Vidéos A la une
Les nationalistes croate, serbe et musulman devraient siéger à la présidence tripartite de la Bosnie-Herzégovine, selon des résultats partiels des élections de dimanche. Dragan Covic devrait représenter la communauté croate dans cette instance du pouvoir à trois têtes issue des accords de paix de Dayton qui ont mis fin à une guerre intercommunautaire en 1995. Les Serbes devraient être représentés par Zeljka Cvijanovic qui plaide pour une dissolution de la Bosnie-Herzégovine. Bakir Izetbegovic, qui devrait être réélu en tant que représentant des musulmans, veut un État fort et unifié. Si les partis nationalistes sont également vainqueur des autres instances du pouvoir qui devaient être renouvelées, notamment le Parlement national et les parlements régionaux, le blocage institutionnel devrait se poursuivre. Au grand dam des résidents qui réclament le changement, comme Branko : 'pendant de nombreuses années, on n'a vu aucun progrès. On a donc perdu tous nos espoirs et notre foi, mais il faut un changement.' 'Il faut que ça s'améliore, ajoutait Dusan, un retraité. C'est vraiment impossible de vivre comme ça'. 44 % de la population active au chômage, une grave crise économique, des partis au pouvoir dont les visions semblent inconciliables, un mouvement de contestation en février, des inondations dévastatrices en mai : une partie des Bosniens est désemparée. Avec AFP, AP et Reuters
Vidéos A la une
En Bosnie, les bureaux de vote ont ouvert ce dimanche matin dans tout le pays. Les quelque 3 millions et demi d'électeurs sont invités à désigner les membres de la présidence collégiale, mais aussi les députés siégeant au parlement central et ceux des assemblées des entités serbe et croato-musulmane. De nombreux postes sont à pourvoir, ce qui fait le jeu des très nombreux partis. Une situation que déplore an Zlatan Kulenovic, analyste politique. 'Les gens, dit-il, ont le sentiment d'une grande dispersion du pouvoir. Si les électeurs veulent sanctionner une politique, ils ne savent pas contre qui diriger leur vote, car ils n'arrivent pas à identifier qui est vraiment au pouvoir. C'est vrai surtout depuis 4 ans'. Le scrutin se déroule sur fond de crise socio-économique. Faute de réformes ambitieuses, le pays stagne, avec un fort taux de chômage et une croissance limitée. Peu d'enthousiasme, donc, chez les électeurs. 'Je n'attends rien de ce scrutin, rien du tout, dit Karlo, retraité. Ça va ne faire qu'empirer les choses. Moi, je suis allé remplir mon devoir de citoyen, et j'ai voté en me faisant plaisir'. 'Il faudrait augmenter les pensions de retraite et donner du travail aux jeunes, estime pour sa part Dubravka, enseignante. Il faut faire quelque chose pour améliorer la situation.' Comme à chaque élection, ce scrutin a réveillé un nationalisme latent, chaque communauté défiant l'autre au sujet du partage du pouvoir. Les premières estimations seront connus dans la nuit.
Vidéos A la une
Plus de 3 millions de Bosniens sont appelés aux urnes ce dimanche pour élire les trois membres de la présidence collégiale (un serbe, un croate et un musulman), et les députés. La campagne a été marquée par un retour de la rhétorique nationaliste. Dans l'entité serbe de Bosnie, c'est toujours le cas lors des élections. Pas d'exception cette année. Le président sortant de la Republika Srpeska a dit vouloir transformer l'entité serbe en 'Etat' à part entière. Le principal parti d'opposition serbe est dans la même veine avec, à chaque meeting, des hommages appuyés à Radovan Karadzic, l'ancien chef politique des Serbes de Bosnie, actuellement jugé par le Tribunal pénal international. La fille de Karadzic brigue d'ailleurs un siège de député. En réaction à cette poussée nationaliste dans l'entité serbe, les nationalistes musulmans ont haussé le ton pour dire que leur objectif serait de renforcer davantage l''Etat central'. 'Moi, je ne vais pas aller voter, dit un habitant de Banja Luka. Ceux qui y vont croient que les choses vont changer après le scrutin. Moi, je n'y crois pas. Et on est de plus en plus nombreux à le penser'. 'Moi, j'irai voter, dit un autre habitant de Banja Luka, même si je doute que ça change grand chose. On sait bien que tous les partis font des promesses intenables, mais bon, je remplis mon devoir de citoyen'. Depuis des années, les querelles inter-ethniques bloquent en partie le fonctionnement des institutions centrales et retardent d'autant toute perspectives de rapprochement avec l'Union européenne.
