Malgré les critiques de son propre camp, le numéro 3 de l’UMP maintient ses propos selon lesquels la politique de la ministre de la Justice "aggrave" les affaires semblables à celles du meurtre de la petite Chloé la semaine dernière à Calais.

Laurent Wauquiez persiste et signe. Invité du Grand Jury dimanche, le premier secrétaire de l’UMP a réaffirmé les propos qu’il a tenus jeudi dernier. Au lendemain du meurtre de la petite Chloé à Calais, enlevée, violée et étranglée par un récidiviste polonais, le numéro 3 du parti d’opposition avait estimé que cette affaire posait "la question de la politique de remise de peine et de réductions automatiques de Mme Taubira". "Par sa circulaire, la garde des Sceaux a incité à renforcer ces allégements. Ce prédateur en a-t-il bénéficié", avait-ajouté avant de poursuivre : "de tout évidence, la politique du gouvernement est à rebours de nos besoins. Mme Taubira fait du désarmement pénal, (tandis que) les Français attendent du réarmement pénal". Des propos qui avaient provoqué une vague d’indignation au sein de la majorité mais également de l’opposition.

Le meurtre de Chloé "n’a rien à voir" avec la politique de Christiane Taubira

Plusieurs voix s’étaient en effet élevées au sein de son propre camp pour condamner les mots de Laurent Wauquiez. "La récupération politique qui est fait par certains est indigne", avait regretté l’ancien ministre Bruno Le Maire au cours d’un entretien accordé à l’Association de la presse étrangère (APE).  "Les propos à l'emporte-pièce, les condamnations faciles des uns ou des autres, la mise en cause personnelle, c'est totalement déplacé dans ce genre de circonstances et même je trouve cela indigne et pas respectueux de la peine de la famille de Chloé ou de tous ceux qui l'ont connue", avait-il ajouté sans clairement citer son collègue Laurent Wauquiez. Le meurtre de Chloé "n’a rien à voir" avec la politique pénale de Christiane Taubira, a quant à elle martelé Valérie Pécresse sur Radio J.

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Des critiques qui n’ont pas empêché Laurent Wauquiez d’en remettre une couche. "La question que j’ai posée et que je maintiens, c’est : Est-ce que la politique menée par Christiane Taubira permet de répondre à ce problème ou est-ce que ça risque d’aggraver les choses", a-t-il déclaré dimanche. De quoi nourrir la polémique.

Vidéo sur le même thème : La droite a-t-elle raison de s'en prendre à la Garde des Sceaux ?

 

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