Vidéos A la une
'Défendons l'Europe', c'est le slogan derrière lequel ont défilé ces militants d'extrême-droite ce samedi, à Vienne en Autriche. Ils étaient environ un millier à scander des slogans anti-immigration, encadré par un important dispositif de police. Parmi eux, des groupes sont venus d'autres pays, France, République tchèque et Allemagne. Leur marche a été stoppé par une contre-manifestation d'activistes de gauche. Les forces de l'ordre ont tenté en vain de tenir les deux camps à distance. Elles ont fait usage de gaz poivré. Des affrontements ont fait une dizaine de blessés, dont quatre policiers. Sept personnes ont été interpellées.
Vidéos A la une
L'extrême droite plus forte que jamais en Autriche. Après la très courte victoire lundi du candidat écologiste Alexander Van der Bellen, le FPÖ, le Parti de la liberté, a réuni ses troupes ce mardi. Objetif : capitaliser sur sa demie défaite (près d'un électeur sur deux a voté pour Norbert Hofer) et préparer l'avenir. Le FPÖ vise désormais le poste de Premier ministre (chancelier) aux prochaines élections législatives de 2018. Et entend bien répéter qu'il reste un parti fréquentable. Présidentielles en #Autriche: l'extrême droite repoussée de justesse vue par MonsieurKak pour Lopinion_fr pic.twitter.com/aZbUk5MUeJ- B3zero (@B3zero) 24 mai 2016 'Le FPÖ n'est pas un parti d'extrême-droite', a souligné Norbert Hofer. 'Si un parti d'extrême-droite avait concouru en Autriche, ce parti n'aurait sans doute obtenu que 2% des voix. C'est à peu près le pourcentage des fous. Nous, nous sommes un parti de centre-droit avec un grand sens de la responsabilité sociale.' Durant sa campagne, Norbert Hofer a évité les sujets trop clivants. Il s'est contenté de surfer sur le rejet des réfugiés et sur les errances des Européens. 61% des Autrichiens estiment que le pays ne doit plus accueillir de migrants. En 2015 : 90 000 réfugiés ont été accueillis par l'Autriche, bien plus, en pourcentage par rapport à la population totale, que le nombre de réfugiés arrivés en Allemagne. Avec AFP et Reuters
Vidéos A la une
L'échec sur le fil de Norbert Hofer au second tour de l'élection présidentielle autrichienne, c'est une quasi-victoire. Un avis partagé par Hofer, par les partis d'extrême-droite européens et, en premier lieu, par ses partisans : 'Cela n'a pas d'importance la manière dont cela va tourner, de savoir si Hofer sera Président ou pas, c'est tout simplement une étape capitale pour atteindre notre but.' 'Je sens que c'est un tournant pour toute l'Europe, nous sommes très heureux !'. Pour nombre d'Européens, cette élection est un avertissement de plus pour l'Union européenne. Il y a eu celui du référendum sur l'accord d'association avec l'Ukraine célébré aux Pays-Bas en avril dernier. L'écrasante victoire du NON, avait alors été capitalisée par Geert Wilders, leader du Parti de la Liberté, islamophobe d'extrême-droite, et elle avait surtout été présentée comme un vote de défiance envers l'Union européenne. Et puis il y aura le référendum britannique qui pourrait sceller le destin de l'Union... L'autre grand trait d'union entre les partis radicaux de la vieille Europe, c'est le rejet de l'immigration, voire l'islamophobie. En Allemagne, le mouvement PEGIDA en est l'expression la plus extrême, mais cette méfiance envers les musulmans est partagée par l'AfD. Un manifeste électoral d'Alternative pour l'Allemagne déclare que l'Islam n'est pas compatible avec la constitution. Récemment, l'AfD, dirigée par Frauke Petry, est entrée dans trois parlements régionaux, avec des scores allant jusqu'à 24 % des voix dans le Land de Saxe-Anhalt. 'C'est un mouvement européen, mais avec néanmoins un certain nombre d'éléments à souligner. Il concerne plus le centre et le nord de l'Europe. En revanche, l'Espagne, le Portugal, l'Italie, sont relativement épargnés. Certes, en Italie, et même en Grèce, il y a Aube Doré et la Ligue du Nord, mais c'est sans commune mesure avec le poids de partis comme le FPÖ, comme le Front National, le Parti Populaire Danois ou les Vrais Finlandais', nous explique Pascal Delwitt, analyste politique de l'Université Libre de Bruxelles. En France, le Front National a été élu dans plusieurs villes lors des élections municipales et a failli remporter deux grosses régions lors des régionales... Le FN a vu, dans la défaite du FPÖ autrichien, un résultat qui annonce des succès futurs... Selon la plupart des instituts de sondage français, Marine Le Pen sera présente au second tour des présidentielles de 2017, et elle est en position de gagner selon le candidat qui s'opposera à elle...
