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C'est dans la cacophonie que s'est ouverte la convention républicaine à Cleveland. Près de 2500 délégués venus de 50 Etats sont réunis pendant quatre jours pour investir officiellement leur candidat dans la course à la Maison Blanche. Mais la personnalité de Donald Trump cristallise l'animosité au sein de son propre camp. Certains délégués ont fait savoir qu'ils souhaiteraient ainsi voter librement pour un autre Républicain. C'est le cas de Marc Perez, délégué de l'Etat de Washington. 'On nous a réduit au silence', dit-il. 'Notre avis n'est pas entendu parce que la convention est truquée. Ils ne veulent pas qu'on ait notre mot à dire concernant quelle que règle que ce soit'. Republican convention in turmoil as anti-Trump delegates protest https://t.co/bnwkei56nC pic.twitter.com/G7MgsMPnq6- Reuters Top News (@Reuters) 18 juillet 2016 A l'inverse Jeanne Seaver, déléguée de Géorgie, estime que 'Mr Trump et ses partisans ont l'avantage, et que le choix du peuple américain prévaut. 14 millions de personnes ont voté pour Mr Trump. Elles méritent que leurs voix soient entendues et nous sommes ici pour nous assurer que c'est bien le cas', dit-elle. The Entrance #RNCinCLE pic.twitter.com/5whVFiupcc- Nick Corasaniti (@NYTnickc) 19 juillet 2016 Les grands noms du parti ont, eux, boycotté le rendez-vous, qui est d'ordinaire la grand messe de la formation politique. Les anciens présidents Bush, Mitt Romney ou encore John McCain sont absents tout comme le gouverneur de l'Ohio, l'Etat hôte de la convention. 'Nous espérons que lorsque la famille Bush participera à nouveau à la vie politique des Etats-Unis, elle nous rejoindra', a déclaré Paul Manafort, le chef de campagne de Donald Trump. 'Il en va de même avec le gouverneur Kasich : il est quand même regrettable que le gouverneur local ne participe pas à la convention', a-t-il indiqué. Shooting at the #RNCinCLE - anti-Trump protests outside Convention Center. euronews pic.twitter.com/narDfdyNO9- Stefan Grobe (StefanGrobe1) 18 juillet 2016 'Les primaires ont laissé le parti de Lincoln plus divisé que jamais. La convention de Cleveland est censée marquée le début du processus de guérison mais avec le candidat Trump à la barre, de nombreux Républicains craignent de voir au contraire les failles s'élargir', conclut Stefan Grobe, le correspondant d'euronews aux Etats-Unis.
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Donald Trump jusqu'au bout du suspens. C'est vendredi qu'il dévoilera le nom de son co-listier et prétendant au poste de vice-président. Deux noms reviennent avec insistance mais selon certains médias américains Mike Pence serait l'élu. Trump to Pick Indiana Gov. Mike Pence as VP, Says Source https://t.co/8UL3UB2luK pic.twitter.com/H3hLjBOMqw- Roll Call (@rollcall) 14 juillet 2016 Le gouverneur de l'Indiana, 57 ans, avocat de formation, courtois et posé, connaît les arcanes de Washington pour avoir été membre de la Chambre des représentants et numéro 3 du parti républicain. Le speaker républicain de la Chambre Paul Ryan le considère comme un ami. Ses connections pourraient aider à récolter plus de fonds pour la campagne de Trump. C'est aussi un conservateur, défenseur des valeurs familiales, très croyant, accusé d'être anti-LGBT, anti-réfugiés. Il aiderait Trump auprès des conservateurs traditionnels et probablement aussi dans la 'Rust Belt', la région industrielle du nord-est en déclin, dont fait partie l'Indiana. L'autre candidat est Newt Gingrich, l'ancien speaker de la Chambre des représentants et ancien pourfendeur de Bill Clinton. Très expérimenté, il n'a jamais quitté le monde de la politique. Candidat malheureux à l'investiture républicaine en 2012, il conseille officieusement le milliardaire depuis des mois. 'Not only would he defend Trump ably, he would put whatever Trump says in the most impressive light possible.' https://t.co/ydYVBiqZLO- POLITICO Magazine (@POLITICOMag) 14 juillet 2016 Le choix du co-listier est important: il peut compenser certaines faiblesses du candidat à la présidentielle. Donald Trump, qui n'a jamais occupé de fonction élective, reconnaît qu'il lui faut quelqu'un qui connaisse le monde de la politique. Le milliardaire annoncera son choix juste à temps pour la convention républicaine qui demarre lundi à Cleveland. Malgré les nombreux boycotts de personnalités républicaines, et le risque de rébellion d'une partie des 2.472 délégués, Donald Trump et le parti républicain tenteront de projeter l'image d'une famille rassemblée lors des quatre jours de convention. Chaque soir de lundi à jeudi, dans la grande salle sportive de Cleveland, des orateurs se succéderont sur scène pour chanter les louanges du porte-flambeau républicain et attaquer l'adversaire démocrate. avec AFP et reuters
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Drapeau en berne à la Maison Blanche après le meurtre de cinq policiers à Dallas. L'événement, qui surgit dans un climat de tensions raciales, bouleverse les agendas politiques. Depuis Varsovie où il assiste au sommet de l'Otan, Barack Obama a dénoncé 'des attaques haineuses, calculées et méprisables' et a décidé d'écourter d'une journée son séjour européen. Les deux candidats à la présidentielle ont quant à eux annulé leurs meetings de campagne. Depuis Philadelphie Hillary Clinton, a cependant esquissé ce que serait son plan d'action à la tête du pays : 'Tout d'abord, je vais rassembler les forces de l'ordre et les communautés pour élaborer des directives nationales sur l'usage de la force par la police. Nous expliquerons dans quelle circonstance la force pouvant entraîner la mort est justifiée et quand elle ne l'est pas.' Donald Trump a quant à lui déploré sur sa page Facebook un pays 'trop divisé, avec des 'tensions raciales' qui 'ont empiré'. Il explique vouloir agir pour restaurer la loi et le sentiment de sécurité de la population. 'L'attaque brutale contre nos forces de police est une attaque contre notre pays et contre nos familles. Nous devons nous montrer solidaires avec la police, qui, rappelons le est une force entre la civilisation et le chaos total', ajoute-t-il. Le révérend Jesse Jackson , figure de la lutte pour les droits civiques aux Etats-Unis, a quant à lui condamné cette attaque contre des officiers de police : 'Il s'agit d'un acte de terrorisme lâche et dément, qui ne représente en rien notre lutte à long terme pour la paix et la justice pour tous. Alors que nous pleurons les courageux agents de police de Dallas, nous ne devons pas nous détourner de la lutte pour faire cesser l'exécution d'hommes noirs comme on en a vu en Louisiane et dans le Minnesota. Trop de violence, trop de peurs, nous rendent moins confiants.' Avec AFP
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Ce n'est sans doute pas un hasard si Barak Obama a choisi ce mardi, le 5 juillet, pour entrer dans la course à sa succession en adoubant publiquement Hillary Clinton, qui attendait cela depuis des mois. Ce mardi 5 juillet était le jour où Barack Obama participait à son premier grand meeting électoral aux côtés de l'ancienne Première dame, mais c'était aussi le jour où l'enquête du FBI sur le 'e-mailgate' s'est achevé : le directeur de l'agence ne recommande aucune poursuite contre la candidate démocrate. 'Il y a des preuves qu'ils ont été d'une extrême négligence dans la gestion d'une information très sensible et hautement classifiée' a ainsi déclaré le directeur de l'agence, James Corney, qui a malgré tout, conclu qu' 'avec le recul, [l']examen de la mauvaise gestion, ou de la suppression d'information classifiée, ne permet pas d'ouvrir des poursuites sur ces faits.' L'affaire porte sur l'utilisation par Hillary Clinton d'une adresse mail privée alors qu'elle dirigeait la diplomatie américaine. Sur trente mille courriels examinés, le FBI conclut qu'à l'époque où ils étaient été envoyés, 110 courriels détectés au sein de 52 chaînes contenaient des informations classifiées, huit chaînes contenaient des informations classées top secret et 36 des informations secrètes. Responsable mais non-coupable en somme, il n'en fallait pas moins pour déchaîner la hargne de Donald Trump qui s'est largement servi de ce scandale au cours des derniers mois pour attaquer son adversaire. Le candidat républicain a réagi immédiatement. 'Elle a envoyé un grand nombre d'informations classifiées, y compris d'information classées top secret' a-t-il lancé lors d'un meeting en Caroline du Nord. 'C'est là qu'ils disent qu'elle a été 'd'une négligence extrême'. Moi, je dirais terriblement incompétente. Elle serait vraiment une très mauvaise présidente.' L'affaire des E-mails date de mars 2015 et de l'examen des échanges de courriels concernant l'attaque de la représentation américaine à Benghazi, en Libye. Quatre Américains, dont l'ambassadeur, y avaient été tués. Hillary Clinton était secrétaire d'État et certains Républicains lui reprochent d'avoir sous-estimé la menace jihadiste et mal géré la crise. Barack Obama estime pour sa part 'qu'il n'y a jamais eu un homme ou une femme aussi qualifiée' que Hillary Clinton pour le poste de président des Etats-Unis.
