Récemment attaquée par des élus du Poitevin parce qu’elle s’est opposée au projet d’autoroute A831, Ségolène Royal a répliqué ce mardi en dénonçant des "attaques misogynes et brutales".

Ségolène Royal n’a pas l’intention de se laisser faire. Après avoir essuyé une pluie de critiques de la part d’élus du Poitou-Charentes parce qu’elle s’oppose au projet d’autoroute A831 censé relier la Vendée et la Charente-Maritime, la ministre de l’Ecologie est sortie du bois ce mardi. Au micro d’Europe 1, elle a en effet réagi aux attaques dont elle a été la cible ces derniers jours. "C’est une façon dépassée de faire de la politique, on peut avoir des avis différents, discuter, se respecter, mais les attaques  à la fois misogynes et brutales, vraiment, ne font pas avancer les dossiers", a-t-elle déclaré. "Le Marais poitevin n'est pas le jardin de Ségolène Royal", avait lâché le weekend dernier Bruno Retailleau, le président UMP du Conseil général de la Vendée. Pour lui, les habitants de la région ne sont pas "des gueux qui s'inclinent sans broncher au passage de leur châtelaine", laquelle éprouverait "du mépris" pour le peuple.

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"Ce n’est pas la peine qu’une poignée d’élus menace, vocifère, insulte"Désireuse de parvenir à un débat constructif, Ségolène Royal a poursuivi en proposant : "continuons à discuter, ce n’est pas la peine qu’une poignée d’élus menace, vocifère, insulte. A quoi ça sert ?". La ministre a ensuite profité de son intervention pour exposer une nouvelle fois ses arguments. Ce "n’est pas réaliste de mettre 900 millions d’euros dans 60 km (...) On ne va pas refaire Notre-Dame-des-Landes dans le Marais poitevin! Notre-Dame-des-Landes aussi, ça a été décidée sur des études qui dataient d’il y a plus de 10 ans, et là, on recommence?", a-t-elle ainsi interrogé, faisant référence au projet d’aéroport dans cette commune de Loire-Atlantique. Et comme pour enfoncer le clou, Ségolène Royal a précisé que Manuel Valls, le premier ministre était d’accord avec elle. "Il dit exactement ça  discutons en mettant les choses à plat", a-t-elle assuré.

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Une autoroute "absolument essentielle" ?De leur côté, les élus du Poitou-Charentes considèrent le veto de la ministre est "inacceptable". Selon eux, cette autoroutes est "absolument essentielle à la vitalité de (leurs) territoires durement touchés par la crise" et "pour la sécurité des automobilistes dans un secteur asphyxié par une circulation dense".

 

 

 

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