L’homme qui a avoué la décapitation de son patron sera jugé pour assassinat en relation avec une entreprise terroriste alors que celui-ci nie toute action djihadiste.

Yassin Salhi, le principal suspect dans l’attentat survenu en Isère vendredi 26 juin et qui a reconnu en être l’auteur, a été mis en examen, mardi soir, pour "assassinat et tentatives d’assassinat en bande organisée et en relation avec une entreprise terroriste", mais aussi "association de malfaiteurs terroriste en vue de commettre des crimes d’atteinte aux personnes", conformément aux réquisitions du parquet.

L’homme est suspecté d’avoir décapité son patron et d’avoir foncé avec sa voiture de livraison sur des bombonnes de gaz dans l’usine d’Air Products, située à Saint-Quentin-Fallavier (Isère).

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Yassin Salhi évoque un différend professionnel pour expliquer son geste

D’abord muet devant les enquêteurs, l’homme de 35 ans est ensuite passé aux aveux en affirmant avoir agi dans une vengeance personnelle suite à un différend l’ayant opposé à son défunt patron. Le suspect a également réfuté toute motivation religieuse dans son geste.

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Cependant, la décapitation – méthode propre à l’Etat islamique – les drapeaux retrouvés près de la tête recouverte d’inscriptions en arabe, et la découverte d’un cliché montrant Yassin Salhi à côté de cette même tête, comme un trophée, envoyé à un homme en Syrie, ont mis à mal la défense du suspect.

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