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Le vice-président américain, Joe Biden, a réagi au Brexit depuis l'Irlande, le pays de ses ancêtres, où il effectue une visite de six jours. Le président Barack Obama avait plus tôt, par voie de communiqué, précisé que le Royaume-Uni resterait, tout comme l'Union européenne (UE) désormais sans lui, 'un partenaire indispensable' des Etats-Unis. 'Je dois reconnaître que nous aurions préféré une autre issue, a déclaré Joe Biden. Et j'imagine que nombre d'entre vous ont ressenti la même chose. Je veux vous assurer que la relation spéciale que les Etats-Unis entretiennent avec le Royaume-Uni va perdurer. Et que notre relation avec l'Irlande et l'UE restera la pierre angulaire de notre engagement global.' Le futur candidat républicain à l'élection présidentielle de novembre, Donald Trump, est, lui, en voyage en Ecosse. Il a qualifié de 'fantastique' la décision des Britanniques de quitter l'UE. 'Il va y avoir beaucoup d'autres cas en Europe de pays qui voudront reprendre le contrôle de leurs frontières et de leur monnaie. Et plus généralement, de leur pays. Je vois vraiment un parallèle entre ce qui se passe aux Etats-Unis et ici en Europe. Les gens veulent des frontières, ils ne veulent pas assister à un déferlement chez eux de personnes dont ils n'ont pas la moindre idée. Ni d'où ils viennent ni de qui ils sont.' Sa future adversaire, Hillary Clinton, a souligné le lien spécial unissant Etats-Unis et Royaume-Uni et déclaré que la 'période d'incertitude (actuelle exigeait) un dirigeant américain calme, constant et expérimenté'. Visant on ne peut plus clairement Donald Trump.
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Le directeur de campagne de Donald Trump a été limogé. Corey Lewandowski a été remercié par le candidat républicain à la Maison Blanche ce lundi. En cause, la campagne nationale de Donald Trump qui s'essouffle, sa perte de points dans les sondages, et le comportement agressif de Lewandowski envers une journaliste, en mars dernier en Floride. 'J'ai dit et je continuerai à dire, a lancé Corey Lewandowski, que je soutiendrai Donald Trump dans tous ses efforts, si je peux jouer un rôle formel ou informel dans cette campagne, ce serait un honneur pour moi'. Il y a décidément du remous dans le camp Trump... On a aussi appris en fin de soirée ce lundi qu'un homme avait été inculpé pour avoir tenté, il y a deux jours, de voler l'arme d'un policier pour tirer sur le candidat républicain à la Maison Blanche lors d'un meeting à Las Vegas. Côté démocrate en revanche, Hillary Clinton cumule les succès, volontaires ou non, puisque la candidate est grand-mère pour la seconde fois depuis ce week-end, sa fille Chelsea ayant eu un deuxième enfant. Côté politique, l'ancienne Secrétaire d'Etat vient de lancer une campagne télévisée de six semaines dans huit états stratégiques pour l'élection, et elle compte désormais six points d'avance sur son rival républicain.
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Un homme en possession d'une arme à feu a été arrêté lors d'un meeting de Donald Trump au Texas, près de Houston. L'homme portait un T-Shirt avec le nom du candidat à la primaire républicaine, mais on ignore s'il est réellement un de ses partisans. Après la tuerie d'Orlando, Donald Trump a affirmé qu'il allait rencontrer le lobby des armes qui le soutient, dans l'intention d'empêcher les personnes qui sont sur une liste de surveillance antiterroriste, ou sur une liste d'interdiction de vol, d'acheter des armes à feu.
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Ils sont descendus par milliers dans les rues de Caracas pour manifester leur soutien au président vénézuélien Nicolas Maduro... Ce sont des enseignants, des étudiants et des employés du secteur public. Pour eux, le référendum sur la révocation du président voulu par l'opposition n'a pas lieu d'être. Parallèlement, ce mardi, d'autres manifestations ont eu lieu en divers endroits du Venezuela pour dénoncer les graves pénuries d'aliments et de médicaments dans un pays en pleine crise économique et politique. Sur fond de pression internationale, Nicolas Maduro a néanmoins fait un geste d'apaisement. Il a dit accepter de restaurer le dialogue avec les Etats-Unis alors que les deux pays n'ont plus d'ambassadeurs respectifs depuis 2010.
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Barack Obama soutient officiellement Hillary Clinton dans la course à la Maison-Blanche. Dans une vidéo, le président des Etats-Unis a loué les qualités de son ex-secrétaire d'Etat : 'Elle a le courage, la compassion et le coeur pour assumer la fonction', dit-il notamment. 'She's got the courage, the compassion, and the heart to get the job done.' Watch President Obama endorse Hillary.https://t.co/DzKgMFgdmP- Hillary Clinton (@HillaryClinton) 9 juin 2016 Barack Obama s'exprimait après la victoire quasi-officielle d'Hillary Clinton face à Bernie Sanders aux primaires démocrates. Le sénateur du Vermont, qui ne s'avoue pas encore totalement vaincu, était reçu ce jeudi par le Président. Et à l'issue de cet entretien dans le Bureau ovale, il s'est dit prêt à collaborer avec sa rivale : 'J'ai hâte de rencontrer Hillary Clinton dans un avenir proche pour voir comment nous pouvons travailler ensemble pour battre Donald Trump et pour créer un gouvernement qui nous représente tous et pas seulement un pourcentage.' En remportant mardi plusieurs États dont la Californie, Hillary Clinton a scellé sa victoire aux primaires démocrates, mais elle devra encore être formellement investie fin juillet lors de la Convention du Parti. Elle pourra ensuite se projeter vers la présidentielle de novembre. Hillary Clinton peut devenir la première femme présidente des Etats-Unis. La bataille Clinton-Trump a déjà commencé sur Twitter Donald Trump : Obama vient d'apporter son soutien à la corrompue Hillary. Il veut quatre années de plus d'Obama. Mais personne d'autre ne le veut. Obama just endorsed Crooked Hillary. He wants four more years of Obama-but nobody else does!- Donald J. Trump (@realDonaldTrump) 9 juin 2016 Réponse d'Hillary Clinton : Supprimez votre compte Delete your account. https://t.co/Oa92sncRQY- Hillary Clinton (@HillaryClinton) 9 juin 2016
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A l'issue du dernier super-mardi, Hillary Clinton a revendiqué l'investiture démocrate pour l'élection présidentielle aux Etats-Unis. Notre correspondant à Washington nous en dit plus. Alasdair Sandford, Euronews : 'Hillary Clinton a revendiqué la victoire dans la course à l'investiture démocrate pour l'élection présidentielle. Nous rejoignons notre correspondant Stefan Grobe à Washington. Stefan, Mme Clinton a déclaré que c'était un moment historique. Ce moment, elle l'attendait depuis longtemps.' Stefan Grobe, correspondant d'Euronews à Washington : 'Absolument Alisdair, c'est une nuit historique. Un grand moment. Tout d'abord parce qu'elle a fait mieux que prévu. Elle a même gagné le Dakota du Sud, un Etat qui n'était même pas dans son radar, et elle a fait un très bon score en Californie, ce qui est la meilleure des récompenses pour ce dernier super-mardi de la saison. Et à en juger par son langage corporel et la façon dont elle s'est adressée à la foule - une foule très enthousiaste rassemblée dans son QG de Brooklyn à New-York - elle était vraiment soulagée que ce soit terminée. Elle va enfin pouvoir se concentrer sur Trump, sur son duel avec lui, donner une dimension nationale à sa campagne et cibler Trump en vue de l'élection. Le plus grand défi pour elle sera aussi maintenant de rassembler le parti démocrate.' Alasdair Sandford, Euronews : 'Bernie Sanders voulant rester dans la course, est-ce qu'elle va pouvoir conquérir ses partisans, qui entendent soutenir leur candidat jusqu'au bout ?' Stefan Grobe, correspondant d'Euronews à Washington : 'Eh bien, c'est la grande question, et de nombreux démocrates modérés, de nombreux démocrates membres du Congrès se posent la même question. Que trame Sanders ? Il n'a aucune chance d'obtenir la nomination. Mathématiquement parlant, il est pour ainsi dire éliminé maintenant que Clinton a atteint le nombre de délégués nécessaires. Mais au sein de son mouvement, qu'il qualifie lui-même de révolution politique, il y a une frange de soutiens indéfectibles, et pour eux, c'est soit Bernie soit rien. Ils ont dit qu'ils ne voteraient jamais pour Hillary Clinton, ils préféreraient ne pas voter et une petite minorité a même fait savoir qu'elle voterait plutôt pour Donald Trump. Quoi qu'il en soit, Clinton a désormais la tâche herculéenne d'essayer de rallier à elle cette foule de supporters de Sanders, de jeunes adultes, d'étudiants qui participent pour la première fois au processus politique, et de mener la bataille contre Trump.' Alasdair Sandford, Euronews : 'Clinton et Donald Trump n'ont pas attendu pour se lancer des attaques mutuelles. Y a-t-il des indices sur l'angle d'attaque qu'elle va adopter entre maintenant et novembre ?' Stefan Grobe, correspondant d'Euronews à Washington : 'Je pense que nous en avons eu un avant-goût la semaine dernière lorsqu'elle a donné ce qui a été présenté comme un discours de politique étrangère. Il s'agissait en fait d'une attaque cinglante contre Trump et elle pointé - je cite - les inaptitudes et les déficiences de Trump, disant qu'il était mentalement inapte et trop instable pour devenir président des Etats-Unis. Et je pense qu'il y aura d'autres déclarations de ce type. Je pense que le pays va connaître quelque chose que l'Amérique n'a jamais connu auparavant.' Alasdair Sandford, Euronews : 'Beaucoup d'autres rebondissements donc d'ici novembre. C'était Stefan Grobe, le correspondant d'Euronews à Washington. Merci.'
