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Ce mercredi, les chefs d'Etat de 26 pays d'Afrique de l'est et du sud, doivent signer un traité de libre échange englobant la moitié orientale du continent. Les responsables de ces pays sont réunis en Egypte à Charm el-Cheikh pour un sommet qui couronne cinq ans de négociations, un sommet pour accoucher de la 'Tripartite' : un grand marché commun créant un cadre pour aller vers des tarifs douaniers préférentiels, et dynamiser le commerce dans le continent. 'C'est un point de repère, explique Francis Mangeni, directeur du commerce, des douanes et des affaires monétaires, au COMESA, Marché commun de l'Afrique orientale et australe. C'est un jalon dans l'histoire de l'Afrique parce que vous allez maintenant avoir une zone de libre échange, un espace économique unique couvrant la moitié de l'Afrique, un fait sans précédent.' C'est un enjeu important pour cette partie du continent, car les échanges commerciaux entre pays d'Afrique ne sont que de 12%, contre 70% entre pays européens. 'La coopération économique entre les pays d'Afrique rencontre encore beaucoup de difficultés, explique notre envoyé spécial Mohammed Shaikhibrahim, notamment à cause des infrastructures de ces pays, en particulier dans le domaine des transports, des télécommunications et de l'énergie.'
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Nouvelle journée de mobilisation ce mardi au Burundi. Plusieurs centaines de manifestants, essentiellement des jeunes, sont redescendus dans les rues pour dire non à un éventuel troisième mandat du président Pierre Nkurunziza. La motivation des protestataires semblent intacte, en dépit des menaces du pouvoir. Les autorités ont récemment fait savoir que les manifestants '(seraient) traités comme des putschistes' - référence aux militaires qui ont tenté la semaine dernière un coup d'état, avant d'être pour la plupart arrêtés. Urgence humanitaire L'instabilité de la situation à Bujumbura a entraîné la fuite de milliers de Burundais, ces dernières semaines... Des réfugiés installés provisoirement dans des camps dans les pays voisins, notamment ici en Tanzanie. 'Jusque là, on estime à 64 000, le nombre de Burundais qui ont fui leur pays', estime le docteur Allen Gidraf Kahindo Maina, représentant du Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (UNHCR). 'Il y a déjà beaucoup de monde et cela risque de s'amplifier, ajoute-t-il, car il y a encore beaucoup de gens qui attendent à la frontière. Donc c'est vrai que c'est une situation d'urgence assez aiguë'. Suggestion de report des élections Sur un plan politique, des élections législatives sont censées se tenir dans une semaine au Burundi. Plusieurs pays de la région, regroupés au sein de la Conférence internationale de la région des Grands lacs (CIRGL) ont préconisé un report de ce scrutin ainsi que la présidentielle prévue le mois prochain. L'Union européenne a également estimé ce mardi qu'un report des élections était 'indispensable, dans les limites constitutionnelles'.
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Les Nigérians sont appelés aux urnes ce samedi pour choisir leur président et élire leurs représentants au parlement. Le scrutin s'annonce serré entre le président sortant, Goodluck Jonathan, et son principal adversaire : l'ancien général Muhammadu Buhari. En 2011, leur confrontation électorale avait tourné à l'affrontement sanglant dans les rues du Nigeria. Un millier de personnes étaient alors décédées dans ces violences. Pour éviter que le scénario de 2011 ne se reproduise, les deux candidats ont signé un pacte de non-violence et se sont engagés à accepter les résultats des élections, quels qu'ils soient. Goodluck Jonathan a exhorté ses concitoyens et le monde politique à faire preuve de maturité politique pour que le pays le plus peuplé d'Frique serve d'exemple aux démocraties émergentes. 'Il faut que, tous autant que nous sommes : chefs de partis politiques, opposants, membres de partis politiques, sympathisants, militants politiques ou simples électeurs, nous ayons tous conscience que le monde entier nous regarde', a-t-il déclaré. Le spectre de ces violences politiques est loin d'être la seule menace qui plane sur ce scrutin. Boko Haram a promis de perturber les élections, en représailles aux opérations militaires menées à son encontre dans le nord-est du pays. Les insurgés islamistes viennent d'ailleurs de prêter allégeance au groupe Etat Islamique. Les élections étaient initialement prévues le 14 février. Elles avaient été reportées de six semaines, officiellement en raison de l'opération militaire régionale pour lutter contre Boko Haram. Pour parler de ces élections présidentielle et législatives sous haute tension au Nigeria, nous avons interrogé Mohammed Benhammou, le président de la FAES, la Fédération Africaine des Etudes Stratégiques, depuis Rabat au Maroc. Faïza Garah, euronews 'Après avoir été reportées, ces élections ont enfin lieu, mais