Vidéos A la une
Un président écologiste ou un président d'extrême droite ? A quelques heures des résultats définitifs des élections présidentielles l'Autriche retient son souffle. Avec une certitude : jamais le pays n'a paru aussi divisé. Dimanche soir, c'est le candidat de la droite radicale Norbert Hofer qui est arrivé légèrement en tête avec 144 000 voix d'avance sur l'écologiste Alexander Van der Bellen. #Autriche : on saura à 17 h si un pays de l'#UE se choisit un président d'extrême-droite. Ce serait une première. #Hofer #FPO- François Beaudonnet (@beaudonnet) 23 mai 2016 Dans la rue, les électeurs autrichiens donnent leur avis. Maria Hinterberger : 'Au gouvernement, ni les socialistes ni la droite n'ont été capables de s'entendre sur quoique ce soit. On a toujours été divisés. Chaque parti ne s'intéresse qu'à ses propres électeurs.' Helmut Peroutka: 'La vérité c'est que les deux principaux partis qui occupent le centre politique ont été éjectés du jeu brutalement et que ce sont les partis à la marge qui ont pris leur place. Cela ne veut pas dire que le pays soit divisé.' Un électeur : 'Je pense que les deux candidats devraient se partager le mandat. Trois ans pour chacun. Ce serait la meilleure solution. ' Austria: Preliminary Result (1/3 of postal votes #Wahlkarten) counted#vanderBellen: 50.01%#Hofer: 49.99%#bpw16 pic.twitter.com/2JFuyOwuDj- Europe Elects (@EuropeElects) 23 mai 2016 Reste encore à dépouiller les quelque 900 000 votes par correspondance, soit 14% des inscrits. Lundi le comptage a commencé. Pour battre l'extrême droite le candidat écologiste aurait besoin d'au moins 60% des votes par correspondance. Avec AFP et Reuters
Vidéos A la une
En Autriche c'est finalement le candidat écologiste Alexander Van der Bellen qui a remporté lundi les élections présidentielles. Ancien professeur d'économie, M. Van der Bellen est parvenu à s'imposer face au candidat d'extrême droite. Mais une victoire sur le fil : le nouveau président autrichien termine avec moins de 32 000 voix d'avance. Pour son tout premier discours, le candidat a tendu la main à tous les Autrichiens. 'Je pense que nous pouvons interpréter ce résultat de la façon suivante : nous sommes quasiment à égalité. Et les deux moitiés sont aussi importantes l'une que l'autre. Et je peux le dire : tu es aussi important que je suis important. Et ensemble nous formons ce beau pays qu'est l'Autriche.' Les résultats définitifs sont effectivement frappants : le candidat écologiste l'emporte avec 50,3 % des suffrages. Mais le candidat d'extrême droite obtient 49,7% des voix, soit près d'un électeur sur deux. C'est sur sa page facebook que Norbert Hofer, le candidat malheureux a annoncé sa défaite, quelques minutes avant la proclamation officielle des résultats. Le suspense des résultats a duré une bonne partie de la journée de lundi, le temps de dépouiller les quelque 900 000 votes par correspondance. L'annonce de la victoire de Van der Bellen a été immédiatement saluée par de nombreuses capitales européennes. Non sans soulagement. Je félicite chaleureusement vanderbellen pour son élection à la présidence de l'Autriche et je me réjouis de coopérer avec lui.- François Hollande (fhollande) 23 mai 2016 Avec AFP et Reuters
Vidéos A la une
