Nicolas Sarkozy qui était inculpé pour "abus de faiblesse" dans l’affaire Bettencourt ne sera pas renvoyé devant le tribunal correctionnel. L’ancien chef de l’Etat était soupçonné d’avoir reçu de l’argent de la part de la milliardaire pour sa campagne présidentielle de 2007.

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Dans l'affaire Bettencourt, Nicolas Sarkozy est passé du statut de témoin assisté pour ensuite être mis en examen. Aujourd’hui il bénéficie d’un non-lieu. Les juges d'instruction en charge du dossier, Jean-Michel Gentil et Valérie Noël, trouvent les charges contre l’ex-président trop ténues pour motiver son renvoi devant une juridiction.

Au total, ils étaient onze à être mis en examen. Seul Nicolas Sarkozy ne comparaîtra pas devant le tribunal. En effet, les dix autres personnes, dont l’ancien ministre Eric Woerth ou encore François-Marie Banier, devront se présenter au tribunal correctionnel courant 2014.

Un code pénal respecté à la lettre

Nicolas Sarkozy était pourtant pointé du doigt dans cette affaire. Il apparaissait comme le "cerveau" concernant le financement de sa campagne présidentielle, selon le procès-verbal du 27 mars dernier. Cependant, les juges, qui ont suivi le code pénal à la lettre, estiment ne pas avoir assez de preuves contre lui. Concernant les abus de faiblesse, le texte stipule une "particulière vulnérabilité" de la victime. De plus, les pressions graves et réitérées aux victimes doivent être démontrées. Autant d'éléments qui, pour les juges, ne sont pas réunis.

Toujours dans le viseur de la justice

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L’ex-président n’est néanmoins pas tout à fait sorti d’affaire. Jeudi dernier, trois juges ont été autorisés à enquêter sur lui dans l’affaire Karachi. Il s’agira de déterminer si Nicolas Sarkozy a été complice d’une violation du secret de l’instruction. Cependant, l’ex chef d’Etat n’est pas judiciairement mis en cause dans cette affaire.