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En Birmanie, Aung San Suu Kyi va faire son entrée au gouvernement. On ne sait pas encore à quel poste, - peut-être celui des Affaires étrangères. En tout cas son nom figure sur la liste présentée ce mardi au parlement. Et cette information a été largement commentée dans les couloirs de l'assemblée. Ainsi un député de la Ligue nationale pour la démocratie, le parti d'Aung San Suu Kyi. 'Avec elle dans le gouvernement, dit-il, cela permettra au pays de mieux se développer'. 'Les gens ont voté pour elle, c'est donc normal qu'elle figure dans le gouvernement', reconnaît un autre député, membre de l'ancien parti au pouvoir issu de la junte. Aung San Suu Kyi se serait bien vu présidente, mais l'actuelle constitution le lui interdit. C'est un des ses proches, Htin Kyaw, qui a été désigné. La Prix Nobel de la paix souhaitait néanmoins contribuer à la marche du pays. D'où sa présence annoncée dans le futur cabinet. Le gouvernement devrait être dévoilé ce jeudi et prendre ses fonctions la semaine prochaine.
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U Htin Kyaw, le bras droit de la Dame de Rangoun, fait figure de favori pour devenir le prochain Président birman, quatre mois après la victoire de la Ligue Nationale pour la Démocratie (LND) aux législatives. With NLD nod, #Burma likely headed for Htin Kyaw presidency#Myanmarhttps://t.co/HS2PLDehDH pic.twitter.com/M4C4Lajbpg- The Irrawaddy (@IrrawaddyNews) 10 Mars 2016 D'ici quelques jours, le Parlement doit désigner le prochain chef de l'Etat, qui formera le premier gouvernement élu depuis des décennies. Deux autres candidats sont en lice, dont un soutenu par les militaires, qui restent incontournables dans la gouvernance de ce pays miné par plus d'un demi-siècle de junte. Les représentants de l'armée devraient obtenir plusieurs ministères clés : ceux de la Défense, de l'Intérieur et des Frontières. Parsing prospects for #Burma's overshadowed vice president#Myanmarhttps://t.co/ruvo0ltKct pic.twitter.com/nC8g7Nm5oo- The Irrawaddy (@IrrawaddyNews) 7 Mars 2016 Homme de confiance de l'ancienne dissidente, et économiste, U Thin Kyaw a été le chauffeur et un compagnon de lutte de longue date de la Dame de Rangoun. La lauréate Prix Nobel de la Paix, à la tête de la LND, qui a été mariée un Britannique, ne peut accéder à la fonction suprême, en raison de dispositions de la Constitution. Si elle a dû se contenter d'un mandat de député après le scrutin du 8 novembre dernier, elle pourrait aussi faire son entrée au gouvernement, par le biais d'un portefeuille ministériel, dans les semaines à venir.
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En Birmanie, plus de 25 ans après sa première victoire électorale non reconnue par les militaires, la Ligue Nationale pour la Démocratie domine enfin le parlement entré en fonction aujourd'hui. Le parti d'Aung San Suu Kyi a remporté les législatives de novembre à plus de 80 %. Un quart des sièges restent cependant réservés aux militaires. La première tâche du parlement sera d'élire un président. Ce pourrait être Htin Kyaw, vice-président de la fondation Suu, promouvant la santé et l'éducation en Birmanie. En effet, la constitution ne permet pas à la dame de Rangoun de se présenter, car ses enfants sont de nationalité britannique. Elle a cependant affirmé qu'elle serait 'au-dessus du président'. Sur les 390 députés élus de son parti, une vingtaine seulement à déjà une expérience parlementaire. 'J'ai l'impression de rêver, en étant ici au Parlement. Personne n'aurait jamais pensé que la NLD aurait formé un jour un gouvernement, même nous. ça bouleverse non seulement la Birmanie mais le monde entier', affirme Khin Maung Myint, député de la NLD. Aung San Suu Kyi, prix Nobel de la paix, a fait son entrée au parlement en 2012, à la faveur de législatives partielles, premier signe de bonne volonté du gouvernement de transition. La fille du père de l'indépendance birmane va désormais devenir leader de la majorité parlementaire, après de longues années d'emprisonnement et d'assignation à résidence.
