Alain Vidalies, le ministre chargé des Relations avec le Parlement, a réaffirmé dimanche sa volonté de mener à bien le programme de transparence de la vie politique provoqué par l’affaire Cahuzac.

Alain Vidalies a clairement évoqué sa vision du poste de ministre, dimanche lors d’une interview avec nos confrères du Parisien. "Un ministre, ça ferme sa gueule ou ça démissionne ", a-t-il en effet déclaré faisant référence à un coup de gueule de Jean-Pierre Chevènement en 1983. Quelques jours après la présentation des mesures pour la transparence des élus, le ministre chargé des Relations avec le Parlement a ainsi exprimé une pensée sans concession.

Alors que la moralisation de la vie politique ne fait pas l'unanimité, tant à droite qu'à gauche, le ministre a également tenté d'assoir son autorité. Alain Vidalies souhaite que les parlementaires publient à leur tour leurs patrimoines. "On ne fera pas forcément à l'identique pour les élus ce qui a été fait pour les ministres", a-t-il expliqué. Et alors que plusieurs consultations parlementaires ont été prévues, cette publication s'annonce déjà houleuse.

Vers un Parlement irréprochable ?

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Quant au conflit d’intérêts, la volonté de rendre incompatible certaines professions avec la fonction d’élu a été confirmée par le rapporteur qui explique l’objectif du texte prévu : "éviter qu'on puisse exercer en même temps une fonction parlementaire et une fonction professionnelle de conseil, comme l'a fait Jean-François Copé, ce qui avait beaucoup choqué". Le président de l'UMP a d’ailleurs annoncé lundi qu’il n’exercera plus sa profession d’avocat.

 

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