Jean Charbonnel est décédé jeudi à Paris à l'âge de 86 ans. Cet ancien ministre gaulliste et maire de Brive-la-Gaillarde (Corrèze) était un "homme de conviction", a soutenu François Hollande dans un communiqué qui lui rend hommage.

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Agé de 86 ans, l'ancien ministre gaulliste Jean Charbonnel est mort jeudi à Paris. Dans un communiqué, François Hollande a tenu à rendre hommage à cet "homme de conviction". S'il a rappelé que Jean Charbonnel était "une figure du gaullisme", il a précisé qu'il avait "cherché à donner une vision sociale au mouvement auquel il appartenait".

Jean Charbonnel a été secrétaire d'Etat aux Affaires étrangères en 1966, puis ministre du Redressement industriel entre 1972 et 1974. Jugeant sévèrement les héritiers de la pensée du fondateur de la Vème République, en particulier Jacques Chirac, il a notamment démissionné en 1990 du RPR, l'ancêtre de l'UMP. Il dénonçait alors sa "droitisation" depuis les années 1970.

Sa rivalité avec Jacques Chirac

Jacques Chirac et lui étaient tous les deux des élus du département de la Corrèze, ils s'étaient ainsi livré à une rivalité "homérique", à en croire l'AFP. Jean Charbonnel avait été député de la deuxième circonscription (Brive) à trois reprises, entre 1962 et 1993, et maire de la ville de  Brive-la-Gaillarde (Corrèze) entre 1966 et 1995.

L'affaire Robert Boulin

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Outre ses fonctions officielles, Jean Charbonnel s'était fait remarquer en affirmant que la mort de l'ancien ministre du Travail Jean Boulin était d'origine criminelle. Selon la thèse officielle, Robert Boulin, qui était pressenti pour Matignon, s'est suicidé en absorbant des barbituriques. Cependant Jean Charbonnel n'était pas du même avis. Ce dernier avait en effet affirmé, en 2009 au micro de France Inter, qu'il n'avait "plus de doute, il a été assassiné". Mis en cause dans une affaire immobilière, Robert Boulin avait été retrouvé mort dans l'Etang rompu de la forêt de Rambouillet.

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