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Ils sont médecins, poètes, professeurs, agriculteurs, pêcheurs, ils sont pour la plupart novices en politique, ils ont d'ailleurs suivi des cours accélérés de droit et de droit constitutionnel, à la demande de leur leader Aung San Suu Kyi. Ce sont les nouveaux députés birmans. Ils ont pris leurs fonctions ce vendredi matin. Un jour historique, 25 ans que la Ligue nationale pour la démocratie, que dirige le prix nobel de la Paix, attend ce moment. Hier, le président Thein Sein, élu en février 2011, à l'issue d'un scrutin considéré par l'opposition et l'occident comme truqué, a fait ses adieux, même s'il restera en poste jusqu'en mars. Adoubée par la junte autodissoute, la présidence de l'ex-général Thein Sein, malgré la polémique, a toutefois marqué l'ouverture du pays. Celle qui a permis d'arriver aux élections historiques de novembre 2015, les premières élections libres du pays, après un demi-siècle de dictature. Des élections remportées donc haut la main par le parti d'Aung San Suu Kyi, qui a obtenu la majorité absolue au parlement. Ce jour-là, les Birmans, épris de démocratie et de la dame de Rangoun, ne boudaient pas leur plaisir. Aung San Suu Kyi aura passé plus de 15 ans en résidence surveillée, dont sept années consécutives. Arrêtée en 1989, elle refuse la liberté contre l'exil. Durant sa détention, c'est à cet homme-là qu'elle tiendra tête, le général Than Shwe, dirigeant de la junte depuis 1992. Sous son régime, tout est interdit. Les partis d'opposition, la presse. Les minorités ethniques sont persécutées, le pays est mis au banc de la communauté internationale. Depuis le 13 novembre 2010, jour où la police a enlevé les barrières devant sa maison, Aung San Suu Kyi est vraiment libre. Quelques jours plus tôt, le régime avait organisé et orchestré les premières élections du pays en 22 ans, dénoncées comme une mascarade. Le parti de Suu Kyi les avait boycottées. Ce n'est donc qu'après une très longue attente, que 'l'orchidée de fer' voit enfin l'aboutissement de sa lutte. Mais elle n'y est pas encore tout à fait. Pour accéder, comme elle et les Birmans le souhaitent, à la fonction suprême, la présidence du pays, il lui faudra convaincre l'armée qui détient encore 25 % des sièges au Parlement de changer la constitution. Depuis la réforme menée par la junte en 2008, une clause interdit en effet à toute personne ayant des enfants de nationalité étrangère de se présenter à la présidence du pays. Si Aung San Suu Kyi parvient à convaincre les députés militaires de lever cet obstacle, il lui faudra alors affronter une tâche monumentale, remettre la Birmanie sur les rails. Un pays ruiné, l'un des plus pauvres de la région, où les secteurs élémentaires comme l'Education ou la Santé sont laminés.
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Le parlement birman va vivre un changement historique ce lundi. Aung San Suu Kyi est le symbole de ce renouveau: Son parti, la LND, sera majoritaire. La première tâche de ses élus sera de nommer un président. L'ancienne opposante à la dictature militaire, qui a passé 15 ans de sa vie en résidence survéillée, a tenu à remercier les héritiers de la junte, qui ont rendu possible les éléctions, lors de la dernière séance de l'ancienne assemblée: 'Je voudrais souhaiter la bienvenue aux nouveaux élus de ce parlement. Et je voudrais par la même occasion féliciter les anciens membres pour travail qu'ils ont effectué, afin d'ouvrir le chemin aux nouveaux', a-t-elle précisé dans son discours. Problème: La constitution interdit à Aung San Suu Kyi de prétendre à la présidence du pays, en raison de la nationalité britannique de ses deux fils. En Novembre dernier, la Ligue Nationale pour la Démocratie avait remporté haut la main les éléctions législatives. Mais les militaires non-élus conserveront malgré tout un quart des sièges. Aung San Suu Kyi devra donc les convaincre de modifier cet article de la constitution, le dernier obstacle qui la sépare de la magistrature suprême.
