Les enregistrements secrètement réalisés par Patrick Buisson ont plongé Nicolas Sarkozy dans une colère noire. "Furieux" d’avoir été trahi de la sorte par son ancien conseiller, l’ex-président a même décidé de d'attaquer en justice.

©AFP

L’affaire Buisson fait actuellement grand bruit. Des enregistrements réalisés à l’insu de Nicolas Sarkozy par son ancien conseiller à l’Elysée ont en effet été dévoilés cette semaine. Et si les politiques de tous bords sont rapidement montés au créneau pour critiquer ces méthodes, l’ancien président n’a pas non plus manqué de réagir. Retrancher dans son bureau de la rue de Miromesnil à Paris, l’ex-chef d’Etat a fait savoir ce jeudi par la voix de ses avocats qu’il allait attaquer en justice celui qui l'a trahi. Un référé (procédure d’urgence) sera "prochainement" déposé au tribunal de grande instance de Paris, ont ainsi annoncé Mes Thierry Herzog et Richard Malka dans un communiqué avant d’ajouter : Nicolas Sarkozy et son épouse "ne peuvent en effet accepter que des propos, tenus à titre privé, aient été enregistrés et soient diffusés sans leur consentement, la protection du secret des conversations privées constituant par ailleurs l’un des fondements d’une société démocratique".

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"Si tout ça est vrai, on ne se verra plus"Selon le Point qui cite ses proches, l’ancien locataire de l’Elysée serait "furieux" d’avoir été berné de la sorte par Patrick Buisson. D’autant que lorsque la rumeur a éclaté et donc, avant que les enregistrements ne soient dévoilés, Nicolas Sarkozy l’a convoqué à son bureau pour lui laisser une chance de s’expliquer. "L’ex-directeur du journal d’extrême droite ‘Minute’, lui a juré les yeux dans les yeux que tout était faux et indiqué qu’il comptait porter plainte", rapporte Le Parisien. Le quotidien précise par ailleurs ce que l’ancien président aurait lâché à son "ami" : "si tout ça est vrai, on ne se verra plus". Et même si Patrick Buisson reconnaît aujourd’hui avoir enregistré Nicolas Sarkozy mais uniquement pour que ces bandes l’aident ensuite dans son travail, on imagine bien que cela n’a pas suffi à calmer la colère de l’ex-chef d’Etat. Optant toujours pour la même réserve qui le suit depuis sa défaite en 2012, l’ancien président ruminerait donc à l’ombre. "Confucius disait que le silence est un véritable ami qui, lui, ne trahit jamais",  a d’ailleurs résumé son ami Brice Hortefeux dans les colonnes du Parisien.

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