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Il a perdu et il le sait. Après la victoire d'Hillary Clinton en Californie, mardi, Bernie Sanders ne sera pas le candidat des démocrates dans la course à la présidentielle américaine. Clinton revendique sa victoire aux primaires, mais Sanders refuse d'abandonner https://t.co/Kf8sgByOSr- Le HuffPost (@LeHuffPost) 8 juin 2016 Mais Bernie Sanders n'entend pas encore baisser les bras. A Santa Monica il a rappelé au camp Clinton que l'heure des négociations avait sonné, d'ici à la prochaine investiture démocrate en juillet prochain. 'Nous allons nous battre durement pour remporter la primaire de Washington, et nous poursuivrons notre combat pour la justice sociale, économique, raciale et environnementale jusqu'à Philadelphie', a déclaré le candidat. S'il ne fait aucun doute qu'il se désistera pour faire battre Donald Trump, Bernie Sanders va monnayer chèrement son soutien. L'enjeu est de taille : il va maintenant falloir convaincre des millions de jeunes américains très hostiles à Hillary Clinton... à voter pour elle. #BernieSanders : 'nous ne laisserons pas Trump devenir président des Etats-Unis' #CaliforniaPrimary #FeelTheBern- Aude Lasjaunias (@AudeLjs) 8 juin 2016 Avec AFP et Reuters
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Le dossier de l'accès des personnes transgenres aux toilettes publiques continue de diviser aux Etats-Unis mais cette fois l'administration Obama s'en mêle. Alors que la Caroline du Nord oblige depuis mars les personnes ayant changé de sexe à utiliser les toilettes selon leur genre d'origine, une circulaire de Washington affirme que l'accès aux toilettes doit se faire selon la règle inverse. Mais dans certains états, comme au Texas, pas question de s'en laisser conter par le gouvernement fédéral : 'Il dit qu'il va nous priver de subventions si les écoles ne suivent pas sa politique, déclare le Lieutenant Gouverneur du Texas. Eh bien au Texas, il pourra garder ses pièces d'argent. Nous ne nous plierons pas au chantage du président des Etats-Unis'. La loi de Caroline du Nord, un Etat plutôt puritain, a provoqué de timides manifestations. Mais de nombreuses personnalités de la culture ou politiques ont pris fait et cause pour les personnes travesties et plusieurs entreprises ont aussi annoncé des boycotts. Il n'empêche, le Mississippi a pris l'exemple sur la Caroline du Nord et le Texas envisage de faire de même.
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Il était le dernier encore en lice face à Donald Trump, John Kasich a jeté l'éponge dans la course à l'investiture républicaine. Le gouverneur de l'Ohio l'a fait savoir après le triomphe de Donal Trump dans la primaire de l'Indiana. Avant lui, l'autre rival du milliardaire, Ted Cruz avait fait de même. 'Nous suspendons notre campagne', avait déclaré le sénateur du Texas, dés sa défaite dans l'Indiana connue. Au terme d'une campagne de dix mois et demi, Donald Trump aura éliminé 16 candidats. Rien ne semble pouvoir l'empêcher d'empocher automatiquement l'investiture en juillet prochain. Désormais, il dit vouloir faire la paix avec un parti qui a tout fait pour le bloquer. Ses attaques vont en tous cas pouvoir se focaliser sur une seule personne, Hillary Clinton.
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'La liberté de la presse est au centre de notre démocratie... Non, je plaisante, vous savez que je vais parler de Trump...' Pour son dernier discours lors du dîner de gala des correspondants de la Maison Blanche à Washington, Barack Obama n'a pas manqué d'étriller les candidats à la présidentielle. 'C'est surprenant. Vous avez une salle remplie de reporters, de célébrités, de caméras et Trump n'est pas là ? a-t-il feint de se demander. Est-ce que ce dîner est trop kitsh pour Donald ? Qu'est-ce qu'il a d'autre à faire ? Est-ce qu'il est en train de déguster à la maison un bon steak Trump, est-ce qu'il twitte des insultes à la chancelière Angela Merkel ? Qu'est-ce qu'il fait ?' En présence de Bernie Sanders mais en l'absence d'Hillary Clinton, le président américain s'est permis d'envoyer des légères piques à la candidate favorite à sa succession. 'Il faut le reconnaître, Hillary essayant d'attirer le vote jeune, c'est un peu comme votre proche parent qui vient d'arriver sur Facebook. 'Chère Amérique, est-ce que tu as eu mon poke ? Est-ce que ça apparaît sur ton mur ? Je ne suis pas sûr de bien m'en servir'.' WATCH: Pres. Obama drops the mic at end of #WHCD remarks: 'Obama out' https://t.co/cpmMPwSnpo- ABC News (@ABC) May 1, 2016 Dans le public, la chanteuse Aretha Franklin et l'acteur Morgan Freeman auront sûrement apprécié les qualités de showman dont Barack Obama a une nouvelle fois fait la démonstration.
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Madeleine Albright a été la première femme à occuper le poste de secrétaire d'État des États-Unis, pendant le second mandat de Bill Clinton. Depuis, elle a toujours gardé un oeil sur les affaires internationales et défend aujourd'hui un autre Clinton, Hillary, en course pour la présidentielle. Euronews a rencontré Madeleine Albright à Bratislava, en Slovaquie, au Forum sur la sécurité mondiale, le GLOBSEC. Great to meet a feisty & interesting madeleine Albright for discussion at the #GLOBSEC2016 security forum euronews pic.twitter.com/csxtDvWLjB- Isabelle Kumar (@Isabelle_kumar) April 17, 2016 Isabelle Kumar, euronews : Puisque nous nous trouvons au Forum sur la sécurité mondiale, commençons par quelques-unes des questions qui sont abordées ici. En prenant un peu de recul - alors que le monde semble actuellement en proie à de multiples crises - pensez-vous que la situation dans laquelle nous nous trouvons est disons, pire que lorsque vous vous étiez secrétaire d'État ? Madeleine Albright, ancienne secrétaire d'État américaine : 'Je pense que la situation est pire que lorsque nous étions dans le bureau ovale. C'était dans les années 90, quand il y avait beaucoup d'espoir et d'excitation concernant la fin de la guerre froide. On étudiait l'intégration de l'Union européenne à l'OTAN et le fonctionnement des Nations Unies. Je pense que c'était une époque pleine d'espoir et d'excitation.' Isabelle Kumar, euronews : Regardons à présent la situation actuelle en Europe. Je voudrais rappeler à nos téléspectateurs que vous étiez réfugiée. Que vous avez quitté ce qui était la Tchécoslovaquie à cause de l'occupation nazie. Actuellement, nous voyons une montée du populisme en Europe. Entendez-vous l'écho des jours sombres de votre petite enfance ? Madeleine Albright, ancienne secrétaire d'État américaine : 'Je pense que c'est différent, mais que le populisme et le nationalisme sont des forces très dangereuses parce qu'elles ne semblent pas être gonflées seulement d'extrémisme, mais basée sur le fait que vous détestez quelqu'un d'autre. Etre fier de qui l'on est et de son identité est une chose, rejeter ses voisins en est une autre.' Isabelle Kumar, euronews : L'un des problèmes qui est la cause de cette montée du populisme - et l'Europe a vraiment lutté pour trouver un moyen de conjurer cela - c'est la crise des migrants. En tant qu'ancienne réfugiée que pensez-vous de la politique européenne qui établit, disons le simplement, qu'un Syrien expulsé d'Europe équivaut à un réfugié réinstallé en Europe. Madeleine Albright, ancienne secrétaire d'État américaine : 'Ça sonne bien mathématiquement parlant, mais je pense que la question est de savoir comment cela est mis en place. Comment les personnes sont choisies et pourquoi elles quittent leur pays. Je pense que les gens veulent généralement vivre sur leur terre natale. Comment ceux qui sont désignés pour y retourner sont alors échangés avec d'autres jugés acceptables ? C'est une question de jugement très difficile à traiter. J'ai été réfugiée à deux reprises, la première fois pendant la Seconde Guerre mondiale avec mes parents, quand les nazis ont conquis la Tchécoslovaquie, et ensuite aux Etats-Unis quand les communistes ont pris le relai en Tchécoslovaquie. Je pense que la question est de savoir comment les réfugiés sont traités. Cela fait une grande différence. Lorsque nous sommes arrivés aux États-Unis, les gens disaient : 'Nous sommes tellement désolés qu'un régime si terrible ait pris le contrôle de votre pays. Comment pouvons-nous vous aider ? Vous êtes les bienvenus ici. Quand deviendrez-vous nos concitoyens ?'