En Autriche, aucun candidat ne s'est risqué à proclamer sa victoire à l'élection présidentielle ce dimanche soir. Pour départager Nobert Hofer, du parti d'extrême droite FPÖ, et Alexander van der Bellen, écologiste, il faudra attendre ce lundi car pour l'instant les deux candidats sont à quasi-égalité. Les votes par correspondance, plus de 900.000, n'ont en effet pas encore été dépouillés. Norbert Hofer va devoir prendre son mal en patience : 'Personne ne voulait vraiment que ça se passe comme ça. Nous voulions bien dormir ce soir, mais maintenant il faut attendre demain. C'est tellement serré. Je fais de la politique depuis longtemps mais je peux vous dire que je n'ai jamais vécu une soirée comme celle-là. Qui que soit le gagnant, il devra réunifier l'Autriche'. Alexander van der Bellen : 'Ces quatorze derniers jours nous avons vu beaucoup de remous et de mouvement chez les électeurs. Des musiciens, des acteurs, d'autres gens de différentes professions, de différents milieux, ont commencé à me soutenir publiquement. Cela m'a beaucoup aidé et je leur en suis très reconnaissant.' Le leader d'extrême droite est arrivé en tête du premier tour. S'il arrivait au pouvoir il serait le premier nationaliste radical à diriger un pays membre de l'Union européenne. Mais les votes par correspondance, dont les résultats vont remonter cette nuit, sont habituellement favorables à la gauche.
Vidéos A la une
Résultats extrêmement serrés en Autriche pour la présidentielle. D'après les premiers sondages 'sorties des urnes', les deux candidats sont au coude à coude et il n'y aurait que deux dixièmes de points d'avance pour Norbert Hofer, le leader du parti d'extrême droite FPÖ, sur son rival écologiste Alexander Van der Bellen. Mais la marge d'erreur, de 2%, ne permet pas encore de départager réellement les deux candidats. Ce serait une première si un parti radical nationaliste prenait la tête d'un état membre de l'Union européenne. Les résultats définitifs sont attendus en début de soirée.
Vidéos A la une
En Autriche, c'est ce dimanche le second tour de la présidentielle. Les bureaux de vote ont ouvert à 07h00 heure locale, et ils resteront ouvert jusqu'à 17h00. Près de 6 millions et demi d'électeurs sont appelés à désigner celui occupera le poste de président de la République pour les 6 ans à venir. Et il pourrait bien s'agir d'un homme issu d'un parti d'extrême-droite, ce qui constituerait une première en Europe. Cet homme s'appelle Norbert Hofer, candidat du FPÖ. Il est arrivé largement en tête du premier tour, il y a un mois. > Qui est Norbert Hofer, le 'loup dans un costume de mouton'? Son rival s'appelle Alexander Van der Bellen, professeur d'économie, ancien responsable du parti écologiste. Il espère attirer à lui les électeurs de gauche et du centre. Et faire ainsi rempart à la droite radicale et nationaliste. > Le professeur écolo Van der Bellen, rempart contre le FPÖ On aura une première estimation des résultats en début de soirée. Cela dit, de nombreux Autrichiens ont choisi de voter par correspondance. Ces bulletins seront dépouillés ce lundi, ce n'est qu'alors qu'on sera fixé sur les résultats de cette présidentielle. Pour aller plus loin > Quels sont les pouvoirs réels du président autrichien ?, article publié dans Le Monde, à lire ici > Norbert Hofer : sourire aux lèvres et flingue à la ceinture, article publié dans Courrier International, à consulter ici
Vidéos A la une
Ce second tour d'élection présidentielle est inédit en Autriche, avec un candidat d'extrême droite, Norbert Hofer, opposé à un écologiste. 'Je serai président', a promis Norbert Hofer, 45 ans, après être arrivé largement en tête au premier tour avec 35% des suffrages, le meilleur score à un scrutin national de son parti, le FPÖ. Son rival s'appelle Alexander Van der Bellen, professeur d'économie, ancien responsable du parti écologiste. Il espère attirer à lui les électeurs de gauche et du centre, et faire ainsi rempart à la droite radicale et nationaliste. Les bureaux de vote ont ouvert ce matin à 07h00 heure locale, et ils resteront ouvert jusqu'à 17h00. Près de six millions et demi d'électeurs sont appelés à désigner celui occupera le poste de président de la République pour les six années à venir.
