Soucieux du bon déroulement du 14 juillet dans sa ville, l’ancien maire de Nice avait envoyé une lettre au président pour demander un "grand plan d’urgence".

"À la veille du 14 juillet et au lendemain de l’Euro 2016…" Dans cette lettre adressée au président de la République et révélée par Le Figaro, Christian Estrosi commençait par rappeler au président les risques qui entourent ces deux manifestations majeures de juillet 2016, en raison de la menace terroriste.

Avec une sévérité alimentée notamment par le refus du président d’établir la mise en place de la reconnaissance faciale pendant l’Euro, l’ex-maire de Nice critique "l’élévation (…) du plan Vigipirate et la mise en place de l’état d’urgence". Selon lui, ces mesures en demandent trop aux policiers, pas assez équipés pour faire face à la menace terroriste. Le lendemain, un camion déboulait sur la promenade des Anglais, causant la mort de 84 personnes et en blessant des dizaines d’autres.

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"Ils sont à bout"

Le principal souci du 1er adjoint niçois est pour ses policiers : "Ils sont à bout". Déplorant un "climat social tendu" en plus des "risques d’attentat", il demandait un "grand plan d’urgence" pour augmenter la sécurité et le confort des agents de police.

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Il souhaitait via cette lettre pallier le "manque de matériel", entamer la "rénovation des commissariats" et développer les "nouveaux moyens technologiques" comme la reconnaissance faciale. Il concluait cette misssive en indiquant qu'il ne faut "se priver d’aucun moyen pour protéger efficacement nos concitoyens". Vendredi matin, au lendemain de l'attentat, Christian Estrosi a demandé un "sursaut" du gouvernement.

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