En 2007, du haut de la Grande muraille de Chine, Ségolène Royal avait conquis "la bravitude". Neuf ans plus tard, un collègue du gouvernement fait une campagne sur un mot… qui n’existe pas.

On s’en souvient encore, c’est dire si le mot a eu un impact. En 2007, en haut de la Grande muraille de Chine et accompagnée d’une nuée de journalistes, Ségolène Royal annonçait à la presse, le sourire aux lèvres : "Comme le disent les Chinois, qui n'est pas venu sur la Grande muraille n'est pas un brave. Qui va sur la Grande muraille conquiert la bravitude."

Evidemment, la "bravitude" n’existe pas. Il fallait dire la "bravoure".

Après la "bravitude", la "bougitude"…

Et bien neuf ans après ce crime contre la langue française, un ministre a fait la même erreur de langage. Comme l’a repéré BFMtv, pour faire la publicité de sa "journée jobs d’été", le ministre de la Ville, Patrick Kanner, a laissé passer l’affiche sur son stand indiquant "La bougitude". Un mot qui, lui aussi, n’existe pas.

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 A la place, il fallait bien sûr écrire le mot "bougeotte", qui figure en bonne place dans n’importe quel dictionnaire. Mais est-ce vraiment une faute, ou un petit clin d’œil à celle qui est désormais ministre de l’Ecologie ?

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