Vidéos A la une
Voici celui qui est devenu, dans la campagne présidentielle de l'entre-deux tours, le rempart contre l'extrême-droite en Autriche. A 72 ans, Alexander Van der Bellen, est un professeur d'économie à la retraite, plutôt austère qui incarne une vision du pays aux antipodes de celle de Norbert Hofer. Au nationalisme du candidat populiste, il oppose son projet d'une société ouverte et multiculturelle. Le patronyme d'Alexander Van der Bellen est hollandais. Un aïeul protestant a émigré au XVIIIè siècle des Pays-Bas vers la Russie. La famille fut ensuite chassée en 1917 vers l'Estonie par les bolchéviques, avant de gagner le Reich où naîtra Alexander en 1944. Il a grandi aux confins de l'Autriche et de l'Italie, dans la province frontalière du Tyrol et il se revendique lui-même comme 'enfant de réfugiés'. Il est apparu pendant la campagne comme le candidat des catégories aisées, des intellectuels, des artistes, des féministes et des minorités. En 1997, cet ancien social-démocrate prend la tête des Verts qui deviendront sous sa férule la 4è force politique du pays. Mais ses détracteurs le comparent encore aujourd'hui à une 'pastèque' : vert à l'extérieur, rouge à l'intérieur, autrement dit, un vrai socialiste. La base des Verts n'est pas d'accord : pour elle, Alexander van der Bellen est trop libéral en économie. C 'est donc en candidat indépendant qu'il s'est présenté à cette élection. Lors du premier tour le 24 avril, il est arrivé en deuxième position avec 21, 3 % des voix, loin derrière le candidat d'extrême-droite.
Vidéos A la une
Courtois et souriant. C'est ainsi que l'on décrit souvent Norbert Hofer, cet ex-ingénieur en aéronautique autrichien de 45 ans, candidat à l'élection présidentielle du Parti de la Liberté d'Autriche, FPO. Un parti populiste d'extrême droite, qui a souvent flirté avec les milieux néonazis. Heinz-Christian Strache, la présidente du parti, a rempli sa mission de dé-diabolisation : Hofer, qui a réalisé un score surprise de 35% au premier tour, a battu tous les records du parti depuis 1945... Il a terminé 13 point devant son premier adversaire l'indépendant et ancien vert Alexander Van der Bellen . Bien qu'il soit engagé en politique depuis une vingtaine d'années, Hofer s'est présenté comme un membre de la nouvelle génération d'hommes politiques. En 1996, il devient responsable régional du parti. En 2006, il est élu à la chambre basse du parlement. En 2013, il accède au poste de vice président du parlement... Mais il préfère le rôle d'homme de l'ombre. Ce n'est qu'en 2016 qu'il se dévoile au grand public pendant la campagne. Alors que 90.000 demandes d'asile ont été enregistrées en Autriche l'an passé, le plus gros ratio par habitant en Europe, Hofer a demandé limiter les quotas de réfugiés. Il est Eurosceptique et a su séduire les électeurs déçus la coalition bipartite autrichienne, dont les résultats en matière d'économie ne sont pas bons. Partiellement handicapé à la suite d'un accident de parapente, il marche à l'aide d'une canne. Il est marié deux fois et père de quatre enfants. Lors de la campagne, Norbert Hofer a affirmé qu'il était souvent armé d'un Glock, célèbre pistolet autrichien.