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Aung San Suu Kyi s'est entretenu 45 minutes avec le président Thein Sein qui, comme le veut la Constitution, doit rester en fonctions le temps que le nouveau Parlement n'élise un nouveau président en mars prochain. Le président Thein Sein est issu de la junte militaire birmane alors qu'Aung San Suu Kyi représente l'ouverture politique du pays. 'Ils ont discuté de la façon de transférer au nouveau gouvernement le pouvoir de manière pacifique' a déclaré à l'issue de la rencontre Ye Htut, le porte-parole du président Le parti d'Aung San Suu Kyi a très largement remporté les élections de novembre dernier, mais la prix Nobel de la paix ne peut pas elle-même devenir présidente : la loi fondamentale héritée de la junte interdit la fonction suprême à toute personne ayant des enfants à l'étranger, ce qui est le cas d'Aung San Suu Kyi.
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C'est une icône de la résistance pacifique contre l'oppression, et c'est à ce titre qu'elle devient Nobel de la Paix en 1991. Mais ce n'est qu'en 2012, qu'Aung San Suu Kyi peut le recevoir en mains propres après 21 longues années de privation de liberté. 'Alors que vous me regardez et que vous m'écoutez, s'il vous plaît, souvenez-vous de cette vérité souvent répétée, un prisonnier de conscience est un prisonnier de trop' déclare-t-elle le 16 juin 2012. En 1991, l'opposante birmane, en résidence surveillée, ne peut quitter Rangoun. Ses deux enfants et son mari, tous citoyens britanniques, reçoivent le prix en son nom. Cela ne fait que contribuer à sa légende. Celle-ci commence en 1988, lorsqu'Aung San Suu Kyi quitte l'Angleterre, son mari et ses enfants pour aller s'occuper de sa mère vieillissante à Rangoun. Elle a alors quitté la Birmanie depuis 28 ans pour suivre sa mère en Inde, faire ses études en Angleterre, à New York... Mais cette année-là, la dictature militaire en place depuis 1962 est contestée dans la rue puis réprimée, et une nouvelle junte se met en place. Dans la foulée, elle fonde la Ligue Nationale pour la Démocratie. En 1990, son parti, la LND, remporte les élections à la majorité absolue, un raz-de-marée, alors même qu'Aung San Suu Kyi est placée en résidence surveillée depuis 1989, ainsi que les autres membres de la LND. Les militaires annulent les résultats et se maintiennent au pouvoir. Quatre ans plus tard, le général Than Shwe, président de la Junte militaire depuis 1992, qui restera à la tête du pays jusqu'en 2011, la rencontre pour la première fois. Il dirige le pays d'une main de fer, hostile au dialogue avec l'opposition, il libère pourtant Aung San Suu Kyi l'année suivante. La dame de Rangoun, qui continue d'écrire discours et livres politiques voit son charisme grandir au cours de ces années. A cela s'ajoute l'héritage moral de son père, héros de l'indépendance birmane Aung San, assassiné lorsqu'elle n'avait que deux ans. Son mari meurt d'un cancer en 1999 en Angleterre sans qu'ils puissent se revoir. La demande de Michael Aris pour se rendre en Birmanie est rejetée, et elle sait que si elle quitte la Birmanie, elle ne pourra pas revenir au pays. En 2000, Aung San Suu Kyi est à nouveau privée de liberté après des tentatives répétées pour quitter la capitale ou pour tenir des réunions politiques dans d'autres régions du pays. Elle est libérée en 2002 suite aux pressions de l'ONU. Et puis de nouveau privée de liberté en 2003 après l'attaque de Depayin qui a failli lui coûter la vie et dont la junte est tenue pour responsable par ses sympathisants. En 2010, le parti de l'ex-général Thein Sein, le PDSU, remporte des élections boycottées par la LND et d'autres partis. Aung San Suu Kyi est libérée quelques jours plus tard. Et c'est une foule immense et dévouée qui la salue à la porte de sa maison où elle a passé, au total 15 ans, confiné, depuis 2003 dans des conditions très dures. En 2011, et par surprise la Junte militaire décide de son auto-dissolution et met en place un régime semi-civil dirigé par Thein Sein. La LND se fait ré-enregistrer comme parti politique et Aung San Suu Kyi se lance dans la campagne des législatives partielles. La LND remporte alors 43 des 45 sièges en lice. Début 2012, Aung San Suu Kyi est élue députée et fait son entrée à la chambre basse du parlement. C'est le début de la normalisation de sa vie politique...