. On n'entend plus vraiment ce genre de choses.' Madeleine Albright en bref *Madeleine Albright a pris ses fonctions en tant que secrétaire d'Etat américaine en 1997 dans l'administration du président Clinton Elle a été la première femme à occuper ce poste aux États-Unis Madeleine Albright est née à Prague en Tchécoslovaquie en 1937 Sa famille s'exilera en Angleterre en 1939 après l'annexion de la Bohême et de la Moravie par l'Allemagne nazie Isabelle Kumar, euronews : Alors, comment jugez-vous la réponse de l'Europe ? Madeleine Albright, ancienne secrétaire d'État américaine : 'Je trouve très dur d'être critique, car je pense que les Etats-Unis devraient en faire bien plus et il nous est difficile de dire aux autres pays ce qu'ils devraient faire si nous n'acceptons pas plus de gens chez nous. Mais je pense vraiment, et cela peut sembler étrange à certains en ce moment, que les gens pourraient en fait considérer les réfugiés comme un atout. De nombreuses personnes venant de Syrie sont instruites, compétentes et pleines d'initiatives. Je pense que si vous acceptez au départ que les gens soient traités comme des chiens et non pas considérés comme des êtres humains et installés dans des endroits où il n'y a qu'une catégorie de gens, vous refusez le concept exigeant de multi-ethnicité qui devrait être la marque de fabrique du 21e siècle.' Isabelle Kumar, euronews : Regardons à nouveau en arrière, votre mandat. Vous avez été très impliquée pour trouver une résolution des conflits dans les Balkans. Non seulement en tant que Secrétaire d'État, mais aussi comme ambassadrice à l'ONU. Vous avez suivi de très près le déroulement des procès. Ces derniers étaient sensés mener à la réconciliation. Certains soutiennent que justice n'a pas été rendue. Quel est le problème ? Madeleine Albright, ancienne secrétaire d'État américaine : 'Je pense tout d'abord que les tribunaux ont assez bien fonctionné. Le procès de Radovan Karadžić a largement contribué à cela. Sa condamnation a été très importante, car l'objectif du tribunal, comme vous l'avez souligné, était d'attribuer la seule culpabilité à quelqu'un et d'effacer la culpabilité collective pour qu'il y ait réconciliation.' Isabelle Kumar, euronews : Mais il n'y a pas réconciliation ... Madeleine Albright, ancienne secrétaire d'État américaine : 'Elle existe en partie, mais pas autant que nous le pensions. Mais la chose que j'ai enfin comprise est que nous voulons que tout soit résolu rapidement. Or cela va prendre beaucoup de temps avant de résoudre ces questions. Je pense que le plus difficile à accepter pour les gens c'est que, quand les décisions sont prises - les Accords de Dayton, par exemple - elles le sont avec la meilleure volonté possible au vu de ce qui se passe à un moment donné. Souvent, les choses, je pense, ont d'une certaine manière besoin d'être mises à jour, revues.' Isabelle Kumar, euronews : Donc, elles ne sont plus adaptées ? Madeleine Albright, ancienne secrétaire d'État américaine : 'Parfois, elles ne sont pas efficaces et je pense que l'interprétation qui a été faite des différents niveaux de gouvernement en Bosnie Herzegovine - avec toutes les complications que cela entraîne - et de certains pouvoirs de la République Serbe de Bosnie a complexifié le problème. Je pense qu'il est intéressant de reconnaître que certains Serbes à Belgrade ont essayé de porter un autre regard sur les choses, principalement en raison de l'avantage que cela représente d'être membre de l'Union européenne. Mais je ne veux pas défendre ce qui se passe : au Kosovo, par exemple, il y a encore des antagonismes entre Serbes et Kosovars.' Isabelle Kumar, euronews : Vous avez mentionné Radovan Karadžić. Certains ont dénoncé sa peine de 40 ans de prison, disant qu'il aurait dû être condamné à beaucoup plus. Qu'en pensez-vous ? Madeleine Albright, ancienne secrétaire d'État américaine : 'Je pense que 40 ans c'est une longue peine, surtout compte tenu de son âge. Je dois dire que le Tribunal pénal international a effectivement mieux travaillé que la plupart des gens ne l'auraient cru à l'époque. Il a été l'un de mes premiers votes quand j'étais à l'Organisation des Nations unies. Les gens pensaient que jamais personne ne serait inculpé ou traduit en justice - or ils l'ont été.' Isabelle Kumar, euronews : L'un des problèmes a été que les procès ont mis si longtemps... Madeleine Albright, ancienne secrétaire d'État américaine : 'J'aurais souhaité que ça aille plus vite. Je préfère être positive et décrypter les pas faits en avant. Avec le tribunal chargé de juger des crimes de guerre et la Cour pénale internationale, il y a une tentative d'approche responsable et internationale à l'égard des génocides et des crimes contre l'humanité.' Isabelle Kumar, euronews : Nous avons demandé à notre public en ligne de nous envoyer ses questions, en voici quelques-unes. Sanaa Ben-Hammouda demande : 'quelle a été la décision la plus difficile que vous ayez eu à prendre lors de votre mandat ? Madeleine Albright, ancienne secrétaire d'État américaine : 'Tout d'abord, je ne pensais pas être secrétaire d'État, ou même Ambassadrice des Nations Unies. L'une des choses les plus difficiles est de décider de ce que vous devez faire, de comment vous envoyer des gens à la guerre et l'aspect éthique dont nous parlions en Bosnie et au Kosovo. Il n'est certainement pas facile pour une simple mortelle, une civile de plaider en faveur de l'utilisation de la force et d'envoyer ensuite des troupes à la guerre. Je pense que juger qu'il est admissible d'utiliser la force pour se débarrasser de personnes qui en tuent d'autres est l'une des décisions les plus difficiles.' Isabelle Kumar, euronews : Vous collez à cette décision ? Madeleine Albright, ancienne secrétaire d'Etat américaine : 'Oui, absolument, et je sais que beaucoup de gens la critiquent. J'ai passé du temps à Belgrade quand j'étais enfant. Mon père était l'ambassadeur tchécoslovaque en Yougoslavie. Je ne suis pas la bienvenue à Belgrade ces jours-ci, mais je pense vraiment que ce que nous avons fait - du fait de Milošević et Karadžić - était justifié. Pour donner l'occasion aux Bosniaques et aux Kosovars d'être en mesure de prendre des décisions sur la façon dont leur pays devrait fonctionner.' Isabelle Kumar, euronews : Les Etats-Unis ont mis un certain temps avant de mener des actions décisives dans la guerre des Balkans. Maintenant, regardons la présidence du président Barack Obama, il est souvent critiqué pour rester en retrait en matière de politique étrangère, en particulier concernant la Syrie. Comment évaluez-vous l'impact de sa décision ? De ne pas vouloir intervenir militairement en Syrie ? Madeleine Albright, ancienne secrétaire d'État américaine : 'Je ne peux m'empêcher de penser que la façon dont le Président Georges W.Bush a engagé notre pays dans la guerre contre l'Irak - sans poursuivre des relations diplomatiques ou instaurer une coalition pour travailler de concert avec les Nations unies - a été une des raisons du questionnement de la validité des Armes de destruction massive. Le Président Obama été élu pour mettre fin aux guerres en Irak et en Afghanistan. C'était la base même de son élection, sachant que ces guerres étaient une erreur. Obama pense que nous devrions travailler avec d'autres pays pour aider à résoudre les problèmes et que les Etats-Unis ne doivent pas agir seuls. Je pense qu'il réagit ainsi aux erreurs de l'administration du Gouvernement Bush.' Isabelle Kumar, euronews : Donc, vous le soutenez dans ce choix de s'effacer ? Madeleine Albright, ancienne secrétaire d'État américaine : 'Je crois que les États-Unis doivent être plus impliqués. La question est quand. Mais il est difficile en termes de...' Isabelle Kumar, euronews : Plus impliqués en Syrie ? Madeleine Albright, ancienne secrétaire d'État américaine : 'En Syrie et en général. Mme Clinton a dit qu'elle était pour une zone d'exclusion aérienne, une zone de sécurité, en Syrie. Je pense qu'il aurait été plus facile de le faire plus tôt. J'aurais souhaité qu'on identifie plus tôt qui étaient les différents groupes rebelles. Mais la partie la plus difficile, et je suis très prudente à ce sujet, est que des jugements ont été énoncés concernant les décisions qui ont été prises sous l'administration Clinton. Et c'est facile d'être à l'extérieur et de dire 'on aurait dû faire ceci ou cela'. Les gens qui sont dans le bureau ovale prennent des décisions sur la base d'informations qu'ils ont à un moment donné. Et personnellement, je pense que nous aurions dû faire quelque chose plus tôt en Syrie.' Isabelle Kumar, euronews : Vous avez évoqué un point qui me renvoie à une question que nous avons reçue de notre public en ligne. Ydureiss demande : 'quel devrait être le rôle des Etats-Unis dans le monde ?' Madeleine Albright, ancienne secrétaire d'État américaine : 'Je pense que c'est la question la plus difficile à l'heure actuelle. L'Amérique est un pays très particulier. Nous ne sommes pas une puissance coloniale, nous ne voulons pas être le gendarme du monde. Et à bien des égards, il est un peu difficile de déterminer quand nous devrions être impliqués et quand nous ne le devrions pas. Et nous sommes critiqués dans les deux cas.' Isabelle Kumar, euronews : Quelle est selon vous la plus belle réussite de Barack Obama en matière de politique étrangère ? Madeleine Albright, ancienne secrétaire d'État américaine : 'Eh bien, je crois qu'il y en a eu un certain nombre. Je pense à la façon dont il a traité l'affaire Oussama Ben Laden. Ça a été une décision très difficile. Je pense aussi aux initiatives destinées à faire grandir les relations avec l'Asie. Il y a aussi plus généralement, cette tentative avec le secrétaire Kerry, de faire quelque chose concernant le Moyen-Orient. Et puis, je pense vraiment que l'une de ses grandes réussites, c'est ce qu'il a fait pour le changement climatique, en réunissant les pays à Paris, en persévérant et en essayant de montrer que les États-Unis sont et seront impliqués avec les partenaires.' Isabelle