Vidéos A la une
Second tour de l'élection présidentielle en Autriche ce dimanche. Et pour la première fois en Europe, un candidat d'extrême-droite est en mesure de l'accéder à la fonction suprême. Il s'agit de Norbert Hofer, qui porte les couleurs du FPÖ. Il était arrivé largement en tête du premier tour le mois dernier. Son adversaire s'appelle Alexander Van der Bellen. Ancien chef du parti écologiste, cet universitaire se présente sous l'étiquette 'indépendant'. Il espère rassembler sous son nom les électeurs de gauche et du centre. Commentaires dans les rues de Vienne 'Les gens sont inquiets par rapport à tout ce qui se passe : l'arrivée des réfugiés, la hausse du chômage. Et d'ajouter que c'est ce genre de peurs qui amène les gens à se tourner vers l'extrême-droite.' Gunther, 31 ans 'Le président, en Autriche, ce n'est pas lui qui prend les décisions. Le rôle du président ici, c'est notamment de représenter le pays à l'extérieur. En revanche, c'est le Parlement qui donne les orientations sur ce qui se passe dans le pays.' Gunther, 29 ans Quelque soit le vainqueur de cette présidentielle, ce scrutin aura constitué un sérieux revers pour les deux grands partis traditionnels, les sociaux-démocrates et les conservateurs, dont les candidats ont été éliminés dès le premier tour.
Vidéos A la une
Il pourrait devenir dimanche le premier président d'extrême-droite en Europe. Norbert Hofer, 45 ans, part favori avant le second tour de la présidentielle en Autriche. Il a tenu son dernier meeting de campagne vendredi devant ses partisans à Vienne, où s'était rassemblée également une poignée de militants antifascistes. Le candidat du FPÖ, le parti nationaliste, avait obtenu 35 % des voix au premier tour. Il sera opposé dimanche à Alexander Van der Bellen, 72 ans, soutenu par les Verts, un parti qu'il a dirigé pendant plusieurs années. Cet universitaire à la retraite compte sur les voix de l'électorat modéré. En obtenant 21 % des suffrages au premier tour, il y a un mois, il avait réussi à devancer les deux partis traditionnels : les sociaux-démocrates et les conservateurs, qui contrôlent la présidence du pays depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale.
Vidéos A la une
Un journée de printemps tranquille à Vienne. Pourtant certains parlent ici d'une révolution qui va bouleverser le continent. Le candidat du FPO est le favori du deuxième tour de l'élection présidentielle de dimanche. Plus que le fossoyeur du bipartisme en Autriche, il deviendrait le premier chef d'État d'extrême droite dans l'Union Européenne. 35%, c'est le score surprise qu'a réalisé Norbert Hofer lors du premier tour. Pourtant, son sourire sa voix douce, qui contrastent avec le discours tout en fermeté de sa formation politique étaient encore méconnus d'une grande partie des Autrichiens avant la campagne. En Autriche la fonction de président est surtout symbolique. Mais Hofer pourrait faire usage de pouvoir délaissés par ses prédécesseurs, explique Hans Rauscher, analyste politique : 'Si le gouvernement déclare une hausse des impots, si le gouvernement dépasse un certain quota de réfugiés, si le gouvernement ne résout pas le problème du chômage en une année. Ce sont des cas de figures dans lesquels Hofer a annoncé qu'il révoquerait le gouvernement. Et il peut le faire. Bien sur il y aura des manifestations, des protestations... Tout ce que vous voulez... mais cela fait partie de ses pouvoirs constitutionnels. Les électeurs du Parti de la Liberté ne sont pas tous nazis. Ils sont exaspéré par la coalition au pouvoir, qui n'a pas réalisé grand chose. En plus du chômage, de la hausse des prix, de l'inflation, est venue s'ajouter l'afflux des réfugiés, qui a tout changé'. Le seul candidat à pouvoir encore faire barrage à Hofer, est Alexander Van der Bellen. Les sondages donnent les deux hommes au coude à coude. L'ancien dirigeant des Verts, 72 ans, a choisi de se présenter sans étiquette, ce qui lui a permis de réaliser 21% au premier tour. Il appelle à l'union contre l'extrême droite. Une stratégie qui a récemment payé en France. Chancelier depuis sept ans, Werner Faymann a démissionné au début du mois. Nouvelle preuve que les coalitions qui ont gouverné l'Autriche pendant près de 40 ans depuis la seconde guerre mondiale, semblent s'essouffler. En parallèle, 90.000 demandes d'asile ont été enregistrées en Autriche l'année passée. Gergely Bártfai, Notre correspondant à Vienne: 'Le Hofburg, la résidence des empereurs de la dynastie des Habsbourg, accueille désormais les bureaux du président de la République d'Autriche. Celui qui emménagera dans le palais à l'issue du vote ce dimanche, enverra un message important à l'Europe'. Mes plus sincères félicitations à nos amis du #FPÖ pour ce résultat magnifique. Bravo au peuple autrichien ! MLP #BPW2016- Marine Le Pen (@MLP_officiel) 24 avril 2016
