L’ancien directeur de cabinet de Jean-François Copé assure qu’il "ne voit pas comment" le président de l’UMP aurait pu "ne pas connaître" la société Bygmalion.

Selon lui, Nicolas Sarkozy savait pour l’affaire Bygmalion. Depuis qu’il a quitté son poste de directeur de cabinet de Jean-François Copé à l’UMP, Jérôme Lavrilleux n’en finit pas de charger ses anciens collègues. "Si on m’exclut de l’UMP, je parlerai", avait-il d’ailleurs prévenu. Dernier ténor dans son viseur : Nicolas Sarkozy.

"Je ne vois pas comment il ne pourrait pas connaître"

Plusieurs mois après l’éclatement de cette affaire portant sur le dérapage des comptes de campagne de Nicolas Sarkozy en 2012, Jérôme Lavrilleux a déclaré dimanche sur le plateau du Supplément de Canal+ : "Je ne vois pas comment il ne pourrait pas connaître" cette société. Le numéro 2 de la campagne présidentielle du "champion de la droite" faisait alors écho à un meeting de Nicolas Sarkozy à Vélizy (Yvelines) et au cours duquel ce dernier s’est trompé disant "Pygmalion".

Une version qui semble corroborer celle de Jérôme Lambert, l’ancien directeur de campagne de Nicolas Sarkozy. En juin dernier, Le Figaro révélait en effet qu’il avait écrit au parquet de Paris pour l’informer que l’actuel président du parti était au courant de la dérive des dépenses de campagne tout comme Jean-François Copé. Un SMS du 28 avril 2012 envoyé par Jérôme Lavrilleux à Guillaume Lambert  prouverait même que les deux étaient au courant.

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Plus récemment, au début du mois dernier, Franck Attal, l’ex-directeur d’Event & Cie (filiale de Bygmalion en charge des meetings de Nicolas Sarkozy) affirmé à la justice qu’il avait prévenu l’équipe de l’ex-chef d’Etat de "surcouts" pendant la campagne de 2012. Toujours selon le prestataire, les responsables de la campagne de l’ancien président lui répondaient alors de continuer.

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