Kumar, euronews : Revenons à votre mandat, vous avez suscité la controverse au sujet des sanctions contre l'Irak, à savoir sur quelque chose que vous avez dit lors d'une émission de télévision... que '500 000 enfants irakiens morts est un prix à payer'. Vous vous êtes rétractée depuis, mais ce que vous avez dit a été repris maintes fois sur les réseaux sociaux. Une de nos téléspectateur demande : 'comment Madeleine Albright peut-elle justifier la mort de 500 000 enfants irakiens et arriver à dormir la nuit ?' Madeleine Albright, ancienne secrétaire d'État américaine : 'Je l'ai dit, c'est la chose la plus stupide que j'ai jamais dite. Je me suis excusée pour cela et je me suis expliquée. Mais il y a des gens qui semblent vouloir toujours revenir là-dessus. Saddam Hussein avait envahi un autre pays. Il y avait un plan pour fournir des vivres et des médicaments à la population irakienne. Saddam Hussein a refusé de laisser quiconque entrer en Irak pour les distribuer. C'est Saddam Hussein qui a mis à mort des enfants, et non pas les États-Unis. J'essayais de défendre une politique de sanctions qui avait été mises en place par la précédente administration Bush. Mais parfois, les gens disent des choses stupides, et je souhaite que tous ceux qui me critiquent se demandent s'ils n'ont jamais dit quelque chose qu'ils regrettent. J'essayais de défendre une politique de sanctions qui avait été mise en place par la précédente administration Bush. Je regrette d'avoir dit cela.' Isabelle Kumar, euronews : Passons à un autre sujet et regardons la présidence des États-Unis aujourd'hui. Vous êtes une fervente partisane d' Hillary Clinton. Ses détracteurs disent d'elle qu'elle est aseptisée, qu'avec elle tout est orchestré et qu'à bien des égards, elle est prête à tout, et c'est ce qui repousse certains. Que répondez-vous ? Madeleine Albright, ancienne secrétaire d'État américaine : 'Eh bien, je pense qu'ils ont tort. Je pense que c'est une femme remarquable qui a été une très bonne et très dévouée fonctionnaire. Je la connais depuis très longtemps, elle est très intelligente, elle travaille très dur et elle est la meilleure. Elle a plus d'expérience que quiconque a été en course pour la présidence des États-Unis. Elle écoute les gens, à la fois aux Etats-Unis et à l'étranger. Quand elle était sénatrice, elle a siégé au Comité des forces armées. Elle sait comment ça fonctionne. Et en tant que Secrétaire d'État, elle a redoré l'image de l'Amérique. Donc, je pense qu'il n'y a personne de mieux préparé qu'elle.' Isabelle Kumar, euronews : Eh bien, vous arborez un dicton qui dit : 'il y a un endroit spécial en Enfer pour les femmes qui ne s'aident pas entre elles.' Si Hillary Clinton était un homme, la soutiendriez-vous aussi fort que vous le faites maintenant ? Madeleine Albright, ancienne secrétaire d'État américaine : 'Absolument. Parce que je préférerais soutenir un homme qui a les bonnes opinions plutôt qu'une femme qui est opposée à tout ce que je défends. Hillary Clinton est LA plus qualifiée pour être président des États-Unis, homme ou femme.' Isabelle Kumar, euronews : J'ai une autre question - je peux déjà imaginer votre réponse - posée par McOuasfi à propos de Donald Trump. Il demande : 'est-il une menace pour les Etats-Unis ou est-ce le contraire ?' Madeleine Albright, ancienne secrétaire d'État américaine : 'Je pense qu'il est les deux. Car une partie du problème vient du fait que personne n'a la moindre idée de ce qu'il fait ou pense. Il se parle à lui-même. Il a admis ça, se prodiguer lui-même des conseils et je pense qu'il est... Je trouve très difficile quand je voyage à l'étranger, d'essayer d'expliquer aux gens le genre de choses qu'il dit et qui sont très néfastes pour l'Amérique et pour le monde.' Isabelle Kumar, euronews : Vous savez en Europe, beaucoup de gens s'arrachent les cheveux en essayant de comprendre pourquoi il est si populaire aux États-Unis. Qu'est-ce qui a fait que quelqu'un comme Donald Trump devienne si populaire ?' Madeleine Albright, ancienne secrétaire d'État américaine : 'Je pense que les médias ont été complices de son ascension, car il a une histoire intéressante et il a fait grimper l'audimat d'un certain nombre de chaînes. Et je pense que cela fait partie du problème. Mais la chose dont on doit sans cesse se souvenir, c'est qu'il est populaire avec une très petite frange d'un parti. Les gens n'arrivent pas à faire la différence entre une émission de télé-réalité et la réalité de diriger les Etats-Unis d'Amérique'. Isabelle Kumar, euronews : Donald Trump a fait des déclarations sexistes. Vous avez été la première femme Secrétaire d'État des États-Unis, cela a dû vous poser des problèmes dans certaines situations ou alors être un atout parfois ? Pourriez-vous me donner un exemple ? Madeleine Albright, ancienne secrétaire d'État américaine : 'Je ne pense pas que toutes les femmes sont les mêmes évidemment, mais je crois que nous essayons de développer une sorte de relation personnelle avec les gens et d'envisager la chose suivante : la diplomatie. L'une des premières règles pour être diplomate est de se mettre dans la peau d'une autre personne. Et je pense que les femmes sont douées pour ça. J'ai développé l'art du baiser diplomatique, je pense que ça brise toujours la glace'. Isabelle Kumar, euronews : S'il vous plaît, qu'est ce qu'un baiser diplomatique ? Madeleine Albright, ancienne secrétaire d'État américaine : Eh bien, c'est très compliqué. Quand vous arrivez dans un pays, vous savez, dans certains pays - les Latins, par exemple - c'est plus difficile. Vous n'imaginez pas mes prédécesseurs faire ça, mais dans les pays latins, certains s'embrassent sur la joue droite, d'autres sur la gauche et il m'est arrivé de tout mélanger et de me heurter à quelques nez. Et les Français font deux bises, les Néerlandais trois... C'est très difficile... Quoi qu'il en soit, c'est une bonne façon de commencer une réunion'. Isabelle Kumar, euronews : Et enfin, il est impossible de ne pas parler des broches de Madeleine Albright. Racontez-moi le moment le plus marquant lié à ces broches ? Madeleine Albright, ancienne secrétaire d'État américaine : 'Le plus marquant ? Il y en a un certain nombre. Parfois, je fais les bonnes choses, parfois les mauvaises. Ma plus grosse erreur a été de porter une broche des trois singes de la sagesse - l'un se couvre les yeux avec les mains, le deuxième la bouche et le dernier les oreilles. Un symbole chinois pour : 'ne pas voir le Mal, ne pas entendre le Mal, ne pas dire le Mal' - quand j'ai rencontré le président Poutine. Nous nous promenions et il dit au président Clinton : 'nous remarquons toujours les broches de la secrétaire Albright', et à moi : 'pourquoi portez-vous ces trois singes ?' Je réponds : 'parce que je pense que votre politique en Tchétchénie est diabolique.' Il était vraiment en colère contre moi et à juste titre. Aujourd'hui, je voudrais à nouveau porter les trois singes, car je pense que certaines choses que fait Poutine sont diaboliques.' Isabelle Kumar, euronews : Pourriez-vous me dire ce que votre broche signifie aujourd'hui ? Madeleine Albright, ancienne secrétaire d'États américaine : 'Eh bien celle-ci représente deux globes et il semble que c'était la bonne chose à faire pour une entretien au GLOBSEC. J'ai pensé que ce serait amusant de la porter.' We know madeleine Albright thinks i am evil. We can read her mind.https://t.co/hsFuVzSQos- Vladimir Putin (DarthPutinKGB) April 23, 2016
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Cette fois, l'arrivée de Barack Obama à Ryad ne sera pas retransmise en direct à la télévision nationale, comme ce fut le cas il y a un peu plus d'un an. Il faut dire que l'Arabie saoudite n'a pas vraiment digéré certaines décisions de Washington ces dernières années, qu'il s'agisse du refus américain d'intervenir en Syrie contre le régime de Bachar el-Assad, ou de la main tendue à l'Iran, le grand rival chiite, et son point d'orgue : les négociations sur le nucléaire iranien. Barack Obama doit participer ce jeudi à un sommet à un sommet avec les six pays du Conseil de coopération du Golfe (CCG). Les monarchies attendent un renforcement de l'aide militaire américaine mais aussi un coup de pouce sur le front de la cyber-sécurité. Certaines craignent notamment que Téhéran apporte un soutien aux dissidents dans leur pays. Avec AFP
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Donald Trump sème la zizanie partout où il passe désormais. Le candidat à l'investiture républicaine pour la présidentielle américaine était en meeting hier soir à Salt Lake City, en Utah, et des heurts ont eu lieu entre police et manifestants hostiles au milliardaire. Ces gens ne supportent plus la rhétorique xénophobe et haineuse de Donald Trump et veulent stopper son ascension. 'Construisons un mur autour de Trump et faisons le lui payer' pouvait-on lire sur l'un des panneaux de la manifestation. Trump divise continue de diviser. Ce vendredi c'est le Républicain Mitt Romney qui a déclaré qu'il voterait lors de la convention de juillet pour l'un des deux autres candidats, Ted Cruz. Donald Trump a répondu que le candidat à la Maison Blanche de 2012 n'avait 'rien compris'.