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En Birmanie, les opérations de comptage ont débuté au terme d'une journée de vote. Les législatives ont apparemment suscité une forte mobilisation. Plus de 80% des électeurs se sont rendus aux urnes, d'après les premières estimations de la commission électorale. Jour tranquille d'élections à Rangoun. Plus qu'1h30 pour voter. La ville attend. #MyanmarElection #BurmaVotes2015 pic.twitter.com/QPw56syYCu- Laure Siegel (@LaureSiegel) 8 Novembre 2015 Pour l'heure, aucun résultat. Il faudra plusieurs jours pour dépouiller tous les bulletins de vote. Mais ce scrutin pourrait voir la victoire du parti de la célèbre opposante Aung San Suu Kyi, la Ligue nationale pour la démocratie (LND). L'ancienne prix Nobel de la paix a voté à Rangoun. Âgée de 70 ans, Aung San Suu Kyi espère se faire réélire (elle a décroché un siège de députée lors de législatives partielles en 2012). #MyanmarElection IN PICTURES: Aung San Suu Kyi tours polling stations in Yangon Region | https://t.co/PTdDC6FiC2 pic.twitter.com/yPPOqRZNbO- The Myanmar Times (@TheMyanmarTimes) 8 Novembre 2015 Observateurs européens Là, pour la première fois, des observateurs étrangers ont été autorisés à venir en Birmanie pour suivre les opérations de vote. 'Jusqu'à présent, le processus électoral paraît assez fiable, même s'il y a des défauts et des lacunes, a commenté ce dimanche le chef de la mission d'observation électorale de l'Union européenne, Alexander Graf Lambsdorff. Pour autant, de ce que l'on sait jusque-là, cela ne semble pas avoir posé de gros problèmes. Concernant les listes électorales, ici à Rangoun, on n'a pas constaté de gros problèmes. Maintenant, on attend de savoir aussi comment les choses se sont passées dans les zones rurales'. De nombreux Birmans ont voté pour la première fois, les dernières élections libres remontant à 1990. Le parti d'Aung San Suu Kyi l'avait alors emporté, mais les résultats avaient été rejetés par la junte militaire au pouvoir. A présent, la junte est dissoute, même si l'armée reste très influente. D'ailleurs, un quart des sièges au parlement revient automatiquement à des militaires. Pour aller plus loin > 'Birmanie: vers un raz-de-marée pour Aung San Suu Kyi' - article paru dans Mediapart, à lire ici > 'Aung San Suu Kyi, d'opposante assignée à résidence à favorite des élections' - article du Huffington Post, à lire ici > 'Elections en Birmanie : le retour de la démocratie ?' - dossier réalisé par Arte, à consulter ici
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Alors qu'environ 30 millions de Birmans sont appelés à voter pour des législatives historiques, de nombreux regards se braquent sur une frêle silhouette, qui se détache d'une foule de partisans et de journalistes du monde entier devant une école de Rangoun, la capitale. A 70 ans, Aung San Suu Kyi vote pour la deuxième fois de sa vie dans son pays. L'opposante et Prix Nobel de la paix était pour l'occasion vêtue de rouge, les couleurs de son parti la Ligue nationale pour la démocratie (LND). Elle espère se faire réélire députée de Kawhmu, la circonscription qu'elle a remportée lors des législatives partielles de 2012. Pour ces premières élections nationales supposées libres depuis 25 