A moins d'un an de l'élection présidentielle, un nombre inédit de départs a été enregistré depuis cet été au palais présidentiel et dans les cabinets minitériels.

Sauve qui peut ? A moins d'un an de l'élection présidentielle, la valse des départs à l'Elysée et dans les cabinets ministériels est à son paroxysme. Selon Le Monde, jamais autant de départs n'avaient été enregistrés dans une période préélectorale. 

En règle générale, cette période est propice aux départs - ou plutôt au "racasages" - de fidèles "pour services rendus" avant une éventuelle alternance. Cependant, après avoir épluché le Journal Officiel de 2011, 2006, et 2001 (années préélectorales), entre les mois de juin et septembre, le quotidien du soir a pu établir que l'année 2016 était exceptionnelle.

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La vague de départ touche aussi les hauts fonctionnaires

Entre le 1er juin et le 15 septembre, 57 membres de cabinets ministériels et à la présidence de la République ont cessé leurs fonctions, "soit un peu plus de 10 % des effectifs". Par comparaison, ils n'étaient que 28 en 2011 sur la même période. Encore, à ce nombre déjà inédit de 57 départs, faut-il ajouter les démissions d'Emmanuel Macron et de Georges Pau-Langevin, qui ont entraîné la démission de nombreux collaborateurs et la suppression du secrétariat d'Etat à l'Egalité réelle.

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De manière tout aussi singulière, Le Monde a enregistré un nombre important de départs chez les hauts fonctionnaires : huit directeurs de cabinet ont mis fin à leurs attributions, ainsi que deux directeurs adjoints, un chef de cabinet et trois chefs de cabinet adjoints. Il s'agit du double du nombre de départs enregistrés en 2011. 

Si quelqu'uns partent pour le privé, la majorité des fonctionnaires regagnent cependant les hautes sphères de la fonction publique.

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