Dimanche, l’eurodéputée a implicitement pointé la responsabilité du maire de Meaux dans l’affaire Bygmalion.

Selon Nadine Marano, Jean-François Copé est responsable de l’affaire Bygmalion et du tollé qu’elle a provoqué au sein de l’UMP. Sur le plateau d’i>Télé dimanche, l’ex-ministre a en effet estimé : "Si à l’UMP nous avions une équipe différente, sans doute nous n’aurions pas eu l’affaire Bygmalion".

Cette dernière concerne les comptes de la dernière campagne de Nicolas Sarkozy : la justice soupçonne une surfacturation de dépenses au profit d’une société d’évènementiel appartenant à des proches du maire de Meaux. Aussi, le nom de l’ancien président de la République s’y est retrouvé mêlé, ce que déplore Nadine Morano. "Pardon de le dire, mais l’affaire Bygmalion c’est quand même pas ceux qui sont proches de Nicolas Sarkozy qui l’ont amenée à l’UMP", a-t-elle souligné. Se défendant de faire un "procès d’intention" ou de "s’ériger en procureur", l’eurodéputée a ensuite poursuivi en expliquant : "Je dis simplement que quand  vous avez vos proches aux affaires (…) vous avez un peu plus confiance quand vous laissez le trousseau de clés à  quelqu’un en qui vous pouvez avoir confiance".

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Nicolas Sarkozy doit s’entourer de "gens fiables"Et alors que Nicolas Sarkozy n’a toujours pas annoncé ses intentions pour 2017, Nadine Morano a insisté sur la nécessité de constituer autour de lui une équipe de "gens fiables". Et celle-ci de rappler : "Je constate qu’en 2007, lorsque (Nicolas Sarkozy) a gagné les élections présidentielles, Christian Estrosi était candidat à la présidence du groupe UMP à l’Assemblée nationale. On lui a demandé gentiment de se retirer et Jean-François Copé est devenu président de l’UMP en ayant été d’abord secrétaire général".  

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Mais si Nadine Morano prend ses distances avec Jean-François Copé, elle semble cependant oublier qu’elle lui a elle-même témoigné son soutien en 2012 lors de la course à la présidence de l’UMP.

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