ans et symbolisant une transition démocratique amorcée il y a 4 ans, de longues files d'attente se sont formées devant les bureaux de vote. Parmi ces nombreux primo-votants, Khin Marlar Maung, 51 ans : 'Je n'avais jamais été aussi excitée de ma vie. Avec ma famille, hier, on s'est rappelé les un les autres le jour du vote, on s'est organisé pour se lever tôt et la première chose qu'on a faite ce matin, ça a été de venir au bureau de vote.' Plus de 90 partis sont officiellement en compétition. Les deux principaux partis sont la LND d'Aung San Suu Kyi et le Parti pour la solidarité et le développement de l'Union (USDP), le parti au pouvoir, emmené par d'anciens généraux. L'armée et le président sortant se sont engagés à respecter les résultats.
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Les 30 millions d'électeurs birmans seront appelés aux urnes ce dimanche pour des élections générales. La campagne s'est achevée ce vendredi soir. Ce scrutin pourrait marquer une étape dans la transition démocratique de ce pays d'Asie. Les dernières élections libres remontent à 1990. La Ligue nationale pour la démocratie (LND), le parti de l'opposante Aung San Suu Kyi, avait alors remporté ce scrutin, mais les résultats avaient été rejetés par la junte militaire au pouvoir. Là, pour la première fois, des observateurs étrangers ont été autorisés à venir en Birmanie pour suivre le processus électoral. Difficile de prédire l'issue du scrutin en l'absence de sondages fiables. Mais cela n'empêche pas Aung San Suu Kyi de croire en la victoire de son parti. A 70 ans, l'ancienne prix Nobel de la paix a dominé la campagne. Son principal adversaire, c'est le Parti pour la solidarité et le développement (USDP), crée par l'actuel président Thein Sein, lui-même un ancien général. Ce parti a les faveurs de l'armée. Car même si officiellement les militaires ne sont plus au pouvoir, ils restent très influents. D'ailleurs, un quart des sièges au Parlement leur revient automatiquement. Autre paramètre du scrutin, le poids des religieux. Les 500 000 moines bouddhistes n'ont pas le droit de voter, mais certains groupes radicaux ont apporté leur soutien au parti au pouvoir. Les résultats du vote ne seront pas connus avant plusieurs jours. - avec agences
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Dernier grand meeting électoral pour Aung San Suu Kyi. A Rangoon, devant des milliers de partisans, la dirigeante de l'opposition birmane met en garde contre les éventuelles fraudes qui pourraient frapper le scrutin de dimanche prochain. Le parti du prix Nobel de la paix, 70 ans, est donné favori des législatives du 8 novembre, les premières élections libres depuis plus d'un quart de siècle. Au total, 30 millions de Birmans sont attendus aux urnes pour remplacer les représentants des deux chambres, qui devront dans quelques mois élire un président. Plus de 93 partis politiques différents sont en lice. Depuis plusieurs semaines, l'opposante qui fut enfermée pendant plus de 15 ans à l'époque de la junte militaire fait campagne à travers le pays. A chaque fois, son passage attire les foules. La Constitution actuelle empêche cependant la prix Nobel de la paix de devenir présidente du pays, ayant été mariée à un étranger.