Vidéos Argent/Bourse
Cela vous aura peut-être échappé, mais dimanche, les Autrichiens votent pour élire un nouveau Président. Et ces élections pourraient marquer un tournant majeur dans l'Histoire récente de l'Europe. Si, en Autriche, ce n'est pas le Président qui décide de la politique du gouvernement, il a toutefois des pouvoirs importants, comme la possibilité de dissoudre le Parlement et de nommer un nouveau chancelier. Or, à l'issue du premier tour le 24 avril dernier, c'est cet homme qui est arrivé en tête : Norbert Hofer, candidat du FPÖ. Le FPÖ, parti de la Liberté, est le parti de l'extrême-droite autrichienne, nationaliste et anti-immigration. C'est l'allié du Front National au sein d'un groupe au parlement européen, qui compte aussi Alternativ für Deutschland, la Ligue du Nord italienne, le PVV néerlandais, ou encore le Vlaams Belang (Bloc flamand), deux membres du KNP polonais et une élue exclue du UKIP, Janice Atkinson. Le FPÖ a longtemps été dirigé par un certain Jörg Haider. Il est mené par Heinz-Christian Strache depuis 2005. A 45 ans, cet ingénieur aéronautique de formation, resté handicapé à la suite d'un accident de parapente, pourrait bien devenir à la fois l'un des plus jeunes et le premier Président d'extrême-droite en Europe, depuis les années 40. Sa campagne essentiellement axée sur la crise migratoire a si bien fonctionné qu'elle a laminé les deux partis traditionnels historiques autrichiens. Sociaux-démocrates et conservateurs se partagent l'alternance ou le pouvoir depuis plus de 60 ans. Ni l'un ni l'autre sont présents au second tour. Face à la débâcle, le SPÖ a dû trouver en urgence un nouveau chancelier et une nouvelle stratégie. Après le premier tour, Werner Faymann a démissionné de ses fonctions, laissant le parti sans chef à la veille d'un scrutin crucial. Et c'est Christian Kern, ex-directeur de la compagnie nationale ferroviaire, qui s'est vu confier sa succession, et la lourde tâche de 'guérir les fractures du parti' et de regagner le coeur et l'esprit des Autrichiens. Lui en appelle à ne pas se laisser gagner par la peur. Mais il va peut-être devoir affronter une cohabitation douloureuse... Les Autrichiens semblent fatalistes : 'Je pense qu'à cause de cette insécurité généralisée, à cause de l'augmentation du nombre d'étrangers, et de la montée d'angoisses indéfinies, de la peur du chômage, etc, en Autriche, comme dans d'autres pays, il va y avoir un basculement vers la droite'. 'Je crains que beaucoup de gens ne restent à la maison puisqu'ils ne veulent voter pour aucun des deux candidats, et tous ces gens-là vont être choqués lundi par l'issue de ce scrutin'. Face à Hofer, il reste cet homme dans lequel les anti-FPÖ placent désormais tous leurs espoirs : Alexander van der Bellen est le candidat des Verts, porte-parole fédérale du parti de 1997 à 2008. A 72 ans, cet économiste caracolait en tête des sondages avant le premier tour. Mais le dernier sondage Gallup le donne perdant au second tour. Si ce scénario se concrétise, Norbert Hofer donnerait six mois à un an au gouvernement pour régler les problèmes de l'Autriche. Et notre reporter à Vienne, Julian Lopez, de conclure : 'Quasiment 6 millions 400 000 Autrichiens sont appelés aux urnes. Au premier tour des présidentielles, l'abstention se situait autour de 31 %. Les analystes locaux s'accordent à dire que quel que soit le résultat, les élections de dimanche constitueront un avant et un après dans l'histoire politique récente de l'Autriche'. 'Les Français n'ont pas à avoir peur, la France est un grand pays. Ce qui se passe en Autriche et en Pologne, c'est la peur' #DirectPR- Élysée (@Elysee) 17 mai 2016 How a far-right candidate has risen to become the likely next president of Austria https://t.co/wIi4inLkb5 pic.twitter.com/lpcgOVvvWs- Financial Times (@FT) 19 mai 2016
Vidéos A la une
Christian Kern, le patron de la compagnie nationale des chemins de fer, a été choisi, vendredi par les sociaux-démocrates autrichiens comme nouveau chef du parti et chancelier. Il va succéder à Werner Faymann, qui a démissionné après la déroute du parti aux élections présidentielles. Les sociaux-démocrates n'ont pas passé le premier tour.