Vidéos A la une
Beaucoup de candidats et une très forte rhétorique nationaliste pour les élections générales que se tiennent ce dimanche en Bosnie. Dans la ville de serbe de Banja Luka le président sortant Milorad Dodik a ainsi pour objectif de transformer l'entité serbe rien moins qu'en Etat indépendant. 'Si le Kosovo a eu son indépendance pourquoi pas nous' dit une une électrice, 'ce serait bien mieux si nous étions indépendants.' Un autre électeur confie qu'il 'aimerait bien voir un beau jour la République Serbe indépendante' mais ne croit 'pas que cela soit possible à cause du système politique en place.' A l'inverse des rêves d'indépendance des Serbes de Banja Luka, à Sarajevo les nationalistes musulmans promettent au contraire de renforcer le contrôle de l'Etat sur les régions. Un électeur musulman se dit certain que 'le problème' du pays 'est que les 3 ethnies, les Bosniaques, les Serbes et les Croates, se battent' parce que chacune 'veut dominer les deux autres'. 'Ce pays fonctionnerait mieux sans entité régionale ni cantons' dit en écho une femme. Pour notre correspondante Andreas Hajagos, 'les Serbs, les Croates, Bosniaques ont des points de vue très différent mais tous sont d'accords sur le fait que la Bosnie-Herzégovine ne s'est pas beaucoup développée ces dernières années beaucoup craignent que ces élections ne vont rien y changer.'
Vidéos A la une
Tuzla, ancien poumon industriel de Bosnie (métallurgie, chimie, charbon) aujourd’hui une friche gangrenée par le chômage, le cœur de la protestation. La faillite de Dita, un fabricant de...
Vidéos A la une
Les Bosniens poursuivent leur mouvement de protestation. Ici devant le siège du gouvernement à Sarajevo, la capitale, on appelle à la démission du gouvernement, et à l’organisation de...
Vidéos A la une
Les manifestations se poursuivent en Bosnie-Herzégovine, notamment dans la capitale Sarajevo, où le siège de la présidence a été incendié. À l’origine de cette grogne sociale, une crise...
Vidéos A la une
Un bâtiment officiel a été incendié par les protestataires à Tuzla, dans le nord du pays. A Sarajevo, la capitale, la police a tiré des balles en caoutchouc et des grenades assourdissantes...
Vidéos A la une
Depuis deux semaines, ils manifestent chaque jour devant le Parlement à Sarajevo. Ces Bosniaques exigent l’adoption d’une loi permettant d’attribuer aux nouveaux nés un état civil. La précédente réglementation, annulée en février, est à l’origine du décès de deux nourrisons. Un drame qui a...
Vidéos A la une
La police et l’armée tentent de récupérer les pistolets, les fusils, et autres armes d’assaut qui sont encore cachées chez des civils. Bosniaques, Croates et Serbes craignent aujourd’hui encore un retour au conflit des années 90.
Vidéos A la une
Le parlement de Bosnie a été évacué tôt vendredi matin, mais les familles qui l’occupaient restent frustrées. Les centaines de députés et employés du parlement, qui étaient en quelque sorte pris en otages, ont pu finalement sortir grâce à l’intervention des forces de l’ordre. Près de 1.500...
Publicité