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Ils sont les premiers à voter pour les législatives en Birmanie... Expatriés en Thaïlande, plusieurs centaines de Birmans ont participé à ce qui est présenté par les autorités comme le premier scrutin démocratique depuis un quart de siècle. Leurs concitoyens voteront le 8 novembre. Le Prix Nobel de la Paix Aung San Suu Kyi mène campagne en promettant une transition plus rapide, plus d'emplois et moins de dépendance vis-à-vis de l'aide internationale. Députée depuis trois ans, l'ancienne opposante est quasiment assurée de garder son siège. Le président Thein Sein, qui a signé il y a quelques jours un cessez-le-feu avec des groupes armés rebelles, se targue d'avoir sorti la Birmanie de 50 ans de règne militaire. Cet ancien général conduit une transition très progressive depuis 2011, mais les manquements à l'Etat de droit sont encore dénoncés par les ONG. Récemment, deux internautes ont été arrêtés pour s'être moqués de l'armée. Les élections du 8 novembre seront un test d'autant plus décisif pour la Birmanie.
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Un changement politique majeur à la tête du pouvoir en Birmanie : le chef du parti majoritaire a été démis de ses fonctions. Il a été remplacé par le vice-président du parti. Shwe Mann est aussi président du Parlement. Il n'aurait pas été arrêté, mais serait sous une forme de résidence surveillé. Il s'est opposé à plusieurs anciens généraux notamment sur le poids de l'armée au sein du Parlement . Il avait récemment salué l'idée de travailler avec l'opposition politique, et Aung San Suu Kyi, de La Ligue Nationale pour la Démocratie (LND). Cette ouverture n'a pas été appréciée par le président birman actuel, Thein Sein. La tension entre ces deux anciens généraux était alors à son comble. Cette éviction intervient avant les élections du mois de novembre. Le parti d'Aung San Suu Kyi, est donné favori. Les listes de candidats sont établies cette semaine. Shwe Mann aurait aussi refusé de soutenir les candidats loyaux au président actuel.
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Alors que la Birmanie se prépare à des élections générales cruciales en novembre, le pays fait face à un défi logistique inédit, des risques d'erreurs importants dans l'élaboration en cours des listes électorales, ce qui pourrait priver de nombreux citoyens de leurs droits de vote. Le pays, dont le système électoral part de zéro, doit numériser plus de trente millions de noms à partir de fichiers hors d'âge ou erronés d'ici le mois d'août. Ce scrutin est un test pour la transition démocratique amorcée depuis l'autodissolution du régime militaire, et la mise en place du gouvernement provisoire du réformateur Thien Sein en 2011. Ce sera la première élection nationale à laquelle le parti d'Aung San Suu Kyi, la Ligue nationale pour la démocratie, participera depuis 25 ans. Le parti de l'opposante birmane est donné grand favori, mais son score pourrait être impacté par les problèmes d'erreurs et d'organisation, et la lauréate du prix Nobel de la paix a dit sa préoccupation. Le 11 Juillet, Aung San Suu Kyi a mis fin à des mois de spéculation en annonçant la participation de son parti aux élections de novembre. Elle ne pourra théoriquement pas briguer la présidence lors de l'assemblée issue du vote, la Constitution héritée de l'époque de la junte l'empêchant de se présenter, du fait de son mariage avec un étranger par le passé. Après les élections de 1990, et le refus de l'armée de reconnaître la victoire de son parti, la LND avait boycotté le dernier scrutin de 2010, marqué par des irrégularités généralisées, puis été dissous. Depuis 2011, et l'arrivée d'un gouvernement civil réformateur, la plupart des sanctions occidentales ont été levées au Myanmar. Et aux législatives partielles de l'année suivante, le parti de Suu Kyi allait remporté une victoire écrasante, lui ouvrant les portes du parlement , et la tête de l'opposition parlementaire. Le scrutin de novembre sera donc une étape cruciale pour Aung San Suu Kyi et pour le processus démocratique d'un pays qui musèle toujours les dissidents politiques et les médias, et persécute les minorités ethniques.
