Le maire PS de Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines), Philippe Esnol, a déclaré ce mercredi vouloir quitter le parti de gauche. Ce sénateur ne se retrouve plus dans les paroles et les actes du Parti Socialiste.

© CC / philippe-esnol.fr

"Le Pen rigole et engrange. Pitoyable sur toute la ligne". C’est la pensée du sénateur PS Philippe Esnol sur la position de François Hollande dans l’affaire Leonarda. Maire de Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines), il a décidé mercredi de claquer la porte du Parti Socialiste pour rejoindre le Rassemblement démocratique social européen (RDSE), composé majoritairement d’élus du Parti radical de gauche (PRG).

Ce successeur de Jean-Paul Huchon à la mairie de Conflans n’est plus en adéquation avec certains représentants du PS et notamment Harlem Désir. "J'ai été consterné par les déclarations irresponsables sur la reconduite de Leonarda et de sa famille.", a-t-il déclaré au Parisien, en référence aux propos du premier secrétaire socialiste sur cette affaire.

Il a par ailleurs considéré le comportement du PS dans ce dossier comme "indigne" et "nul" dans sa globalité.

Trois jours auparavant, Philippe Esnol avait déjà tenu sur Twitter des propos récalcitrants à l'égard du PS et de Jean-Luc Mélenchon. "Seul objectif de Mélenchon et (des) irresponsables PS : flinguer Valls , quelle pitié! Mort aux cons", avait-t-il alors tweeté.

"Un parti d’apparatchiks"

La seule personne épargnée dans cette sortie de Philippe Esnol se trouve être le ministre le plus à droite du PS, Manuel Valls. "Les Français, heureusement, ne s’y trompent pas et continuent de faire confiance au ministre de l’Intérieur qui mène une politique claire et ferme qui contraste avec le flou caractérisant l’action gouvernementale.",a-t-il affirmé au quotidien Metronews. Une déclaration plutôt étonnante pour un homme qui souhaite rejoindre les élus du PRG.

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Le sénateur a décidé de quitter le Parti Socialiste à la façon de Lionel Jospin en 2002. "J’en tire toutes les conséquences en quittant ce parti d’apparatchiks incapables de se faire élire localement", a-t-il dit avant de critiquer un parti qui "s’autorisent à donner à tout le monde des leçons de morale empreintes de pathos sentimental et victimaire pour mieux servir leurs intérêts personnels."

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