Moins d’une semaine après le décès de Clément Méric, le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, a annoncé son intention de dissoudre les groupuscules d’extrême droite.

Le gouvernement engage une bataille contre les groupuscules nationalistes. Jean-Marc Ayrault a en effet annoncé mardi à l’Assemblée qu’il lançait une procédure visant à dissoudre des groupes d’extrême droite. Quelques jours après le décès du jeune Clément Méric au cours d’une rixe l’opposant à des skinheads, le Premier ministre a ainsi décidé d’interdire Troisième Voie, un mouvement proche d’Esteban Morillo, le principal suspect dans l’affaire Méric, et dirigé par le skinhead Serge Ayoub. Ce dernier serait par ailleurs à la tête des Jeunesses nationalistes révolutionnaires (JNR), un groupuscule considéré comme le service d’ordre de Troisième Voie.  Et alors que dès samedi le Premier ministre avait engagé une procédure similaire à l’encontre des JNR, il a prévenu que "la même phase contradictoire sera également engagée pour le groupe Troisième Voie et pour tous les groupes associations et groupements d’extrême droite contraires aux valeurs et aux lois de la République ".

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La dissolution décidée dès le 26 juin ?"On n’avait pas le droit de brutaliser jusqu’à la mort" ce jeune militant antifasciste, a déclaré le chef du gouvernement dans l’Hémicycle avant d’ajouter : "le gouvernement est déterminé à agir (…) je fais toute confiance à la justice pour que les auteurs soient condamnés sévèrement". Pour ce faire, Jean-Marc Ayrault compte notamment s’appuyer sur l’article 212.1 du Code de la sécurité intérieure relatif aux  mouvements appelant à la "discrimination, la haine, la violence envers une personne ou un groupe de personnes".  Selon les informations du Parisien, cette dissolution pourrait être décidée lors du Conseil constitutionnel des ministres prévu le 26 juin prochain.  

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