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L'armée birmane a libéré 109 mineurs, des anciens enfants soldats, qui étaient incorporés dans ses rangs. C'est la permière fois qu'autant de mineurs sont libérés d'un coup. Une loi interdit aujourd'hui l'enrolement par l'armée des jeunes de moins de 18 ans. Mais de nombreux mineurs portent encore les armes, dans l'armée nationale comme dans la dizaine de groupes armés qui mènent des guérilla dans le pays. Depuis 2 ans l'ONU tentent d'enrayer le phénomène. Pour Bertrand Bainvel, le directeur du fonds pour l'enfance des Nations-Unis, 'les recrutements les plus nombreux ont lieu dans l'armée nationale, mais il y en a aussi parmi les rebelles. Pour nous, il est évident que ces groupes non officiels ont les mêmes obligations.' Selon les associations humanitaires comme Human Right Watch, le retour à la vie normale est décrit comme très difficile voire impossible pour ces enfants qui retournent dans leur famille la plupart du temps traumatisés. Aujourd'hui l'armée birmane tente de professionaliser ses rangs. Plus de 500 enfant ont été libérés en 2 ans. Mais il en resterait encore des milliers dans tout le pays. L'ONU comme les associations ont du mal à connaître et médiatiser le chiffre exact des enfants soldats encore enrôlés, notamment à cause du manque d'état civil ou d'informations fiables sur les dates de naissance. L'armée du Myanmar a publié 109 enfants de ses rangs militaires jeudi dans sa plus importante décharge d'enfants soldats, mais les garçons sont encore en cours de recrutement illégalement à des familles pauvres, l'Organisation des Nations Unies a déclaré. Myanmar a pendant des années été classé parmi les pays où les enfants ont été recrutés pour combattre - à la fois par les forces gouvernementales et les rebelles. L'armée a dirigé le pays pendant 49 ans et a été condamné à l'échelle internationale pour les violations des droits de l'homme, y compris l'utilisation d'enfants soldats. Bertrand Bainvel, responsable du Fonds des Nations Unies pour l'enfance au Myanmar, a déclaré l'armée veut professionnaliser ses rangs et la présence d'enfants soldats peuvent bloquer la coopération militaire avec les pays qui pourraient fournir de l'aide. Un réformiste, le gouvernement semi-civil qui a repris en 2011 a été de travailler avec les Nations Unies pour sortir les enfants de l'armée. Il a publié 472 services depuis Juin 2012, y compris la libération de jeudi, qui était le plus important encore, selon les Nations Unies. 'Il s'agit d'un engagement par les Tatmadaw d'avoir éradiqué cette pratique dans ses rangs', a déclaré Bainvel, se référant à l'armée par son nom traditionnel. Bainvel dit le recrutement se poursuit à un taux diminué et que la plupart des jeunes recrues viennent de familles pauvres qui cherchent le revenu qu'un fils dans l'armée peut fournir. Le recrutement prend le plus souvent lieu dans les deux plus grandes villes, Yangon et Mandalay, et est souvent facilitée par des courtiers civils qui forgent les documents d'identification, ce qui rend difficile de déterminer la façon dont de nombreux enfants soldats enrôlés restent. "C'est une grande question et il n'y a aucun moyen de dire avec certitude combien il ya", a déclaré Bainvel. L'Organisation des Nations Unies a indiqué que sept forces minorité de guérilla ethniques, qui ont combattu ou sont encore la lutte contre le gouvernement, ont également utilisé des enfants soldats
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“La Birmanie n’est toujours pas fréquentable”, c’est ce qu’ont tenu à dire ces manifestants à Londres alors que le Premier ministre britannique recevait le président Thein Sein, qui se rendra également à Paris mercredi. David Cameron aurait fait pression sur le dirigeant birman pour que la...
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