L’ancien président de la République a été convoqué vendredi par la police à une audition libre dans le cadre de l’enquête portant sur le financement illégal de sa campagne de 2012.

Nicolas Sarkozy a été entendu par la police judiciaire, vendredi, dans le cadre de l’affaire Bygmalion. Il a été convoqué à une audition libre qui fait suite à l’enquête portant sur le financement illégal de sa campagne présidentielle de 2012, rapporte le journal le Monde. Si l’ancien président de la République clame son innocence, les juges tentent, eux, de vérifier ses dires.

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L’enquête porte sur plus de 18 millions de fausses factures. Celles-ci auraient servi à couvrir le dépassement du plafond légal des frais de campagne de Nicolas Sarkozy (22,5 millions d’euros), et notamment à organiser ses meetings. Elles ont été adressées à l’UMP par la société Event & Cie, une filiale de Bygmalion.

Au total, 13 personnes sont poursuivies dans le cadre de cette affaire

Le patron des Républicains n’est toutefois pas le seul mis en examen dans cette affaire. Au total, 13 personnes sont aujourd’hui poursuivies pour "faux, usage de faux", "abus de confiance" ou "tentative d’escroquerie", dont Eric Cesari, ex-directeur général de l’UMP, Guillaume Lambert, l’ancien directeur de campagne de Nicolas Sarkozy et Jérôme Lavrilleux, directeur adjoint de la campagne de 2012.  

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Ce dernier, exclu de l’UMP en octobre dernier après avoir reconnu avoir eu recours à un système de fausses factures, avait déclaré lors d’une interview accordée au Supplément sur Canal + : "Je ne vois pas comment (Nicolas Sarkozy) ne pourrait pas connaître" la société de Bygmalion. Pourtant, il avait ensuite assuré "ne pas avoir informé" le président-candidat de l'existence de la fraude "afin de le protéger". Nicolas Sarkozy assure par ailleurs n’avoir pris connaissance de cette société que "longtemps après la présidentielle".

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