provoqué l'indignation... Démenti furieux et outré de l'intéressée : 'On m'a posé plusieurs fois des questions sur mes enfants et j'ai répondu plusieurs fois que je ne voulais en aucun cas que cela devienne un sujet de campagne. Je suis dégoutée de la façon dont ceci a été présenté. Je veux dire très clairement que tout le monde a les mêmes chances dans notre société et notre pays'. Theresa May, la ministre de l'Intérieur, est arrivée en tête du vote des conservateurs. Eurosceptique notoire, elle avait pourtant appelé du bout des lèvres au maintien de la Grande Bretagne dans l'Union Européenne. Et puis une troisième femme va faire l'actualité cette semaine au Royaume Uni : la députée travailliste Angela Eagle a déclaré qu'elle avait l'intention lundi de contester Jeremy Corbyn à la tête du Labour et de demander des élections internes.
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Theresa May sera t-elle la prochaine Margaret Thatcher ? Un tabloïd anglais n'hésitait pas à poser cette question ce vendredi. La ministre britannique de l'Intérieur a recueilli la majorité des votes des conservateurs pour être candidate à la succsession de David Cameron, démissionnaire après le Brexit. 'J'ai été très heureuse hier de voir tout le soutien que j'ai obtenu de mes collègues parlementaires, de gauche ou de droite, du camp du Brexit ou de celui du Remain, et de toutes parts dans le pays, déclare Theresa May. A présent je vais aller faire campagne dans tout le pays pour plaider mon cas, pour obtenir le meilleur accord de Brexit, pour unifier le parti et le pays et pour faire de la Grande Bretagne un pays qui marche pour tout le monde'. Theresa May est arrivée en tête devant une autre euro-sceptique, mais celle-là clairement du camp des pro-Brexit. Andrea Leadsom est l'actuelle secrétaire d'Etat à l'Energie : 'Je pense qu'il y a un travail énorme à faire pour unifier le pays. Ces derniers temps ont été très agités. Je pense que beaucoup de gens sont inquiets et nous devons les rassurer mais en même temps mettre la main sur toutes les opportunités qui nous attendent. Donc voilà, ce sont mes intentions'. Le ministre de la Justice Michael Gove, qui s'était quasiment déjà mis en campagne, a été éliminé de la course à Downing Street. Les 150.000 adhérents du parti conservateur se prononceront cet été pour choisir la seconde femme Première ministre de Grande Bretagne.
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Julian King devrait être le prochain Commissaire européen représentant le Royaume-Uni. Le Premier ministre britannique a proposé le nom de son actuel ambassadeur à Paris pour succéder à Jonathan Hill. Ce dernier, en charge des Services financiers au sein de la Commission européenne, avait présenté sa démission après le référendum en faveur du Brexit. Julian King rencontrera lundi le président de la Commission , Jean-Claude Juncker, comme le veut la procédure. Il devra ensuite passer une audition auprès du Parlement européen.
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Une femme succèdera à David Cameron à la rentrée : Theresa May ou Andrea Leadsom. Avec 199 voix en sa faveur, la ministre de l'intérieur Theresa May est arrivée largement en tête du vote des députés conservateurs invités à désigner les deux finalistes dans la course à la tête du parti. La secrétaire d'Etat à l'énergie, Andrea Leadsom, fait figure de challenger. Elle a obtenu 84 voix. Elle a en tous cas devancé un autre partisan du Brexit, Michael Gove, le ministre de la justice et ancien bras droit de Boris Johnson, éliminé donc de la course. Les 150 000 adhérents du parti doivent à présent départager les deux candidates. Le vote se fera cet été par correspondance. Celle qui succédera au chef du gouvernement sera officiellement désignée le 9 septembre. Elle aura la lourde tâche de mener les négociations de sortie de l'Union européenne.

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