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Donald Trump est-il tellement sûr de gagner la primaire républicaine ? Alors qu'il a un rival en moins, Ben Carson qui se retire de la course, le candidat milliardaire annonce qu'il en a assez des débats. C'est ce qu'il a dit au lendemain d'une soirée-débat entre républicains, retransmise sur CNN. 'Ce serait bien de terminer avec celui-là, a déclaré Donald Trump. CNN a fait un travail fantastique la nuit dernière. L'animateur du débat était très bon. C'était vraiment une bonne, une très bonne façon de finir la saison des débats. Mais je pense qu'il y en a eu assez'. Donald Trump pourrait ne pas participer au prochain débat du 21 mars. Il appelle au rassemblement de son camp derrière sa candidature. Mais chez les Républicains beaucoup ne le supportent pas, et ses meetings sont régulièrement le théâtre d'incidents violents. Un nouveau super Tuesday aura lieu mardi avec cinq grands Etats, dont la Floride, qui votent aux primaires. Un mardi crucial pour l'avenir politique de Trump.
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Aux Etats-Unis, c'est un duel fratricide qui se dessine dans la course à la candidature chez les républicains. Le grand rival du milliardaire Donald Trump c'est désormais Ted Cruz le sénateur du Texas. Le représentant de l'aile droite du parti républicain s'est imposé ce week-end dans deux Etats (le Maine et le Kansas). Mais les jeux ne sont pas encore faits et Cruz srufe sur la vague anti-Trump qui mine son parti. 'Les républicains sont en train de se rassembler, ils sont unis derrière notre campagne. 65 % des républicains estiment que Donald Trump n'est pas le meilleur candidat pour un face-à-face avec Hillary Clinton', martèle Ted Cruz. Sauf que la dynamique est là. Trump est toujours largement en tête. Et il a encore remporté deux victoires, dans le Kentucky et la Louisianne. Pour se départager, Trump comme Cruz mettent la pression sur le 3e candidat toujours en lice. .FoxNews is devastated that lightweight Senator Marco Rubio got trounced tonight and is the big loser. I won the two big states, great!- Donald J. Trump (realDonaldTrump) 6 mars 2016 'Je pense Marco Rubio a passé une très très mauvaise nuit et, personnellement, je lui demande de se retirer de la course. Je pense qu'il est temps maintenant qu'il abandonne la course', a insisté Donald Trump. Même essoré par deux nouvelles défaites, Marco Rubio le jeune sénateur de Floride ne lâche rien. Il était déjà à Puerto Rico pour séduire l'électorat latino. Mardi, la bataille se poursuit dans quatre Etats : le Michigan, le Mississippi, l'Idaho et Hawaii.
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Nancy Reagan, l'épouse de Ronald Reagan, l'ancien président des Etats-Unis (1981-1989), est décédée à l'âge de 94 ans, a annoncé dimanche le porte-parole de la bibliothèque Reagan. Actrice de série B, elle avait rencontré Ronnie, son futur mari, à Hollywood. Ils resteront mariés durant 52 ans. Fille d'un vendeur de voiture et d'une actrice, le monde la découvre lorsque son époux devient le 40e président des Etats-Unis en 1981 et qu'elle est propulsée First lady. Durant ses huit ans à la Maison Blanche, Nancy Reagan a redéfini le rôle de la Première dame ont affirmé dimanche les époux Obama qui lui ont rendu un dernier hommage. Rest in peace, Nancy Reagan. pic.twitter.com/VjWTPZj0Vm- The White House (@WhiteHouse) 6 mars 2016 Discrète, elle fut néanmoins une épouse influente. Elle a consacré les dernières années de sa vie à la lutte contre la maladie d'Alzheimer, dont souffrait son époux, mort en 2004
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Bernie Sanders résiste. Face à la machine de guerre d'Hillary Clinton, le sénateur du Vermont s'est payé le luxe ce week-end de battre deux fois sa rivale dans des caucus démocrates. Et Bernie le révolutionnaire fait toujours un tabac lorsqu'il rappelle qu'Hillary se fait payer très cher par Wall Street pour des discours top secrets. 'Si vous allé vous faire payer 225.000 dollars pour un discours, cela doit être un discours fantastique. Un discours brillant que vous voudriez partager les Américains, non ?', a ironisé le candidat. sous les applaudissement de ses supporters. Peser sur les orientations futures du parti Mais les faits sont têtus. A ce stade, Hillary Clinton a déjà remporté le vote de 1121 délégués contre 481 pour Bernie Sanders. Sachant qu'il faut 2383 pour être investi par le parti démocrate. Surfant de victoires en victoires, l'ex-secrétaire d'Etat de Barak Obama préfère répondre aux attaques de Donald Trump. 'L'Amérique ne s'est jamais arrêtée d'être grande. Nous devons agir pour qu'elle reste unie, a déclaré en meeting Hillary Cliton. 'La diversité est une force pas une faiblesse (...) . Si nous nous aidons à nous relever quand nous tombons, alors nous pouvons continuer à avancer vers une union plus parfaite'. Si la candidate est en route vers l'investiture, Bernie Sanders n'aura pas perdu son temps : il a déjà engrangé 38 millions d'euros de soutiens. De quoi peser sur les orientations futures du parti démocrate.
