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La police anti-émeute a arrêté plusieurs centaines de personnes à Minsk, la capitale du Bélarus, où le président Alexandre Loukachenko est confronté à un vaste mouvement de mécontentement depuis plusieurs semaines. Les manifestants réclamaient démission d'Alexandre Loukachenko et l'annulation d'une taxe visant les chômeurs qui travaillent moins de six mois par an. Alexandre Loukachenko est au pouvoir depuis 23 ans et il avait prévenu que les forces de l'ordre s'occuperaient des 'provocateurs'. Il avait également accusé des manifestants de préparer des 'provocations armées' fomentées depuis l'étranger. Plusieurs dizaines de personnes ont été arrêtées avant même la manifestation. La police anti-émeute a notamment fait irruption dans les locaux de l'organisation de défense des droits de l'homme Viasna où une cinquantaine de personnes a été interpellée. L'ex-candidat à la présidentielle Vladimir Nekliaïev a également été arrêté alors qu'il tentait de se rendre à Minsk pour participer à la manifestation.
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Les manifestants ont maintenu ce week-end leur pression sur le président biélorusse Alexander Lukashenko. Ils ont protestés massivement dans plusieurs villes du pays, dont la capitale Minsk contre une prétendue "taxe sociale parasite" qui toucheraient ceux qui travaillent moins de 6 mois par an. Une manifestante explique la situation : "Il est facile pour lui de dire:" Allez chercher un emploi... Oui, vous pouvez chercher un emploi mais c'est long et dur. Et comment allez-vous vivre pendant ce temps ? Je ne sais pas. Vous devez payer un appartement, vous nourrir et utiliser les transports en commun pour chercher un emploi.' Certains vont plus loin, demandant la démission de Lukashenko: 'Je suis sûr que si tout le monde sort, nous allons changer le gouvernement et tout ira bien, si nous continuons à avoir peur, nos enfants auront peur aussi.' La taxe "parasite" cible les personnes travaillant moins de 183 jours par an. Les autorités du président Loukachenko, qui ont fait preuve de fermeté depuis 1994, n'ont pas utilisé la force contre les manifestants, mais plus tard une dizaine de militants ont été arrêtés.
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Et un mandat de plus pour Alexandre Loukachenko. Le président bélarus a été réélu hier avec 83,5% des voix. C'est un cinquième mandat qui commence pour l'homme fort du pays, au pouvoir depuis 21 ans. Loukachenko, 61 ans, a multiplié ces derniers mois les gestes de bonne volonté, libérant par exemple les derniers prisonniers politiques du pays. L'Union européenne envisage en conséquence de lever les sanctions qui le frappent depuis 2011. 'Les sanctions n'ont jamais été une solution aux problèmes, explique cet analyste politique. Seule la communication peut promouvoir la coopération. Nous sommes heureux du fait que les sanctions vont peut-être être bientôt levées, c'est un premier pas dans la bonne direction'. Les principaux dirigeants de l'opposition, empêchés de participer à l'élection, avaient appelé les électeurs à boycotter le scrutin. Les autres candidats, peu connus et soupçonnés de n'être que des faire-valoir, n'ont pas empêché Loukachenko d'obtenir le score le plus élevé de carrière de président.
