Dans la course à la primaire des Républicains, la présidente de la région Ile-de-France a fait son choix : Alain Juppé plutôt que Nicolas Sarkozy. Un choix qui peut surprendre de la part d'une ancienne sarkozyste.

Un soutien de plus pour Alain Juppé dans la course à la primaire pour l'élection présidentielle de 2017. Dans Le Figaro mardi, Valérie Pécresse a apporté officiellement son soutien au maire de Bordeaux, indiquant qu'il "sera un président fort".

"Alain Juppé a deux atouts majeurs : le premier, c'est qu'il a dit qu'il ne ferait qu'un seul mandat, il sera totalement libéré de ce désir de plaire, de séduire qui hante tous ceux qui veulent être réélus", a estimé la présidente de la région Ile-de-France. "Son deuxième atout, c'est qu'il a dit qu'il ferait des ordonnances dès l'été", a-t-elle insisté, se disant "persuadée que les réformes se font dans les trois premiers mois". "Aujourd'hui, mon choix, c'est le choix de la bonne personne à la bonne place, c'est la question de qui est l'homme de la situation pour la France. Ma réponse est claire : c'est Alain Juppé qui sera le président fort et respecté."

"Nicolas Sarkozy a choisi de ne pas me répondre"

Un choix qui peut surprendre de la part de celle qui a été pendant longtemps une fidèle sarkozyste, puis filloniste. Mais Valérie Pécresse a expliqué avoir envoyé, début septembre, une lettre détaillant sa "vision de la France" à tous les candidats de la primaire, mais que seuls "six candidats" lui avaient répondu. "Nicolas Sarkozy a choisi de ne pas me répondre", a-t-elle précisé.

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Quoi qu'il en soit, Valérie Pécresse est un soutien de poids pour Alain Juppé. Pourquoi ? Parce que depuis décembre 2015, elle est la présidente de la région Ile-de-France, la plus grande d'Europe. Sur BFMtv, l'éditorialiste Bruno Jeudy a détaillé l'ampleur de ce soutien : "C'est l'élue qui a réuni le plus de suffrage sur son nom, elle a donc pris du poids dans son positionnement politique à droite. Elle a été capable de faire le rassemblement dans sa région. Elle a un beau parcours, elle a été ministre... et puis il n'y a pas beaucoup de femmes dans cette campagne, dans aucune des équipes."

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