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Ted Cruz reste dans la course à l'investiture républicaine. Le candidat ultra-conservateur a remporté ses cinquième et sixième victoires depuis le début des primaires. Il s'impose dans le Maine et surtout au Kansas où il a largement devancé Donald Trump, ainsi que les deux autres candidats en lice Marco Rubio et John Kasich. Pour Ted Cruz, le front anti-Trump finira par avoir raison du milliardaire : 'Les républicains se rassemblent derrière notre campagne. Il y a 65 % de républicains qui reconnaissent que Donald Trump n'est pas le meilleur candidat pour affronter Hillary Clinton. S'il perd, nous perdons la Cour suprême pendant une génération, nous perdons la Déclaration des droits, nous perdons le Sénat.' Résultats complets des primaires Donald Trump a lui remporté les deux autres primaires de la soirée dans le Kentucky et en Louisiane, et reste donc largement en tête de la course à l'investiture. Mais le milliardaire fait face à l'opposition grandissante des caciques du parti. Thank you Louisiana! #Trump2016#SuperSaturday- Donald J. Trump (@realDonaldTrump) 6 mars 2016 Chez les démocrates, Bernie Sanders résiste encore. Il a remporté les caucus du Kansas et du Nebraska, mais reste loin derrière Hillary Clinton, en nombre total de délégués. Lui n'a guère l'intention de baisser le bras. 'Les gens de ce pays sont fatigués des politiques de l'establishment. Ils veulent un vrai changement. Et quand je vois ces foules et les votes que nous obtenons, j'ai la forte impression que nous avons une réelle dynamique qui peut nous mener vers la victoire.'' The American people want fair elections. They want free elections. They don't want billionaires buying elections.- Bernie Sanders (@SenSanders) 5 mars 2016 Hillary Clinton a, elle, remporté la Louisiane, où elle bénéficie du vote de la communauté afro-américaine. L'ex-secrétaire d'Etat demeure la grande favorite des primaires démocrates, qui feront escale mardi dans l'Etat important du Michigan. Diversity is a strength, not a weakness. If we lift each other up, we can make this country even stronger.https://t.co/76EVKvQ759- Hillary Clinton (@HillaryClinton) 6 mars 2016
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Donald Trump, souvent qualifié de populiste irresponsable et sans intégrité idéologique, candidat qui dérange le parti républicain a pourtant remporté 10 des 14 primaires avec son verbe incendiaire. Extraits. 'Quand le Mexique nous envoie ses gens, il n'envoie pas les meilleurs éléments. Il envoie ceux qui posent problème. Ils apportent avec eux la drogue. Ils apportent le crime. Ce sont des violeurs'. 'Donald Trump appelle à l'arrêt total et complet de l'entrée des musulmans aux Etats-Unis jusqu'à ce que les élus de notre pays comprennent quel enfer se profile'. Donald Trump stigmatise les musulmans, mais aussi les immigrés illégaux et va jusqu'à se moquer du Pape. 'Si un jour le Vatican était attaqué par l'État Islamique - et chacun sait qu'aux yeux de l'État Islamique, c'est le trophée ultime - je vous promets que le pape ne pourrait que prier que Donald Trump soit le président.' Fervent défenseur du port d'armes et du deuxième amendement de la Constitution américaine, au lendemain des attentats de Paris, il déclarait : 'Alors ces animaux n'avaient qu'a marcher et tuer 130 personnes (...) si en face, les gens avaient été armés (...) l'histoire aurait été bien différente'. Quant à la torture, il y est favorable. 'J'ai dit que j'étais favorable à la simulation de noyade, mais je pense que nous pourrions aller encore beaucoup, beaucoup, beaucoup plus loin'. Lors de ses meetings, Donald Trump encourage souvent ses supporters à huer les journalistes qu'il accuse de lui causer du tort. 'Je vais modifier nos lois sur la diffamation ainsi, quand le New York Times écrira un article négatif et honteux, nous pourrons le poursuivre en justice et gagner de l'argent plutôt que de n'avoir aucune chance de gagner parce qu'il est protégé' Ses rivaux républicains n'ont pas échappé a ses coups bas. Le sénateur de Floride, Marco Rubio, notamment en a pris pour son grade. 'J'ai vu Rubio (...) vous auriez dû le voir dans les coulisses, on refaisait son maquillage à la truelle. Je n'irai pas jusqu'à dire qu'il essayait de cacher ses oreilles. Je ne dirai pas ça. Il essayait juste de dissimuler la sueur. Avez-vous déjà vu quelqu'un transpirer comme ça' ? Donald Trump est millionnaire et se vante d'avoir aussi des millions de personnes derrière lui, 'des jeunes, des vieux, des personnes diplômées, mais aussi des gens qui n'ont pas fait d'étude', et ces derniers, dit-il, il les adore.
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Clinton-Trump, c'est bien le face-à-face le plus probable en vue de la présidentielle américaine du 8 novembre prochain. A l'issue du Super mardi, les prétendants démocrate et républicain à l'investiture de leur camp ont pris un large ascendant sur leurs rivaux. Pire scénario pour les Républicains Côté républicain, le pire scénario se confirme pour les élites du Parti. Ce succès de Donald Trump devrait encore accentuer les fractures au sein de sa formation sauf si - comme il s'y est engagé lors de son discours de victoire -, le milliardaire parvient effectivement à rassembler, notamment en adoptant un ton plus modéré. Beaucoup en doutent. Hillary Clinton doit confirmer Face à une personnalité aussi clivante, Hillary Clinton partirait favorite de la course à la Maison-Blanche d'après les sondages. Mais les démocrates ne veulent pas sous-estimer son potentiel adversaire opportuniste et imprévisible qui pourrait profiter de la faiblesse de la candidate démocrate potentielle en raison des affaires qui la poursuivent. De plus, elle aussi devra tenter de réunir son camp et notamment, convaincre les partisans de son rival de gauche Bernie Sanders. #SuperTuesday: what next? Our #USA correspondent Stefan Grobe reviews the latest results https://t.co/7JWXbcsmHK pic.twitter.com/hfyFNuAk1O- euronews (@euronews) 2 mars 2016 'Trop tôt pour dire que les jeux sont faits' Pour aller plus loin sur ces résultats du 'Super mardi', nous avons interrogé le professeur Peter Trubowitz de la London School of Economics, un spécialiste de la politique américaine. Alasdair Sanford, euronews, Lyon : 'La victoire est-elle acquise pour ces deux protagonistes ? Ce sera Clinton-Trump en novembre ?' Professeur Peter Trubowitz : 'Je crois qu'il est trop tôt pour dire que les jeux sont faits. Mais il est vrai que tous deux ont remporté des victoires très impressionnantes hier : Trump a gagné systématiquement dans les Etats républicains modérés et dans les Etats très conservateurs et Clinton s'en sort très bien dans les Etats du Sud comme on pouvait s'y attendre, mais elle a aussi décroché un Etat modéré comme le Massachussetts qui est près du Vermont, le fief de Bernie Sanders, un Etat qu'il avait vraiment besoin de remporter. Dans le cas de Trump, je pense que Ted Cruz, John Kasich et Marc Rubio vont essayer d'empêcher Trump d'atteindre le nombre magique de délégués dans l'idée de le forcer à accepter une convention négociée.' 'Donald Trump exploite le ressentiment à l'égard de Washington' Alasdair Sanford : 'Vous avez écrit sur l'importance du facteur Trump dans cette élection. Vu de l'extérieur des Etats-Unis, cela peut sembler incroyable que quelqu'un aux positions aussi extrêmes puisse s'imposer. Pouvez-vous nous dire pour expliquer ça, ce qui se passe exactement aux Etats-Unis en ce moment ?' Peter Trubowitz : 'Je pense que ce qu'il faut comprendre à propos de Donald Trump, c'est qu'il exploite une colère et un ressentiment présents aux Etats-Unis à l'égard de la gestion du pays par Washington et envers ceux à qui la politique fédérale profite. Dans le pays, il y a surtout une stagnation des salaires, une hausse des inégalités et un dysfonctionnement politique et de nombreux Américains ne font pas confiance à l'administration fédérale. C'est en particulier vrai au sein du Parti républicain : seuls 6% de ses membres ont confiance dans ce qui se passe à Washington et pensent que ce gouvernement sert les intérêts des puissants et des plus riches. Et Donald Trump s'insurge contre cela et se pose en indépendant qui n'a besoin de l'argent de personne. Il est 'indépendant' dans le sens où il ne fait pas partie de l'establishment de Washington et c'est ce qui - je pense - trouve un écho auprès des électeurs républicains actuellement.' Alasdair Sanford : 'Mais peut-il gagner face à l'ensemble de l'électorat s'il est effectivement désigné par son camp ?' Peter Trubowitz : 'Je pense que c'est toute la question et personne ne connaît la réponse. On est en terrain inconnu et si quelqu'un vous dit qu'il connaît la réponse, il ne faut pas le croire. On parle d'un type qui séduit un large échantillon de l'électorat républicain. Mais est-ce qu'il peut attirer les électeurs plus indépendants, modérés ? Je crois que c'est clairement une inconnue.' 'Vulnérabilité d'Hillary Clinton du côté des jeunes' Alasdair Sanford : 'A propos d'Hillary Clinton, sur quels points est-elle vulnérable ? Si comme le dit Trump : 'Elle est là depuis si longtemps', est-ce un avantage ou un inconvénient pour elle ?' Peter Trubowitz : 'Les deux, je dirais. Actuellement, la vulnérabilité de Clinton se situe plutôt du côté de la nouvelle génération - des jeunes -, mais aussi du côté des électeurs masculins blancs auprès desquels elle n'est pas créditée de très bons scores. Bernie Sanders la bat auprès de ces deux catégories. C'est un point de fragilité pour elle à terme et je pense que l'une des choses qu'elle doit faire, c'est consolider son assise dans ces deux catégories d'électeurs démocrates.' Alasdair Sanford : 'Et si on assiste à un duel Clinton-Trump, à quel résultat faut-il s'attendre ? Ce ne sera pas beau à voir.' Peter Trubowitz : 'Oui, ce sera tout-à-fait cela. Ce ne sera pas beau, mais aussi brutal. Pourquoi ? Parce que les deux ont des taux d'impopularité supérieurs à 50%. Les deux candidats à la présidentielle - si au final, ils le deviennent effectivement - vont mener des campagnes négatives pour essayer d'accroître l'impopularité de leur adversaire. Et donc, je me dis que si c'est bien ces deux-là qui s'affronteront lors de la présidentielle, ce sera plutôt brutal et mesquin.'