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L'Union européenne serait disposée à lever les sanctions visant le président du Bélarus, Alexandre Loukachenko, et 150 de ses partisans. Bruxelles estime que des progrès ont été réalisés dans cette ancienne République soviétique, notamment cet été, la libération de prisonniers politiques. Pour autant, avant d'entamer la procédure, les dirigeants européens attendent de voir comment vont se dérouler les élections présidentielles de ce dimanche. Ils voudront notamment s'assurer qu''il n'y a pas de nouvelles arrestations d'opposants, pas de violence, pas persécution de la presse', estime une source diplomatique à Bruxelles. L'issue du scrutin ne fait guère de doute : l'opposition a appelé au boycott de l'élection. L'actuel homme fort du pays devrait donc être réélu pour un cinquième mandat. Alexandre Loukachenko est au pouvoir depuis 1994. Il s'est vu imposer des sanctions en raison de son piètre bilan en matière de respect des droits de l'homme. Il avait notamment violemment réprimé les manifestations qui avaient suivi la présidentielle de 2010. Depuis, Loukachenko s'est impliqué dans la crise ukrainienne, organisant dans sa capitale Minsk des discussions de paix entre les présidents russe et ukrainien. La libération de 6 prisonniers politiques cet été aura été perçu comme un geste supplémentaire. D'où cette perspective d'une suspension des sanctions, levée qui se ferait progressivement. La décision doit formellement être prise avant le 31 octobre, date à laquelle expirent les sanctions actuellement en vigueur. - avec AFP Pour aller plus loin : 'En Biélorussie, le pouvoir sans partage d'Alexandre Loukachenko' - article de La Croix à lire ici
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Libérés, certes... mais après ? Le président bélarusse Alexandre Loukachenko a, samedi, remis en liberté six opposants politiques. Dont Mikola Statkevitch, qui était considéré comme son principal ennemi encore en prison. Candidat à l'élection présidentielle de 2010 - il avait obtenu seulement 1% des voix -, il avait été condamné à six ans de prison quelques mois plus tard pour 'organisation de troubles massifs à l'ordre public', après avoir appelé à manifester contre la réélection de Loukachenko pour un 4è mandat. Il avait été envoyé dans un camp de travail à régime sévère, passant l'essentiel de son temps à l'isolement. Et était menacé de voir sa peine prolongée, officiellement en raison de violations de ses règles de détention. 'Je ne pensais pas que Loukachenko me relâcherait avant la prochaine présidentielle (le 11 octobre), confie l'intéressé. Cela dit, il s'est très bien débrouillé avec ce scrutin. Car aujourd'hui l'opposition est dans une impasse, ne pouvant ni appeler au boycott, ni soutenir l'un ou l'autre des candidats. C'est pour cela qu'il m'a libéré.' Statkevitch voit surtout dans cette grâce présidentielle les difficultés rencontrées par Loukachenko, en froid politique avec la Russie depuis la crise ukrainienne, et en récession économique, conséquence des sanctions frappant cette même Russie. Loukachenko opère donc un rapprochement avec l'Union européenne. A lire les commentaires satisfaits de celle-ci et en particulier de l'Allemagne, le pari semble réussi. Et par voie de conséquence, les manifestations réprimées de son opposition passées par pertes et profits.
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Le président Alexandre Loukachenko a limogé le chef de son gouvernement Mikhaïl Miasnikovitch dans un contexte de crise économique provoquée par l'effondrement du rouble en Russie. Miasnikovitch avait pris ses fonctions en décembre 2010. Il a été remplacé par le chef du cabinet de la présidence, Andreï Kobiakov. Signe d'une nouvelle reprise en main dans cette dictature, Alexandre Loukachenko s'est également débarrassé du chef de la banque centrale ainsi que des ministres de l'Économie et de l'Industrie. Même si le rouble bélarusse n'est pas officiellement lié à la devise russe qui a connu une dépréciation spectaculaire ces derniers temps, le Bélarus a de forts liens économiques avec Moscou. Il reste très sensible à toutes les secousses dans l'économie de son puissant voisin frappée par les sanctions occidentales et la chute des prix de pétrole.
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Certaines déclarations du président bélarusse Alexandre Loukachenko ne sont pas passées inaperçues hier à Moscou lors d'une conférence de presse avec ses homologues russe, arménien, et notamment tadjik. 'Même si le monde entier se dresse aujourd'hui contre Loukachenko, il sera président, s'il le veut', a indiqué le chef de l'Etat bélarus qui devrait briguer un cinquième mandat en 2015. Alexandre Loukachenko a également critiqué Moscou. Il l'a accusé de nuire aux intérêts économiques du Bélarus en réduisant les exportations bélarusses vers la Russie 'L'organisme de surveillance agricole de la Russie a limité la livraison des produits des entreprises bélarusses à la Fédération de Russie. De plus, en violation de toutes les normes internationales, nous avons fait face à une interdiction du transit sur le territoire bélarusse. Cela a été fait de façon unilatérale, sans aucune consultation, en contournant la Commission Économique Eurasienne et sans même l'accord de Vladimir Poutine, comme nous l'avons appris aujourd'hui pendant les pourparlers'. Vladimir Poutine a déclaré de son côté en plaisant qu'il avait été demandé spécifiquement à Alexandre Loukachenko 'd'élever le niveau des discussions' et d'en présenter 'la substance sous toutes ces couleurs'.
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La tension monte entre la Russie et le Bélarus après l’arrestation de cet homme. Vladislav Baumgertner est le patron du géant russe des engrais Uralkali. Il a été arrêté lundi à Minsk,...
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