Boko Haram a juré de les saboter, le groupe islamiste a-t-il des chances de réussir ?' Mohammed Benhammou, président de la Fédération Africaine des Etudes Stratégiques 'Je ne crois pas que Boko Haram puisse saboter les élections. Il est certain qu'ils ont réussi plus ou moins à entraver ces élections, en particulier dans le nord du pays, mais je ne pense pas qu'ils réussissent à les empêcher. Il est vrai que la sécurité de ces élections est menacée, Boko Haram pourrait tenter d'empêcher les électeurs d'aller voter en menant des actions terroristes, notamment dans le nord, mais je ne pense pas qu'il puisse stopper l'élection au niveau global'. Faïza Garah, euronews 'Les autorités nigérianes sont elles en mesure d'assurer la sécurité de ce scrutin ?' Mohammed Benhammou, président de la Fédération Africaine des Etudes Stratégiques 'Les autorités nigérianes ont pris des mesures exceptionnelles en fermant les frontières terrestres et maritimes. Et elles ont interdit la circulation des véhicules, à l'exception des véhicules officiels. Elles ont aussi encerclé certains fiefs de Boko Haram'. Faïza Garah, euronews 'De nombreuses personnes ont fui leur région sous la menace de Boko Horam. Ces déplacés pourront-ils voter ?' Mohammed Benhammou, président de la Fédération Africaine des Etudes Stratégiques 'Il y a un grand nombre de déplacés. Ils sont désormais plus d'un million et demi. La commission électorale fait tout ce qu'elle peut pour résoudre ce problème. Mais je pense que c'est un objectif très difficile à atteindre et, par conséquent, ces élections seront peut-être entachées d'irrégularités. Cela pourrait avoir des répercussions sur les résultats et entraîner des violences après le scrutin comme en 2011'. Faïza Garah, euronews 'Le président sortant , Goodluck Jonathan, est-il favori de cette élection présidentielle ?' Mohammed Benhammou, président de la Fédération Africaine des Etudes Stratégiques 'Non, on ne peut pas dire qu'il en soit le favori. Les sondages de février dernier ne lui étaient pas favorables car il a échoué sur le plan de la sécurité et dans la lutte contre Boko Haram, ainsi que dans d'autres dossiers'.
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Plusieurs chefs d'Etat ouest-africains se sont réunis à Ouagadougou pour tenter de mettre en place la transition au Burkina Faso. Les présidents ghanéen, sénégalais et nigérian jouent les médiateurs. Rien n'a filtré de leur rencontre avec le lieutenant-colonel Isaac Zida, nouvel homme fort du pays, qui s'est engagé à rendre le pouvoir aux civils d'ici quinze jours sous la pression internationale. Les médiateurs ont aussi rencontré les leaders de l'opposition. 'S'il n'y a pas de solution dans les dix à quinze prochains jours, les gens vont de nouveau manifester. Ceux qui sont morts pendant les manifestations ne doivent pas être morts pour rien. Mais nous pensons que quelque chose va se passer d'ici quelques jours', affirme Rose-Marie Compaoré, membre d'un parti d'opposition. Les dirigeants d'Afrique de l'Ouest affirment avoir mis en garde Blaise Compaoré contre la tentationde modifier la Constitution pour briguer un nouveau mandat en 2015. Ce sont en effet les manifestations de masse contre le projet de révision constitutionnelle qui ont débouché, la semaine dernière, sur la démission duprésident burkinabè après 27 ans au pouvoir.
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En Afrique du Sud la victoire est acquise pour l'ANC, au pouvoir. Deux jours après les législatives, les premières depuis la mort de Nelson Mandela, le parti du président Jacob Zuma est donné...
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Le Nigéria est devenue la plus grande économie du continent africain. Le pays est fondamental pour l’avenir de l’Afrique et a le potentiel pour devenir une puissance économique mondiale. Mais...
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La présidente centrafricaine s’est rendue dans un camp de déplacés dans la banlieue de la capitale. Ancienne maire de Bangui, désignée par le Conseil national de transition pour diriger le...
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Les forces armées de la République Démocratique du Congo ont repoussé hier une série d’attaques ayant ciblé Kinshasa notamment le siège de la télévision nationale, l’aéroport et...
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Le président réélu du Zimbabwe a prêté serment ce jeudi dans un stade bondé de la capitale, Harare. A 89 ans, Robert Mugabe repart pour un mandat de cinq ans. C’est son sixième mandat...
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Le président américain a conclu hier son séjour en Afrique du Sud en se rendant dans un centre social pour séropositifs mis en place par Desmond Tutu. L’ancien archevêque anglican du Cap et Prix Nobel de la Paix est une figure très respectée dans la nation arc-en-ciel. Le chef de la Maison...
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