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Hillary Clinton et Donald Trump favoris des primaires pour la Maison Blanche, un résultat qui ne semble pas satisfaire les New Yorkais interrogés au lendemain du Super Tuesday. Entre une candidate qui représente l'establisment et un populiste au verbe incendiaire, certains électeurs ne s'y retrouvent pas. 'C'est une décision très importante dit Pablo, je ne pense pas que Trump soit bon pour le États-Unis, le candidat le plus fort en ce moment c'est Hillary.' 'Je ne suis pas satisfait du tout avec ceux qui à ce stade peuvent prétendre être président explique Pirro. J'aimerais que l'ancien maire Bloomberg se présente.' 'Aucun des candidats actuels n'est qualifié pour diriger le pays affirme Lisa. Malheureusement, il n'y a pas de solution viable à stade.'_ Selon plusieurs sondages, Hillary Clinton et Bernie Sanders l'emporteraient l'un comme l'autre en cas de duel face au milliardaire. Mais la route est encore longue d'ici le 8 novembre prochain et des surprises sont toujours possibles. Avec Reuters
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Le Super Tuesday est l'une des étapes les plus importantes dans la course à la présidentielle américaine. Ce mardi, les Républicains et les Démocrates votent simultanément dans dix Etats pour choisir leur candidat, plus le Colorado pour les Démocrates, et l'Alaska pour les Républicains. A droite, Donald Trump reste le favori, à gauche c'est Hillary Clinton qui pourrait prendre une avance décisive grâce au vote de la population noire des Etats du Sud. L'investiture des deux finalistes aura lieu en juillet lors des conventions des deux partis. La polémique du jour concerne Donald Trump, qui aurait affirmé à des journalistes du New York Times ne même pas croire lui-même à sa politique d'immigration... Mais le milliardaire sait que malgré cela, il devrait conforter cette nuit son avance.
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A quelques heures du Super Tuesday, ou super mardi, jour où plusieurs États votent simultanément pour les primaires, notre journaliste de l'équipe anglaise, Chris Cummins, a échangé avec notre correspondant à Washington Stefan Grobe. Chris Cummins : 'Commençons par les Républicains. Est-ce que la trompette triomphante de Donald Trump va résonner à travers les États-Unis mercredi ? Stefan Grobe, euronews, Washington DC : 'Et bien Chris, il pourrait emporter la mise ce super-mardi. Si vous regardez les derniers sondages, il n'y a qu'un seul Etat dans lequel il n'est pas en tête, c'est le Texas. Mais s'il gagne tous les autres Etats de ce super-mardi, il sera inarrêtable. Ce qui est intéressant c'est qu'il a l'appui des quatre piliers du parti républicain : les évangélistes, les conservateurs sociaux, les conservateurs qui veulent une armée forte, et le monde des affaires. Mais ce n'est pas une campagne sur les questions politiques ou même sur les valeurs fondamentales. C'est essentiellement un vote en forme de bras d'honneur parce qu'il y a beaucoup de colère et de frustration contre l'establishment du parti républicain à Washington. Et, bien sûr, l'establishment républicain n'a pas été en mesure de se regrouper autour d'un candidat modéré comme Mitt Romney il y a 4 ans ou John McCain il y a 8 ans.' Chris Cummins, euronews, Lyon: 'Hillary Clinton semble avoir acquis une certaine dynamique. Quelle confiance a le camp Clinton ?' Stefan Grobe, euronews, Washington DC : 'Et bien, l'équipe de campagne de Clinton est très très confiante surtout après les deux derniers matchs, au Nevada et surtout en Caroline du Sud. Hillary Clinton a un soutien très fort des minorités et cela va être payant ce super-mardi. Elle a une avance confortable dans 7 États sur 11, dans le Sud, ce sont des Etats où les délégués sont riches, et elle va accumuler une marge énorme dans le camp des délégués, une marge que Bernie Sanders sera incapable de rattraper. Et nous n'avons même pas parlé d'argent : Si Sanders fait un mauvais score ce super-mardi et ensuite, il sera probablement à court d'argent et il n'obtiendra aucun soutien de l'establishment du parti qui est carrément et solidement derrière Hillary Clinton.' Chris Cummins, euronews, Lyon: 'Alors, selon vous, ce sera un affrontement Trump-Clinton pour la Maison Blanche, n'est-ce pas Stefan ?' 02h22 Stefan Grobe, euronews, Washington DC : 'Je suppose que nous allons vers cette option plus vite que nous le pensons, et ça va saigner. Donald Trump a déjà indiqué comment il va s'attaquer à Hillary Clinton. Il évoquera son travail comme secrétaire d'Etat, notamment les e-mails, Benghazi, les problèmes juridiques, l'héritage de la famille et de la machine Clinton. Donc, ça va saigner. De son côté, Hillary Clinton mentionne parfois Trump dans ses discours, mais elle n'a pas encore dirigé ses armes contre lui. Mais elle va probablement s'en prendre à sa personnalité, son manque de substance politique, son impétuosité et sa xénophobie. Je pense donc que nous entrons dans une campagne très longue et très agressive.' Chris Cummins, euronews, Lyon : 'Merci Stefan, passez un super-mardi. Et restez avec nous, sur euronews à la télévision et sur le Web pour tous les résultats et réactions.'
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Un soutien de poids, et une tête très connue, celle de George W. Bush. L'ancien président est venu encourager son jeune frère Jeb, dans la course à la primaire républicaine. A North Charleston en Caroline du Sud, le public semble être surtout venu pour voir l'ancien président, accueilli en héros, ils sont 3000, une affluence rarement atteinte lors d'un meeting de Jeb Bush. 'Il semble qu'il y ait beaucoup d'insultes mais je tiens à vous rappeler ce que notre bon père m'a dit une fois : les étiquettes sont pour les boîtes de soupe. La présidence est un travail sérieux qui nécessite un jugement sain et de bonnes idées et ça ne fait aucun doute dans mon esprit, Jeb Bush a l'expérience et le tempérament pour être un grand président. ' George W. Bush a également appelé les Américains à ne pas voter pour Donald Trump. En 2000,il avait remporté la primaire ici avec 53% des voix. Son frère Jeb, à la traîne, espère faire aussi bien samedi lors de cette primaire de Caroline du Sud.
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Depuis le décès, samedi, du juge ultra-conservateur Antonin Scalia, il reste quatre magistrats progressistes et autant de conservateurs. Le successeur de Scalia est donc crucial pour la plus haute instance juridique du pays. Un successeur que le président sortant, Barack Obama, s'est engagé à nommer, au grand dam des candidats républicains à la Maison Blanche. Ted Cruz, ou encore Donald Trump, estiment que c'est au futur président, qui sera élu en novembre, de nommer le juge tant convoité. Les candidats démocrates Bernie Sanders et Hillary Clinton soutiennent sans surprise Barack Obama qui s'est engagé samedi à 'remplir (ses) responsabilités constitutionnelles' pour désigner un nouveau magistrat. Le président sortant risque néanmoins de se heurter à l'opposition du chef de la majorité républicaine au Sénat. C'est en effet à la chambre haute du Congrès de ratifier la nomination d'un nouveau juge.
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Aux Etats-Unis, cette deuxième bataille des primaires nous donne plus de visibilité sur cette la course à la nomination. Notre correspondant Stefan Grobe à Washington va nous donner son point de vue. Les résultats dans l'Iowa ont mis la pression sur certains candidats pour qu'ils réalisent une bonne performance dans le New Hampshire. Trump et Sanders ont gagné comme prévu, mais qui est le plus satisfait de la tournure des événements ? Stefan Grobe, euronews : 'Dans la politique américaine il y a un diction qui dit que l'Iowa produit du maïs et le New Hampshire produit des présidents. Je n'irai pas si loin ce soir. Mais si vous êtes Bernie Sanders ou Donald Trump c'était une nuit de rêves. D'un autre côté, ça a été une nuit terrible que soit pour l'establishment démocrate ou républicain'. Nial O'Reilly, euronews : 'Le New Hampshire est un des premiers champs de bataille clé, mais est-il encore trop tôt pour parler de moment décisif pour les républicains ou les démocrates ?' Stefan Grobe : 'C'est vraiment un moment décisif pour les deux camps. Les deux empires sont ébranlés et l'empire doit contre-attaquer. C'est pourquoi la lutte va être acharnée dans les semaines et les mois à venir. Mais Hillary Clinton est résistante, elle en a vu d'autres. Donc Bernie Sanders doit montrer qu'il a l'endurance, il a certainement l'argent, et montrer qu'il a la capacité de porter cet enthousiasme du New Hampshire vers d'autres Etats comme le Nevada et la Caroline du Sud, qui sont les prochains Etats sur la liste des primaires. Du côté des républicains, la question est de savoir si l'establishment peut arrêter Donald Trump ? Jusqu'à présent nous avons quelques candidats qui ont fait de mauvais scores et ni le gouverneur Bush, ni le gouverneur Kasich, ni le gouverneur Christie n'ont montré qu'ils étaient à la hauteur pour stopper Donald Trump'. Nial O'Reilly : 'Des observateurs disent que cette campagne a manqué de débat de fond, qu'il s'agissait davantage de slogans et de petites phrases. Quelle est l'attitude du public face à ce scrutin très hargneux ?' Stefan Grobe : 'Les candidats sont agressifs parce qu'ils parlent à un électorat très agressif, il y a beaucoup de colère ici. Les républicains sont en colère contre l'establishment. Si vous interrogez des électeurs républicains, ils vous disent que l'économie est sens dessus dessous, que le système de santé est désastreux, que l'Amérique a perdu son influence internationale et ne peut même pas battre l'Etat Islamique. Les démocrates aussi sont en colère. Les électeurs vous disent que l'économie n'est favorable qu'aux riches, que la classe moyenne a été détruite, en résumé, ils pensent qu'Obama n'a pas fait assez pour que le pays aille de l'avant. Et à cause de cette colère des deux côtés, on a assisté aux larges succès de Bernie Sanders et Donald Trump.

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