Vidéos A la une
Une page se tourne en Autriche. Plus de sept ans après son arrivée au pouvoir, le chancelier Werner Faymann a annoncé sa démission, suite à l'élimination de son parti dès le premier tour de l'élection présidentielle, qui a vu la victoire du candidat de l'extrême-droite. Un véritable désaveu pour le chef du gouvernement, qui ne faisait plus l'unanimité dans son propre camp. Il l'a reconnu devant les caméras : 'En ces temps difficiles, ai-je eu le soutien total de mon parti ? La réponse est non. Ce soutien fort a été perdu, a déclaré Werner Faymann. Les Autrichiens ont vécu un vértitable tsunami politique au soir du premier tour de la présidentielle, marqué non seulement par la victoire du candidat du parti nationaliste autrichien Norbert Hofer (FPÖ), mais aussi par l'élimination des sociaux-démocrates (SPÖ) et des conservateurs (ÖVP) qui se partagent le pouvoir depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. Qui est Norbert Höfer, le visage de l'extrême droite autrichienne ? > https://t.co/GqhQmE8lau pic.twitter.com/lepRwki5ln- RTL France (@RTLFrance) 25 avril 2016 Ils sont même battus par les écologistes. Pour la première fois, un candidat des Verts, Alexander Van der Bellen, se hisse au second tour d'une présidentielle. Conséquence de la démission de Werner Faymann, c'est l'actuel vice-chancelier, le conservateur Reinhold Mitterlehner, qui va être nommé chancelier par intérim. Ces bouleversements politiques interviennent sur fond de montée de la xénophobie et de défiance grandissante vis-à-vis de l'Union européenne. L'Autriche a été l'an passé l'un des principaux pays d'accueil des migrants.
Vidéos A la une
Une vague d'extrême-doite, en Autriche : les premiers résultats, et les premiers sondages placent largement en tête le FPÖ. Les deux grands partis au pouvoir depuis 1945 seraient éliminés d'entrée. Le candidat du parti le FPÖ, Norbert Hofer, remporterait 35% des voix, c'est le meilleur résultat de cette formation d'extrême droite depuis la Deuxième guerre mondiale. Il a fait campagne contre l'accueil des migrants qui étaient 90 000 l'an dernier à être hébergés dans le pays. Un écologiste, Alexander Van der Bellen, et une candidate indépendante, Irmgard Griss, sont au coude-à-coude pour la deuxième place, avec respectivement 21% et 18,9% des suffrages, selon ces projections. Les candidats social-démocrate Rudolf Hundstorfer (SPÖ) et conservateur Andreas Khol (ÖVP) sont éliminés avec 11,2% des voix seulement chacun. Ce résultat inédit est un revers de taille pour ces deux partis qui gouvernent ensemble depuis 2008, et plus particulièrement pour le chancelier Werner Faymann (SPÖ) et le vice-chancelier Reinhold Mitterlehner (ÖVP), dont les mandats courent jusqu'en 2018. Aucun candidat n'a atteint la majorité de 50% des voix, le second tour est prévu le 22 mai.
Vidéos A la une
L'Autriche a commencé dimanche à élire un nouveau président lors d'un scrutin test qui pourrait voir les partis social-démocrate et conservateur, réunis au sein d'une grande coalition depuis 2008, essuyer un échec historique au profit d'un écologiste ou d'un candidat d'extrême droite. Quelque 6,4 millions d'électeurs sont appelés aux urnes pour désigner un successeur au social-démocrate Heinz Fischer, qui achève son deuxième mandat et ne pouvait pas se représenter. Aucun des six candidats en lice n'apparaît en mesure de l'emporter à l'issue de ce premier tour, pour lequel les derniers bureaux de vote fermeront à 17h00 (15h00 GMT). Aucun des six candidats en lice ne semble être en mesure de l'emporter à l'issue du premier tour. Même si la fonction du président autrichien est essentiellement honorifique, un échec représenterait un coup de semonce majeur pour le chancelier Werner Faymann (SPÖ) et pour le vice-chancelier Reinhold Mitterlehner (ÖVP), dont les mandats courent jusqu'en 2018. Ces deux partis ont toujours contrôlé la présidence depuis la Seconde guerre mondiale, soit par un élu issu de leurs rangs, soit par un indépendant qu'ils soutenaient. Le nombre de six candidats à la présidentielle constitue un record pour l'Autriche. Environ 10% des électeurs ont demandé à voter par correspondance pour ce scrutin, le résultat définitif ne sera donc pas connu avant lundi soir.
Vidéos A la une
La Commission européenne regrette la décision de l'Autriche d'instaurer un quota journalier de demandeurs d'asile et estime que ce 'serait clairement incompatible' avec le droit européen. Le rappel à l'ordre intervient alors que l'Autriche a par ailleurs décidé que, dorénavant, ses services de police enregistreraient conjointement les migrants avec les services de police des pays sur route des Balkans. L'enregistrement se fera entre la Grèce et l'Ex-République yougoslave de Macédoine. 'Notre but est de transférer les réfugiés depuis la Grèce jusqu'à la Macédoine et plus loin l'Autriche de la manière la moins douloureuse possible' explique Vlado Dominic, le directeur de la police croate qui dit vouloir éviter que les enregistrements se fassent dans chaque pays de manière indépendante. Selon cet accord, qui entre en vigueur immédiatement, les migrants seront enregistrés une seule fois, et non plus dans chaque pays sur la route des Balkans.
Vidéos A la une
Le principe de libre-circulation dans l'espace Schengen se trouve encore un peu plus mis à mal par l'arrivée massive des réfugiés. Cette fois, c'est l'Autriche qui envisage de construire une barrière à sa frontière avec la Slovénie. Les autorités autrichiennes assurent qu'il ne s'agit pas d'un mur infranchissable, mais simplement d'un moyen de réguler le flux des migrants. N'empêche, cette décision intervient trois jours après un mini-sommet européen dans lequel les dirigeants se sont engagés à ne pas prendre de mesures unilatérales (voir ici). Cette crise des réfugiés provoque des tensions entre l'Autriche et l'Allemagne. 'L'attitude de l'Autriche ces derniers jours n'a pas été correcte, a ainsi déclaré ce mercredi le ministre allemand de l'Intérieur, Thomas de Maiziere. Nous critiquons l'Autriche pour avoir conduit des réfugiés à notre frontière après la tombée de la nuit et ce, sans nous avoir prévenu, sans avoir pris les précautions nécessaires'. Ces derniers mois, des centaines de milliers de réfugiés sont arrivés en Europe, transitant par la Turquie puis et les Balkans. La plupart aspirent à s'installer en Allemagne, Berlin ayant adopté jusque-là une politique d'accueil assez généreuse. Mais le nombre élevé d'arrivées sur le sol allemand suscite désormais une certaine hostilité dans l'opinion publique. - avec agences
Vidéos A la une
En Autriche, le parti d'extrême-droite semble gagner en popularité, en dénonçant l'arrivée de nombreux réfugiés. D'après plusieurs sondages, le FPÖ pourrait réaliser une percée lors des élections locales prévues dans 10 jours. Une manifestation de soutien aux migrants est organisée ce samedi dans la capitale autrichienne en réaction au rassemblement anti-migrants qui a eu lieu ce jeudi.
Publicité